
Après les coursiers de Sylvain Lévesque et Philipe Laville, voilà qu’un autre projet de mini 6.50 voit le jour. Le prototype conçu, dessiné et entièrement construit au Québec devrait être mis à l’eau vers la fin de juillet ou au début d’août. C’est le skipper Nicolas Gibault qui en est l’initiateur.
Ce québécois d’origine française est d’ailleurs loin d’être un néophyte dans le domaine de la voile. Cumulant beaucoup de milles nautiques au compteur, Nicolas Gibault se décrit comme un « voileux » qui bourlingue depuis l’âge de 8 ans. « Ayant débuté sur optimiste, j’ai commencé la régate sur un Moth. Vu ma grandeur, Le laser était plus approprié. Après un an, j’ai par contre bifurqué sur le 420 » de dire le skipper d’Ottoburn park sur la rive sud de Montréal. 
L’homme a ensuite roulé sa bosse en participant à de multiples championnats de ligue, ainsi qu’à des championnats de France de 420. Il a par la suite récidivé en 470 où il a également pris part au Chrismath race Palamos ainsi qu’à divers championnats de ligue. « C’est vers l’âge de 16 ans que j’ai commencer le croiseur côtier sur Snake Gazoil(habitable de 5m80) » ajoute le skipper de 40 ans. Nicolas Gibault a aussi participé au Tour de France à la voile à deux reprises. Il compte un total cumulatif de 25 victoires à son actif dans les différentes catégories dans lesquelles il a évolué.
Il s’agit d’un autre projet de mini 6.50 à venir à terme. Les principaux intéressés ne cachent pas leur objectif de créer un classe de mini accréditée au Québec, au Canada et même en Amérique du nord. Deux bateaux flottent déjà au Québec et trois autres projets sont en phase d’être complétés sous peu. D’autres chantiers sont en cours en Ontario et dans la Nouvelle-Angleterre.
Il est clair qu’en plus de la mini-transat, les adeptes de cette classe de bateaux aimeraient bien prendre part à une compétition d’envergure internationale telle que la Transat Québec-Saint-Malo par exemple. Plusieurs ont manifesté leur intérêt pour ce genre de compétition. Cependant, rien n’est moins sûr quant à l’admissibilité de ce type d’embarcation. Car, étant donné la difficulté que comporte ce parcours ainsi que les risques pour la sécurité qui y sont associés, une telle décision ne se prendrait pas sans une sérieuse réflexion ainsi qu’une infrastructure d’accompagnement, ce qui, comme on le sait, serait fort coûteux. Un parcours côtier avec une randonnée dans le golfe du Saint-Laurent serait une solution peut-être plus envisageable.
Reste que la mise à l’eau de ces bateaux est une très bonne nouvelle pour le milieu québécois de la course au large. À terme, on pourrait tendre vers l’établissement d’un chapitre nord- américain de cette classe internationale considérée comme l’une des principales pépinières de navigateurs professionnels œuvrant en classes IMOCA en VOR ou en Multi 50.
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