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Archive pour la catégorie ‘Classe IMOCA’

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Crédit photo: Mark Lloyd/DPPI © 2008  Copyright, Tous droits réservés.

Hugo Boss et Alex Thompson se sont donné des moyens qui sont à la hauteur de leurs ambitions. Et le message est tout à fait clair. En langue de Sheakespeare on dit read my lips ! Permettre au jeune homme de devenir le premier anglais à gagner le Vendée-Globe.  Pour ce faire, le Alex Thompson Racing team vient de faire l’acquisition de l’ancien Pindar Team Barhein que Brian Thompson a étrenné lors du dernier Vendée-Globe. Un achat qui démontre que le désir de victoire en voile est aussi grand que celui dont Hugo Boss a fait montre en sport automobile.

L’entreprise Hugo Boss sponsorise le Alex Thompson Racing Team depuis plusieurs années. C’est connu que cette cette marque de commerce est un super symbole de très haute qualité. Déjà engagé en sport automobile en Formule Un, Hugo Boss n’a que peu de limites quand il s’agit de s’impliquer et surtout de mettre en évidence son image de marque. La mentalité qui a toujours prévalue est celle de l’excellence et rien de moins. Voilà pourquoi le  Alex Thompson Racing Team a fait le choix de racheter ce plan Kouyoumdjan de dernière génération.

En effet, les nouvelles règles de jauge édictées par l’IMOCA limitent les possibilités de mettre à l’eau une nouvelle machine dont la puissance serait comparable à celle de l’ancien Pindar. Dans ce cas, ce choix devient logique. D’autre part, on peut présumer qu’en tenant compte des dommages qu’a subit le plan Finot avec lequel Alex Thompson a participé au dernier Vendée-Globe, trop d’inconnus subsistaient quant aux suites de ces avaries et surtout aux possibilités de maximisation qu’offrait  ce bateau.  Il n’était donc plus question de repartir sur un tour du monde avec ce coursier. En revanche, l’équipe étant en recherche de puissance, il devenait donc évident qu’on devait mettre la main sur ce qu’on estime être la meilleure machine sur le marché.

L’ancien Pindar s’est donc imposé de lui-même. En plus de la puissance, il s’agit d’un bateau jeune et encore en très bon état. Sa mise à l’eau tardive a rendu impossible un chantier pré-Vendée-Globe pour le maximiser, C’est probablement entre autres, ce qui a nuit à son ancien propriétaire qui n’a jamais pu se justifier en dépit des 640 mètres carrées de voiles qu’offre le potentiel de ce bateau au portant.

On peut donc compter sur Alex Thomspon pour aller là où son homonyme Brian n’est jamais allé. Le jeune homme qui a la réputation de ne pas avoir froid aux yeux voudra sans doute pousser cette bête jusqu’à ses limites. Il entend prendre la mer avec le nouveau venu dès l’an prochain lors de la Barcelona World Race. Une histoire à suivre.


Caractéristiques techniques
- Architecte : Juan Kouyoumdjian
- Chantier : Cookson Boats
- Date de lancement : juin 2007
- Longueur : 18,28 m
- Largeur : 6,40 m
- Tirant d´eau : 4,50 m
- Déplacement (poids) : 10 500 Kg
- Nombre de dérives : 2
- Hauteur mat : 30 m
- Voile quille : acier
- Surface de voiles au près : 350 m2
- Surface de voiles au portant : 640 m2

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Marmara – Vialeron / Le Figaro

La Solitaire du figaro est commencée depuis quelques jours déjà. Cette course en solitaire en quatre étapes regroupait au départ de cette 40ième édition plus de 50 bateaux de type Beneteau Figaro, d’où le nom de cette épreuve mythique.

On retrouve d’ailleurs parmi les engagés, quelques-uns des skippers ayant pris le départ du Vendée-Globe. Parmi ceux-ci notons la présence de Michel Desjoyeaux, Jérémie Beyou et Armel LeCléach. On retrouve également des noms connus du milieu français du Figaro comme Gildas Morvan, Nicolas Troussel et Charles Caudrelier. Au classement général provisoire après une étape, Nicolas Lundven occupe la position du meneur.yann_elies_a

Mais ce dont tous le monde parle et qui retient le plus l’attention, c’est le retour incroyable de Yann Eliès. Il est l’homme qui revient de très loin. Comme on le sait, ce dernier a subit une très sévère blessure lors du Vendée-Globe. Le skipper du monocoque Generali avait eu le fémur fracturé lors d’une manœuvre à l’avant de son bateau. Il était parvenu à retourner de peine et de misère dans le cockpit de son bateau pour appeler les secours qui sont arrivés trois jours plus tard pour le récupérer… Or le skipper aux commandes du Beneteau Figaro aux couleurs de Generali occupe le deuxième rang. Que dire de plus sinon que cela démontre l’incroyable force de caractère de ce marin exceptionnel.

