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La délégation canadienne s’est illustrée cette semaine à Melbourne en Australie dans le cadre de la première étape du championnat mondial de l’ISAF qui se tenait du 14 au 19 décembre. Lors du Sail Melbourne, les canadiens Michael Leigh et Paul Tingley ont remporté l’épreuve dans leur classe respective au terme d’une semaine de compétitions marqué par de multiples rebondissements.
D’entrée de jeu, les vents et le plan d’eau ont causé des maux de tête autant aux organisateurs qu’aux coureurs, qui eux, sont passé par toute la garde-robe. Ces derniers ont eu à composer par moment avec des bourrasques parfois très fortes ou encore, des trous sans vent qui jouaient avec leurs nerfs, mais mentionnons que de manière générale, les conditions furent excellentes sur un site de compétition qui de par sa nature même, n’avait rien de facile. Â
Mais revenons aux canadiens qui ont offert une superbe prestation. Michael Leigh tirait de l’arrière par quatre points sur l’Américain Clay Johnson au terme des huit rondes de qualification. Le Britanno-Colombiens a eu la chance de voir de superbes conditions de mer être réunies pour la finale, un schéma qu’il affectionne particulièrement et dans lequel il est reconnu pour performer. Ayant effectué un magnifique départ, Michael Leigh a étalé ses forces de tacticien pour surprendre son adversaire au dernier point de passage.
« Ce fût un véritable jeu de chat et de souris. C’est drôle mais Clayton (Johnson) et moi avons challengé davantage avant le départ. On s’est fait un petit match-race et lors de l’échange, il a pris la gauche et moi la droite. Et alors, vous savez le reste… Je ne pouvais avoir une meilleure performance pour la ronde des médailles. Je suis extrêmement heureux et satisfait. La compétition a été serrée jusqu’à la fin et il n’est pas étonnant que ça se soit décidé au dernier moment » de dire le principal intéressé.
Paul Tingley en remet…
De son côté, Paul Tingley a aussi fait m
ontre de sa supériorité en 2.4m. Plus ça va et plus Tingley devient dominant dans cette discipline sur le plan international. Néanmoins, à l’instar de son collègue Michael Leigh, Tingley tirait lui aussi de la patte à certains moments des rondes qualificatives. Il s’est cependant repris de belle façon. Et est revenu chercher son adversaire à la tout fin.
« C’était fameux aujourd’hui » de dire un Paul Tingley aux anges. “J’ai gagné à la fois la régate et la course. Le vent était un peu plus soutenu et le bateau était plus facile à manÅ“uvrer dans ces conditions. Je n’ai pas fait dans les fantaisies. J’ai joué un jeu de base et une stratégie à la fois simple et adaptée aux conditions. Je savais que si je gagnais la régate j’avais de bonne chance de terminer premier et je suis resté concentré sur ma course » de conclure le marin. Â












