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Archive pour la catégorie ‘Classe Multicoques 50’

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Photo: http://voile.whaou.com

Le trimaran Crêpes Whaou a subie une avarie importante. Après les festivités ayant marqué la victoire du trimaran rouge, l’équipe de Franck-Yves Escoffier était à convoyer le multicoque vers la Guadeloupe où il devait être chargé sur un cargo et ramené en France, lorsqu’ils se sont aperçu qu’une fissure ornait le bras  de liaison avant sur bâbord.

Bien qu’à première vu, il ne semblait y avoir rien d’alarmant, Franck-Yves Escoffier n’a tout de même pris aucun risque. Il a immédiatement contacté son équipe et mis le cap sur la République-Dominicaine où il est présentement au mouillage dans la baie de Las Salinas à Saint- Domingue. C’est de là que le cargo prendra charge du coursier pour le ramener en France. Une inspection exhaustive sera par la suite effectué sur le bateau au complet et principalement sur la fissure suspecte pour connaître l’étendue des dégâts et surtout savoir ce qui en est la cause.

On sait qu’un peu plus tôt cet automne, l’équipe de Prince de Bretagne II avait récupéré de justesse son bateau suite à la rupture total de l’un des bras de liaison tribord. l’autre bras avait cédé un peu plus tard, causant presque le chavirage du trimaran. Hervé Cléris et ses hommes avaient pu sauvé le bateau de justesse en le placant de manière à ce que côté endommagé soit sous le vent.  Quant au flotteur, il avait alors été récupéré alors qu’il ne tenait plus que par son trampoline.

Pendant ce temps, Prince de Bretagne 1 qui a été armé pour remplacer à pied levé son dauphin et prendre part à la Transat Jacques-Vabre est toujours ce matin à 1382 milles nautiques de l’arrivée. Hervé Cléris et Christophe Diestsch avancent à 12 nœuds et devraient faire leur entrée en mer des Caraïbes un peu plus tard aujourd’hui.


 

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Crédit photo: Pascal Desroches

Les dommages occasionnés par la perte du flotteur du nouveau trimaran d’Hervé Cléris lors d’une sortie de routine continuent de faire des vagues dans le monde de la course au large et ce, autant en Europe que de ce côté-ci de l’Atlantique.

« Ah non, t’es pas sérieux ? »

Joint par courriel, le navigateur lévisien Charles Mony qui est à la fois un ami d’Hervé Cléris et un membre actif du team a révélé à Voile en Ligne qu’il était justement avec l’équipe lorsque cette dernière a pris part à l’épreuve de Saint-Qay-Portieux à bord du trimaran flambant neuf quelques jours auparavant et que rien à ce moment ne laissait présager d’une telle avarie. « C’est le choc » affirme Charles Mony.

Même chose du côté de Gaël Simon qui a lui aussi pris part à la Transat Québec Saint-Malo l’an passé avec Hervé Cléris et Charles Mony, et à qui nous avons appris la nouvelle par téléphone. La réaction en a été une d’incrédulité. « Je n’en reviens tout simplement pas. Comment une telle chose a bien pu se produire ? » questionnait le marin lorsque rejoint chez lui dans la matinée vendredi dernier. « Fichtre ! Ils travaillent sur ce projet depuis deux ans.  Ça me donne des hauts le cœur pour eux ce matin » de conclure Gaël Simon.
 
Des mois seront nécessaires pour reconstruire la structure. Il faudra démâter le bateau, l’installer à l’intérieur d’un hangar, procéder à de multiples expertises et corriger ce qui doit l’être afin de s’assurer de la navigabilité du coursier dans le futur. Un délai beaucoup trop long pour espérer aligner ce bateau sur la ligne de départ de la prochaine Transat Jacques-Vabre.trimaran-cleris

Entre temps, l’équipe s’est rapidement viré de bord. C’est connu qu’Hervé Cléris est opiniâtre. Lui et l’équipe en ont vu d’autres et surtout, ils ont du ressort. Refusant de baisser les bras, le navigateur prendra quand même part à la transat Jacques Vabre 2009. Il partira sur le même trimaran qu’il avait pris l’an dernier lors de la Transat Québec-Saint-Malo.