La Rolex Fastnet 2009

Parallèlement, une autre course mythique a débuté sur les côtes anglaises. Il s’agit de la célèbre course du Fastnet. 309 bateaux ont pris le départ le week-end dernier. Malheureusement, aucun bateau canadien ne prend part à l’épreuve, une situation pour le moins gênante…

On en a aussi profité pour commémorer les tristes évènements de 1979 alors que quinze personnes perdaient la vie dans ce qui est toujours considéré comme la pire tragédie de l’histoire de la course au large. Une messe a été célébré pour rendre hommage aux disparus de cette triste édition qui avait été sournoisement marqué par l’une des pires tempête de l’histoire de l’Atlantique nord. 

Pour ce qui est de l’épreuve sportive comme telle, mentionnons qu’elle a attiré cette année des bateaux légendaires tels que ICAP Leopard, Rosebud ou Luna Rosa. On note aussi une présence importante d’Open 60 IMOCA (11) et de Class 40 (19).

 novedia

Chez ces derniers, c’est présentement Tanguy DeLamothe sur son Initiatives-saveurs-Novedia Group qui mène le bal avec un maigre cinq petits milles d’avance. Il est suivit de Beluga Racer et Telecom Italia. Chez les Open 60, Artemis Ocean Racing de Samantha Davies et Sidney Gavinet occupait ce matin la position de tête, un cheveu devant  BT de Sébastien Josse et sept milles devant Pindar skippé par le gagnant de la Volvo Ocean race 2007 Mike Sanderson. De beaux duels sont donc en vue…

Artemis Challenge…

Parlant d’Artemis, notons que l’équipe aligne deux bateaux qui ont d’ailleurs pris part à l’Artemis Challenge le 5 août dernier. Il s’agissait d’une course de vitesse de seulement 50 milles nautiques autour de l’île de Wight. À cette occasion, les équipes étaient invitées à faire monter à leur bord des personnalités venant de différents milieux. C’est ainsi que l’équipe   Artemis a embarqué le rocker canadien Brian Adams qui incidemment donnait un spectacle à Québec dimanche dernier. À l’instar de plusieurs autres vedettes, le chanteur a participé à la course dans un but caritatif à bord du Artemis-Profit Hunter, accumulant des fonds pour sa fondation en faveur des enfants défavorisés.

 americas-cup_a1                                                        America’s cup of chicane…

En terminant, on pensait que la saga juridique autour de la coupe America était terminée et qu’enfin, nous allions avoir droit à une épreuve sportive. Oubliez ça ! Les américains du Golden Gate Yacht Club (GGYC) ont décidé de contester le lieu choisit par le syndicat suisse Alinghy pour la tenue de la prochaine épreuve. De plus, l’usage d’un moteur comme assistance hydraulique sur le gigantesque catamaran construit par le syndicat suisse déchaîne déjà les passions. Pour le célèbre skipper Russel Couts, l’usage d’un moteur dans la Cup est impensable.

Notons qu’à priori, rien n’empêche l’utilisation d’un moteur si tant est que ce dernier ne contribue pas à « faire avancer le bateau… » Mais ça, ça se débat ! Et comme les tribunaux sont là pour ça, the winner of the Cup is… les avocats pour qui cette épreuve sportive est devenue du véritable bonbon. En attendant Godot, toute cette histoire sur laquelle nous reviendrons cet automne a de quoi mettre les nerfs des amateurs de voile en boule. Et là, nous sommes polis…  


Photo Yann Eliès: © Marmara – Vialeron / Le Figaro

Phot0 Novedia:  © Muriel Robin

Photo America’s cup: © Site de l’America’s cup




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Le Spirit of Canada a été vendu. Derek Hatfield s’est départi du Open 60 qu’il a mis des années à construire. Il l’a fait pour une somme modique, soit celle totalisant les dettes contractées dans cette aventure. Selon ce qu’on a pu lire sur le communiqué émis par l’équipe, il semble que le prêteur soit devenu le nouvel acquéreur du bateau. On ignore pour l’instant ce qu’il compte faire du coursier qui est toujours en Nouvelle-Zélande. De son côté, Derek Hatfield est présentement à l’écriture d’un livre sur ses aventures en mer.

