
Crédit-photo: Pierre Morel
Il y a beaucoup plus de route ayant passé aujourd’hui sous les roues du véhicule du représentant de Voile en Ligne que d’eau sous les étraves des 98 participants à la course Jacques-Cartier. C’est même à se demander si mis bout à bout, les kilomètres parcourus par la flotte de la Course Jacques-Cartier excèdent ceux que nous avons fait pour nous rendre à Gaspé où nous sommes présentement.
Suite au départ de Cap à l’Aigle hier, nous avons pris la route de la péninsule ce matin, d’où le retard dans la livraison de notre article d’aujourd’hui. Ce qui ne nous a pas empêchés pour autant de glaner ça et là les informations qu’il était possible d’avoir. Incidemment, nous avons pu constater de visu le long de notre route sur le littoral nord de la magnifique Gaspésie, que le vent y allait de ses pires caprices.
Parmi la flotte de Cap-à -l’Aigle, ceux ayant pu passer l’Île rouge ont pu éviter le tapis roulant de la marée montante et accélérer. Les autres… C’est ce qui explique que la flotte s’est étiolée sur près d’une soixantaine de milles nautiques depuis hier. Georges Leblanc a été aperçu à 11h30 ce matin près de Mitis sur mer, environ dix milles devant Abino et Volte-Face. Les deux sisterships du Yacht-club de Québec naviguaient d’ailleurs toujours bord à bord et continuaient de se livrer une chaude lutte. Autour de 19h30 en soirée, le gros du peloton se trouvait autour de l’Île de Rimouski. Notons qu’une première casse a été rapporté Le Hunter 29 Aragon du skipper Robert Fortier a été contraint de se détourner vers Matane pour réparer un bris de moteur, n’ayant plus de quoi recharger ses batteries.
À Matane, le départ s’est fait dans une très faible brise. La flotte s’est considérablement dispersée et se trouvait aux Méchins à 19h00 ce soir. À l’instar de leur collègue de Cap-à -l’Aigle, elle avançait péniblement au près dans une faible brise d’environ cinq nœuds. La flotte des Îles de la Madeleine s’est quant à elle orientée vers la Nouvelle-Écosse selon les dires de l’agent de liaison de la Course Jacques-Cartier. Ils font eux aussi face à un léger mais éreintant norois de cinq nœuds, les forçant du coup à effectuer des bords de près.
La journée la plus difficile revient toutefois aux gens de la Baie des Chaleurs. Toujours à 19h00 ce soir, le groupe se trouvait dans les environs de Bonaventure. Ce retard important s’explique par une absence totale de vent pendant une bonne partie de la journée. La flotte qui devait d’ailleurs partir vers les 10h00 ce matin a plutôt pris le départ à 14h00 cet après-midi. Inutile de dire que les coureurs tapaient du pied…  Et dire que Jacques Cartier avait mis à peine un peu plus de trois semaines pour rejoindre Gaspé lors de son voyage initial…
 Nous n’avons pas de relevés de positions. Nous tenterons de vous revenir avec d’avantage d’informations sur ce sujet demain.











