
Crédit photo: © Clipper venture
Le skipper de l’équipe britannique Piers Dudin a été blessé hier soir alors qu’il prenait part à La Clipper Global Ocean Race. Le skipper effectuait une manœuvre à l’avant du bateau lorsqu’un paquet de met l’a plaqué entre le balcon et l’étai avant. Il s’est infligé une fracture ouverte du tibia. Cet incident rappellera sans doute pour beaucoup d’entre nous lle Même genre d’accident qu’avait subit le skipper Yann Eliès durant le vendée-Globe en 2009.
Fort heureusement cette fois-ci, le skipper n’était pas seul. L’équipe a rapidement déployé un important dispositif appris par cœur durant les mois d’entrainement qui précède cette course. On a rapidement administré de puissant antidouleurs au skipper avant de l’immobiliser de le transporter à l’intérieur du bateau.
Par ailleurs, les gardes-côtes japonais nt été rapide à réagir. Ils ont immédiatement lancé une vedette rapide au trousse du 68 pieds Hull and Humber. Un médecin a donc pu monter rapidement à bord du coursier. Mentionnons aussi que les concurrents canadiens et australiens ont aussi été mis à contribution, se détournant pour aller prêter assistance. Les canadiens ont rapidement été libéré tandis que les australiens ont quant à eux donné leur skipper Brendon Hall à l’équipe britannique pour lui permettre de poursuivre une fois le blessé évacué, ce qui a eu lieu en fin d’après-midi. Piers Dudin est maintenant en route vers un navire porte-hélicoptère à bord de laquelle il s’envolera vers un hôpital au Japon.Â
Quant à l’équipe australienne, c’est dorénavant l’un des membres de l’équipage qui agira d’office comme skipper intérimaire. Celui désigné est un marin d’expérience comptant un tour du monde à son actif. Il s’agit du plage avant australien Bob Bell.
Le grand manitou de la course Sir Robin Knox Johnston a louangé les efforts et le professionnalisme dont tous ont fait preuve au cours de ce triste évènement. Le légendaire circumnavigateur a fait état de sa grande satisfaction devant le calme de tous et la façon méthodique avec laquelle l’équipe britannique a agit.
Si ce type d’accident demeure imprévisible, il est à mettre au compte des équipages que les dernières heures furent très pénibles. Peu de vent dans une mer formée et au surcroit offrant une bascule aussi casse-bateau qu’inconfortable. Bref, c’est un début de voyage qui n’a rien de la croisière s’amuse. La fatigue aidant, les conditions sont réunit pour que la moindre erreur soit payé au prix fort.
Pour ce qui est de la course, il faudra attendre de voir comment le comité compensera les Australiens pour leur intervention. Pour l’instant, ce sont les canadiens de Cape Breton Island qui sont devant. Ils ont plus de 60 milles nautiques d’avance sur Edimburgh Inspiring Capital et Uniquely Singapore avec plus de 3800 milles à faire avant l’arrivée en Californie.  Â

Photo: Le farr 40 canadien Vincere du skipper Grant Hood. Crédit photo: Sharon Green/ultimatesailing.com
C’est finalement Flash Gordon qui a remporté la Miami Grand-Prix 2010 qui s’est tenue le week-en dernier. Cette compétition regroupait pas moins de 44 bateaux venants de huit pays. Les équipages se disputaient la première place du podium dans quatre catégories différentes soit les Farr 40, les Melges 32 ainsi qu’en IRC 1 et 2.
Un seul équipage canadien était présent lors de cette compétition. Il s’agissait de l’équipe de Grant Hood originaire de Port Credit en Ontario qui s’alignait en Farr 40. Notons que dans cette catégorie, on retrouvait quelques figures connues tels que celle de l’espagnol Pietro d’Ali qui court en Imoca ainsi que le prince Frederik du Danemark. Ce dernier s’était adjoint pour la circonstance rien de moins que le danois d’origine Hollandaise Bouwe Bekking pour agir comme tacticien.