Derek Hatfield n’a pas caché son amère et vive déception. Devoir se départir de ce bateau est un  coup très dure mais l’équipe n’avait plus le choix. Depuis des mois, elle cherchait à refinancer l’emprunt contracté mais sans succès. L’équipe n’avait d’ailleurs pas donné de nouvelle depuis janvier dernier. « J’ai attendu le plus possible pour tenter de communiquer quelque chose de positif mais hélas, je n’ai rien » disait Derek Hatfield sur son communiqué.

En dépit du sérieux de l’entreprise et du skipper, aucun sponsor principal venant du Canada ne se sera manifesté pour soutenir de façon récurrente et stable l’équipe Spirit of Canada. À priori, cela peut paraître gênant pour un pays aussi riche, mais il faut comprendre les choix d’affaires fait par celles et ceux ayant rejeté cette option. Le Canada bénéficie présentement très peu des retombées d’un marché de course océanique tel que celui de l’IMOCA. Aucune course impliquant ce type de bateau n’est organisée ou se termine en terre canadienne. Et puis il y a le risque qu’il faut assumer.

Le monde de la course océanique étant pour l’essentiel concentré en Europe, l’est du Canada ne figure que comme un marché très restreint. La glace qui recouvre une bonne partie des cours d’eau pendant près de cinq mois et qui contraint le milieu de la voile à l’inactivité n’est pas d’augure non plus à aider ce marché dans son développement.

Mais cela n’explique pas tout. La Suède qui vit une situation comparable voit son industrie de voile de compétition se développer à vitesse grand V. Il y a définitivement dans ce pays, plus de gens qui croient au potentiel de ce sport qu’il y en a au Canada. Cela signifie que chez nous, on doit d’abord battre de la semelle et aller vers le milieu des affaires pour le mettre aux faits des qualités que comporte l’investissement-voile. Or, il s’agit là d’une tâche énorme qui entre en conflit avec l’entraînement, la préparation des bateaux et les nécessaires relations publiques qu’il faut entretenir pour survivre dans ce petit marché. Beaucoup de tâches souvent pour un seul homme, le skipper.

Dommage tout de même que l’équipe Spirit of Canada n’ait pas davantage occupé le terrain au Québec où les liens avec la France sont plus étroits. Une participation du Open 60 à la Transat Québec-Saint-Malo 2008 aurait sans doute procuré une visibilité dont l’équipe ne pouvait se passer. De là à croire que cela aurait pu avoir une influence quelconque sur l’issu finale, nous ne saurions le dire.

Malgré les quelques erreurs stratégiques que cette équipe a pu commettre, il reste qu’en définitive, elle a été de bonne foi et nous a fait vivre des moments que nous n’oublierons pas. Derek Hatfield est et demeure le seul canadien à avoir construit un Open 60 de dernière génération en terre canadienne. De plus, depuis Georges Leblanc, personne n’avait couru en classe IMOCA sous les couleurs du Canada. Joint par téléphone ce matin, ce dernier avouait d’ailleurs qu’il est extrêmement difficile de faire une campagne canadienne dans cette classe. « À ce moment-ci, il n’y a pas ce qu’il faut et surtout la confiance nécessaire pour démarrer un projet d’une telle envergure chez nous…. C’est sût que tous aurait aimé voir les choses finir autrement pour Derek mais en même temps, il n’a rien à se reprocher. Il devrait même se sentir soulagé…. » a affirmé Georges Leblanc.

Le poids qui reposait sur les épaules de Derek Hatfield était en effet, démesuré. Quand nous lui avons parlé l’automne dernier avant le départ pour le Vendée-Globe, Derek Hatfied affirmait avoir une pression si énorme, que même sa famille en était affectée.

À l’évidence, celles et ceux qui ont vécu ou supporté l’aventure de Spirit of Canada n’en demandait pas tant à Derek Hatfield. Au contraire, pour notre part, nous lui sommes reconnaissants de ce qu’il a accompli et de son extraordinaire contribution à l’avancement de la voile sportive de compétition au Canada.     


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