
Credit photo : PAUL TODD/Volvo Ocean Race
La Volvo Ocean Race a déjà deux étapes dans son sillage. Et jusqu’ici la course n’a pas répondu au spectaculaire potentiel que d’aucuns lui attribuaient. Premièrement, force est d’admettre qu’il n’y a pas assez de bateaux. Lorsque l’un des coursiers se retrouve à la casse, c’est encore acceptable, quand il y en a deux c’est inquiétant. Et quand cinquante pour cent de la flotte se retrouve sur le carreau comme ce fût le cas dans la première étape, alors ça devient carrément moche.
La deuxième étape était fort intéressante. Mais on nous a fermé le téléviseur au nez lorsque l’intrigue était à son maximum. C’est bien beau de vouloir protéger les bateaux des pirates pour ainsi aller voir les Émirs. Mais les courses sont faites pour le public. Et la zone furtive était des plus ennuyeuses. Quoique…
Certains nostalgiques y ont par contre vu un retour vers l’époque déjà lointaine où les bateaux disparaissaient à l’horizon pour ne réapparaître qu’à la ligne d’arrivée. Comme quoi tous les goûts sont dans la nature.
Après deux étapes un constat revient et c’est celui-ci : il manque de vent. Jusqu’à maintenant le potentiel de vitesse a été sous-exploité. Et cela paraît sur les résultats. Groupama et Puma souffrent beaucoup de la disette d’Éole. Et si le premier a su ajuster son jeu, le deuxième, victime d’un démâtage n’arrive carrément pas à se tirer d’affaire. Il est vrai que la course est encore jeune. Mais il va tout de même falloir qu’il se passe quelque chose dans l’équipe du gros minou avant que ça commence à rugir à gauche et à droite.
Quant à Mike Sanderson et l’équipe Sanya, les résultats sont inversement proportionnels à la beauté de la monture. Le skipper Néo-Zélandais doit s’ennuyer de l’équipe ABN Amro one. Il ne pensait certes pas rééditer son exploit de 2006. Mais de là à se retrouver dans les bas-fonds du classement, il y a une limite que seule la malchance pouvait aider à franchir.
Les kiwis de Grant Dalton sont dans la position qu’ils veulent être. Et tous ont hâte que le vent se lève pour qu’enfin on puisse mesurer jusqu’où les Néo-Zélandais sont en mesure de pousser le bahut. Les experts entretenaient certains doutes sur cette monture. Et cela ne s’est pas encore dissipé totalement.
La grande surprise de cette course est sans contredit la performance de l’équipe espagnole de Telefonica. Mais si on regarde attentivement, on se rend compte que ce succès n’est en rien attribuable au hasard. Pepe Ribes, Xabi Fernandez et Iker Martinez sont les trois mousquetaires de la Volvo 2012. Ces vieux singes en ont vu d’autres et personne ne va leur montrer comment faire des grimaces.
Ils se sont adjoint le navigateur australien Andrew Cape qui a la réputation d’être l’un des meilleurs de sa génération. Pas de doute que les Espagnoles veulent gagner à tout prix. La dernière édition a été une terrible déception. Ils avaient mis leur confiance dans une équipe qui n’a jamais fonctionné. Mais l’on sent que cette fois-ci, il est hors de question qu’ils manquent leur coup.
Dans à peine une heure, la Volvo repartira pour la troisième étape de son tour du monde. Cette fois-ci, on espère que ce sera la bonne. Tous souhaitent un affrontement qui pourra se faire sans casse et qui démontrera que ce lui qui a gagné est vraiment le meilleur.

Crédit photo: Bernard Gergaud (archives 2009) ©
Le Québec sera fort bien représenté lors de la prochaine édition de la Twostar qui partira de Plymouth en Angleterre le 3 juin prochain pour se rendre à Newport dans le Rhode Island aux USA. Premièrement cette course marquera le retour de l’infatigable Mike Birch. À 82 ans, la légende canadienne de la course au large et premier vainqueur de la Route du Rhum tentera de ravir le titre sur cette traversée en compagnie du Français Étienne Giroire.
Les deux hommes navigueront sur l’ancien multicoque du marin canadien affrété et réarmé pour l’occasion. Il est possible que les deux hommes ramènent le bateau lors de la Transat Québec Saint-Malo qui partira de Québec le 22 juillet.
L’autre équipage sera entièrement québécois. Il sera formé du docteur Robert Patenaude qui en sera à sa première course sur son Pogo 40 racheté l’an dernier. Le docteur Patenaude a passé plusieurs mois en Europe pour réarmer son bateau et se préparer pour cette course. Il sera accompagné du premier vainqueur de la Route Rimouski-Anticosti en classe Mini 650 et patron de l’entreprise Wichard Profurl Philippe Laville.