La course s’est déroulée sur un train d’enfer durant les 4 jours de compétition. Des vents changeants et une mer forte ont rendu les opérations délicates pour les équipiers, principalement ceux agissant comme plage avant.
C’est le Farr 40 Flash Gordon de l’américain Helmut Jahn de Chicago qui a remporté la compétition devant les Italiens de Nerone du skipper Massimo Mezzaroma. Ces derniers ont chauffé les oreilles des Américains en remportant la dernière course mais ce ne fût pas assez pour doubler les fils de l’Oncle Sam qui ont terminé un maigre petit point devant.
Le célèbre Barking Mad a dû se contenter de la cinquième place. Quant au seul équipage canadien, il a terminé en septième position, tout juste derrière un autre bateau italien, L’enfant terrible d’Alberto Rossi et Pietro D’Ali. Le bateau du prince Danois a quant à lui terminé en huitième place.   Â
Crédit photo: © Richard Gladwell/Saiworld.comÂ
Les Class 40 ne sont pas reconnus pour être des bateaux particulièrement performants au près. On a pu s’en rendre compte durant ce dernier week-end alors que les deux Class 40 impliqués dans la Heineken Regatta en ont visiblement arraché. En effet, cette régate offrait dans une bonne proportion de son parcours, une allure qui sied peu à des bateaux aussi légers. Le Class 40 Bleu Billboard Media est celui qui a connu la fin de semaine la plus difficile. Lors de la régate initiale, Éric Tabardel et sont équipe ont vu le pivot du bout dehors se rompre après avoir renvoyé la toile. Résultat : un spi déchiré et un bout dehors dont le pivot devra être réusiné sur place au surplus d’une fin de semaine de course escamottée.
Pour Éric Tabardel, C’était une bonne occasion de tester son pur-sang pour voir ce qu’il avait dans le ventre. Et même si le résultat peut à priori décevoir, il se réjouit d’avoir devancé son concurrent de ligne direct, le Class 40 Kazimir de Lenjohn Va Der Wel dans la course de vendredi. « Nous avons fait une belle navigation » disait Jean-François Lymburner samedi après-midi. Il semble donc que le moral de l’équipe soit intact en dépit de cette avarie dont on se serait bien passé. « C’est là l’essentiel et nous sommes contents » rajoutait quant à lui le skipper. À la décharge de l’équipe, il est vrai qu’on ne pouvait s’attendre à des miracles. La régate n’est pas leur pain quotidien… Bleu et l’équipe d’Éric Tabardel en sont à leurs premières compétitions et comme on dit souvent : « c’est le métier qui rentre ».
Du côté de Richard Oland, on peut par contre dire que ce dernier et son RP 52 Vela Veloce n’étaient pas venus en touriste. Après un départ plutôt lent, Ils terminent la Heineken Regatta juste derrière le gagnant Titan 15. Un très bon résultat. Oland s’est même payé le luxe de coiffer au poteau le célèbre RP90 Rambler qui a gagné la course du Fastnet en 2007. De plus, cela fait la deuxième fois d’affilé en quelques jours seulement que Oland et son Véla Veloce mettent le Cookson 50 Privateer à leur tableau de chasse. De quoi être fier…
On reverra ces deux coqs en course bientôt. Du côté de Bleu d’Éric Tabardel, le prochain rendez-vous est à Halifax en juillet pour la Route Halifax-Saint-Pierre et Miquelon. Du côté de Oland et de son espadon Vela Veloce, même s’ils ne sont pas encore officiellement inscrits à cette dernière course, les rumeurs donnant le Néo-Brunswickois sur la ligne de départ le 10 juillet prochain vont bon train. À moins que d’autres courses en Europe attire le canadien sous d’autres cieux d’ici là , il semble que les chances de voir Oland courir au Canada serait dit-on excellentes. C’est à  suivre!





