C’est ce que l’on appelle dans la langue de Shakespeare, un running gag. Un peu comme un mauvais garçon à l’école qui visite le bureau du dirlo à répétition, toute la classe s’esclaffe. En effet, le Golden Gate Yacht Club (GGYC) a décidé de saisir les tribunaux américains d’une sempiternelle requête dans le but d’examiner les règles édictées par le tenant du titre, c’est-à-dire a société nationale de Genève (SNG), principalement en ce qui concerne le choix du lieu où doit se tenir la prochaine édition de la Cup. Le GGYC allègue que ce choix n’est pas conforme à l’acte de donation.
Les américains sont mécontents du choix de Ras al-Khaimah aux Émirats Arabes Unies comme ville hôte du duel avec Alinghi en février prochain. Ils affirment que cette ville comporte des risques pour la sécurité et que de plus, elle n’offre pas les caractéristiques d’un « plan d’eau océanique ouvert ».
Pendant que le GGYC et la SNG enrichissent les cabinets d’avocats de New-York et d’ailleurs, le site internet Course au Large rapportait dans sa livraison d’hier que les meilleurs professionnels de la voile au monde ont mis sur pied une association qui s’appellera la WSTA (World Sailing Team Association). Ce regroupement sponsorisé par la prestigieuse entreprise Louis Vuiton organisera des régates mettant en vedette les anciennes équipes ayant pris part à la Louis Vuiton Cup. K-Challenge (France), BMW Oracle Racing (USA), Emirates Team New Zealand, Mascalzone Latino (Italie). Elle accueille également de nouveaux venus comme Team Artemis (Suède), Team Synergy (Russie), Team French Spirit (France) et Joe Fly Italia (Italie). Il est aussi question que plusieurs autres équipes se joignent à cette initiative dans les semaines et les mois à venir.
Parallèlement, toujours selon Course au Large, on apprenait cette semaine que des rumeurs inquiétantes courent sur le fait que des défauts structurels graves seraient apparus sur le catamaran Alinghi V. Le journal britannique the Guardian rapporte quant à lui que le bateau aurait été sérieusement endommagé lors d’un entraînement de routine. « Des observateurs ont signalé que la poutre en fibre de carbone qui va du centre de la poutre transversale principale jusqu’à la poutre arrière côté tribord se serait fracturée par seulement 9 nœuds de vent et mer calme. Suite à l’incident, l’équipage a affalé les voiles et le catamaran a été remorqué jusqu’à sa base où il a été démâté ». Évidemment, on s’empresse aussi de démentir ces rumeurs. Mais il n’y a pas de fumée sans feu. Et comme on dit par chez nous, « quand ça va mal, ça va mal » !
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