Le docteur Patenaude a fait sa qualification et s’est entraîné avec assiduité depuis l’achat de son bateau. La préparation du coursier a pris toutes ses vacances et même plus. Il prendra cette année quelques mois de congé supplémentaires pour participer à cette course. Quant à la Transat Québec Saint-Malo, l’urgentologue de l’hôpital Honoré-Mercier tente d’ici le 31 mars de compléter le montage financier nécessaire à sa participation. Il devrait par la suite annoncer s’il est en mesure de prendre le départ le 22 juillet.

Photo : © 2012 archives
L’année 2012 sera l’une des plus importantes pour le monde de la course au large, et pour plusieurs raisons. La principale étant bien entendu la crise économique qui secoue l’Europe. Quelle incidence cela aura-t-il sur le milieu de la course? On sait que déjà, plusieurs coureurs (et pas les moindres) ont du mal à se dénicher des sponsors pour le Vendée Globe. L’année commence donc dans l’incertitude.
Déjà, certaines grandes courses ont été affectées. Qu’il s’agisse de la Volvo Ocean Race, de la Transat Jacques-Vabre ou de la Sydney-Hobart, elles ont toutes enregistré des vibrations suite au séisme économique européen. Et rien du moins pour l’instant ne semble indiquer que la tempête soit sur le point de se calmer.
Voile en Ligne a d’ailleurs contacté plusieurs coureurs en Europe pour s’enquérir de leurs intentions quant à la Transat Saint-Malo. Pour la plupart d’entre eux, la réflexion est lancée quant à une participation à la Transat. Mais ils affirment du même coup qu’il leur faut dorénavant tenir compte d’un contexte économique particulier.
« Nous ne sommes plus en 2008. C’est beaucoup plus difficile comme climat économique dans toute l’Europe. Il ne fait aucun doute que nous désirons faire cette course. Québec est une ville magnifique où nous aimons nous retrouver tous. Mais voilà, pour cela, il faut de l’argent. Et comme on le sait, ça ne pleut pas par les temps qui courent de ce côté-ci de l’Atlantique » nous a révélé l’un d’entre eux qui désirent garder l’anonymat.
Si l’on se fie à l’historique des courses, la Transat Québec Saint-Malo 2012 est parmi les plus chères qui soient en frais d’inscription. Et on ne se bouscule pas au portillon pour y prendre part. En comparaison, la Twostar a déjà plus de 80 inscrits. Heureusement, la Solidaire du Chocolat attire plusieurs équipes susceptibles de se rendre ensuite à Québec. Même chose pour l’Atlantic Cup qui ne rassemble pas elle non plus beaucoup de bateaux. Tous comptent sur la Solidaire du Chocolat et sur la Twostar pour apporter chez nous une masse critique de coureurs notamment en Class 40.
Dans un tout autre ordre d’idée, l’année 2012 a commencé par le triomphe de Loick Peyron et de l’équipe Banque Populaire dans sa conquête pour le trophée Jules-Verne. Nous aurons un article là dessus bientôt. Janvier marque aussi le début du Salon Nautique de Toronto où Voile en Ligne sera les 18 et 19 janvier prochain. Notons aussi plusieurs compétitions telles que la Rolex Miami OCR qui se tiendra du 22 au 28 janvier prochain.
En février viendra le Salon du Bateau et des sports nautiques de Montréal. Notez que nous serons là les 9 et 10 février pour la couverture du salon.
Le mois de mars sera celui de la Solidaire du Chocolat Les Class 40 s’élanceront de Nantes-Saint-Nazaire le 11 mars en direction du Mexique. Il y a 18 inscrits jusqu’à maintenant.On s’attend donc à un beau plateau. La Transat AG2R suivra le 21 avril. Les Figaros quitteront Concarneau en France pour rejoindre St-Barthélémy dans les Antilles.
Puis viendra la première édition de l’Atlantic Cup qui se tiendra du 11 au 27 mai. Le 3 juin 2012, une flotte de plusieurs dizaines de voiliers quittera Plymouth en Angleterre. Destination? Newport dans le Maine. Ce sera la Twostar, une course que nous suivrons attentivement. Vous saurez pourquoi dans les heures qui viennent.
Chez nous, outre la Transat Québec Saint-Malo qui partira le 22 août prochain, on retiendra la première édition de la Route Rimouski/Saint-Pierre et Miquelon. La scène internationale sera aussi riche en évènements cette année, notamment avec les Olympiques de Londres où les Canadiens seront fortement représentés en voile avec d’excellentes chances de médailles.
L’année se terminera par la septième édition du Vendée-Globe dont le départ est prévu le 10 novembre prochain. Quinze coureurs sont inscrits jusqu’à maintenant sur ce tour du monde qui frappe toujours l’imaginaire des coureurs autant que celui des terriens.





