
Photo: archives
Le skipper canadien Richard Oland et l’équipe du voilier Vela Veloce ont remporté une éclatante victoire en classe IRC 1 lors de la semaine de Key West qui s’est terminée dimanche dernier. Le brasseur néo-brunswickois et l’équipe du voilier bleu ont aligné pas moins de quatre premières places et quatre deuxièmes places pour finalement rafler la pus haute marche du podium.
L’équipage comptait notamment les deux champions canadiens de Star, soient Richard Clarcke et Tyler Bjorn qui sont à l’entraînement pour le Miami OCR qui débute demain. L’équipe canadienne est venue à bout des JV 52 Anema and Core de Ennio Staffini et Rio de Manouch Moshayedi qui ont terminé respectivement au deuxième et quatrième rang. La troisième marche du podium a été remportée par le TP52 Decision du skipper Stephen Murray.
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Une équipe québécoise prenait aussi part à cette course. Il s’agissait de l’équipage du first 47 Galilée du skipper Jean-Pierre Turgeon. Selon ce qu’a rapporté le pont-avant Antoine Lacasse, le groupe a vécu une certaine déception, étant pénalisé alors qu’il a croisé bâbord amure un concurrent tribord. Ce dernier a alors levé un protêt qui fût accueilli par le comité de course. L’équipe a aussi connu des soucis lorsque le tangon s’est brisé dans la deuxième course. Néanmois elle a bien figuré en terminant au troisième rang de sa classe.
L’équipe de Jean-Pierre Turgeon fera bientôt route vers les Antilles où elle compte participer à la Heineken Regatta ainsi qu’à la Carabean 600.

Crédit photo: Barcelona World Race © 2011
La Barcelona World Race ressemble de plus en plus à un remake du Vendée-Globe 2004. Du moins jusqu’à maintenant. Il est remarquable en effet de faire le parallèle entre l’escapade de Vincent Riou et Jean LeCam au sortir de l’anticyclone de Sainte-Hélène. Les deux plus dangereux poursuivants qui étaient à l’époque Roland Jourdain et Mike Golding étaient tous les deux restés sur le carreau. Le reste de la flotte s’était pour ainsi dire fait prendre comme des mouches sur un papier tue-mouche.
Une fois de plus l’anticyclone de Sainte-Hélène a joué le rôle d’un royal empêcheur de tourner en rond. À la différence que cette fois-ci, ce sont les leaders qui se sont cassé les dents. Que penser de Mirabaud qui, après avoir collé au leaders pendant plus de deux semaines, se retrouve maintenant à pas moins de 777 milles nautiques de la tête? Et qui dire d’Hugo Boss à 1071 milles?
De tout ce beau monde, seul Mapfre s’en est sorti, disons « assez honorablement ». Mais il accuse tout de même plus de 400 milles de retard… De Estrella Damm à 640 milles jusqu’à Forum Maritim Catala à plus de 1200 milles, tous sans exception se sont retrouvé englués dans une rageante mélasse météo. Des jours à rouler au rythme des boeufs. Pour paraphraser Falardeau, « heureusement que la mer est patiente! »
François Gabard, Michel Desjoyeaux sur Foncia et Loïck Peyron et Jean Pierre Dick sur Virbac-Paprec 3 ne se sont pas laissé séduire par les sirènes brésiliennes de Recife. Ils doivent tout de même se mordre les doigts d’être repartis si vite. Ils auraient eu tout le temps pour faire quelques emplettes et acheter quelques bricoles pour les gamins dans les boutiques souvenirs de la place. Il paraît en plus que Recife n’est pas trop détestable comme endroit.
Trêve de niaiseries, après leur pit stop, les deux sont repartis réparés et visiblement avec des gommes neuves. Ils ont accroché une masse d’air longeant la côte brésilienne, ce qui leur a permis de passer à go et de ramasser 200 piastres pendant que les autres allaient directement en prison pendant plusieurs jours.
En terminant, mentionnons que le comité de course surveille avec attention le déplacement de certaines banquises dérivant très loin du pôle Sud. Les monstres de glace se déplacent vers le nord et la route des coureurs pourrait les croiser. C’est à suivre…

Crédit photo: Velux 5 Oceans
Derek Hatfield est arrivé lundi soir à Wellington en Nouvelle-Zélande au terme d’un périple de 7000 milles nautiques. Il a mis 32 jours 17 heures et 30 minutes pour couvrir la distance entre le Cap en Afrique du Sud et la capitale néo-zélandaise. On est loin d’un record, mais il faut dire que l’étape fût des plus dures, tant physiquement que du point de vue mental. Ayant quitté familles et amis quelques jours avant la fête de Noël, les solitaires ont eu à affronter en plein temps des fêtes une tempête hallucinante. La traversée de l’océan Indien fut à bien des égards une sacrée galère. Derek Hatfield a vu son coursier se coucher sur l’eau à quelques reprises en plus de dévaler des vagues de 30 pieds à la vitesse folle de plus de 25 noeuds. « C’est une chance que je n’ai pas subi plus de dommages » a d’ailleurs déclaré le skipper canadien il y a quelques jours.
Et pour finir, comme si ce n’était pas assez, Derek s’est retrouvé à court de bouffe et a dû se rationner en eau et en nourriture pour pouvoir terminer la course. L’équipe de préparateurs d’Active House avait avitaillé le Eco 60 pour 26 jours de mer, une estimation pourtant très conservatrice, mais qui fût malheureusement largement dépassée. Or, quand on connaît l’apport en calories que nécessitent les manoeuvres sur un coursier du type de ceux de la Velux 5 Oceans, on comprend que lorsque la nourriture fait défaut, le carburant indispensable à l’activité humaine se brûle rapidement. Rien donc pour remonter le moral d’un gars épuisé qui vient de se taper plus de 7000 milles.
Fort heureusement Derek termine en troisième place de cette étape numéro deux de la Vélux 5 Oceans. Il s’agit d’un bon résultat dans les circonstances. L’arrêt à Wellington prend, on s’en doutera, des allures de cure de repos pour tous les coureurs. Il devront par contre se remettre rapidement au travail et à l’entraînement dans le but de se préparer pour le départ du 6 février prochain.
Comme ses adversaires, Derek se remet d’abord de son épuisant voyage en prenant quelques jours de repos avec la famille et les amis avant de rentrer au bureau dans le courant de la semaine prochaine. La prochaine étape de la course sera longue de 5800 milles et mènera les coureurs de Wellington vers la station balnéaire de Punta del Este en Uruguay.
Mais pour l’instant, l’étape néo-zélandaise n’est toujours pas terminée. En effet, il reste en mer le Britannique Chris Stanmore-Major. Ce dernier est en ce moment à 315 milles de l’arrivée. Il navigue à 7 noeuds de moyenne de rapporchement dans des vents plutôt faibles et instables. Il est attendu à Wellington pour vendredi dans le milieu de la journée.