Après les premières heures où il a fallu digérer cette vilaine fortune de mer, et fort du soutien de son sponsor, Hervé Cléris et son groupe se sont remis au travail. Ils arment présentement le Trimaran Prince de Bretagne 1 pour lui permettre de prendre le départ de la transat prévu le 8 novembre prochain.   

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Crédit photo: © Pascal Desroches/ Prince de Bretagne 

Le trimaran Prince de Bretagne du skipper Hervé Cléris a subit une avarie majeure hier matin au cours d’un entraînement en mer d’Iroise. Personne n’a été blessé mais le trimaran a été pris en charge et remorqué par une vedette de la Société Nationale de Sauvetage Maritime française (SNSM).

Le service de presse d’Hervé Cléris rapportait hier soir que ce dernier naviguait avec son équipe sur le bateau pourtant flambant neuf lorsque le flotteur tribord s’est désolidarisé de la plate-forme. Preuve du professionnalisme de l’équipe si nécessaire, le skipper et ses hommes ont réussi à ramener le bateau avec son flotteur au port de Camaret en dépit d’une mer formée.

Pour la petite histoire, rappelons qu’Hervé Cléris est l’un des plus illustres amis des Québécois gravitant dans le milieu européen de la course océanique. Présent lors de la Transat Québec Saint-Malo 2008 Hervé Cléris,  le trimaran Prince de Bretagne et son équipage composée des Québécois Charles Mony et Gaël Simon  avaient terminé troisième de leur classe. Hervé Cléris avait depuis lors, fait construire ce tout nouveau trimaran   

En milieu de matinée aujourd’hui Hervé Cléris a répondu aux questions des nombreux journalistes venus pour s’enquérir sur ce qui a bien pu causer pareille fortune de mer aussi inattendue qu’inexpliquée… En attendant d’en savoir plus sur les causes , voici les explications du skipper.

 L’avarie ?
On était en navigation. Il y avait de la mer, de la houle avec un vent autour des 15-18 nœuds mais c’était des conditions tout à fait maniables. On a entendu un gros crac qui s’est prolongé pendant environ 10 secondes et l’on a vu le flotteur tribord. qui se désolidarisait des bras. J’ai eu tout de suite le réflexe de lofer et de choquer les voiles sinon, on chavirait n’ayant plus d’appui sous le vent. On a réussi à rester bout au vent en démarrant le moteur pour assurer le mat. Dès que tout était assuré on a lancé un « mayday » qui a été relayé par le Cross. On a été récupéré très près de la côte par la SNSM de Camaret. J’en profite pour remercier toutes les personnes  qui sont intervenues pour nous sortir de ce mauvais pas.

Le remorquage ?
Très délicat car il y avait le flotteur qui était simplement retenu par le filet. Il venait cogner dans la coque centrale. Il y avait quand même environ 4 mètres de creux… C’était chaud ! On ne pouvait remorquer qu’à 2 ou 3 nœuds. On a réussi à gérer et surtout on a tout ramené au port de Camaret.

Les causes ?
C’est évidemment trop tôt pour le dire. On a réuni l’équipe. On va travailler pour connaître les causes. Le bateau est neuf c’est certain mais l’on avait fait notre qualif (pour la Jacques Vabre) dans des conditions musclées dans le Golfe de Gascogne pour justement tester le bateau. Il n’y a eu aucun signe avant-coureur.

La Transat Jacques Vabre ?
Forcément, notre participation n’est pour l’instant plus d’actualité avec ce bateau car il ne s’agit pas juste de recoller les morceaux. Il faut comprendre ce qui s’est passé. Un gros chantier nous attend.

Le moral  ?
Ça fait un an qu’on travaille tous d’arrache-pied pour ce projet. On touchait à une  première récompense de ces efforts. C’est très décevant car nous voilà de nouveau en chantier. Mais on va se serrer les coudes. Et puis l’on va faire ce qu’il faut pour revenir.


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Site last updated 11 mars 2010