Le Vendée-Globe n’est toujours pas fini pour trois concurrents. Après avoir peiné au près pendant plusieurs jours, l’américain Rich Wilson progresse maintenant au portant. Il lui reste tout de même plus de 1000 milles nautiques à faire et il n’est pas attendu aux Sables d’Olones avant au moins 4 jours.
Même chose du côté de Norbert Sedlaceck qui a lui aussi louvoyé depuis quelques jours. Mais au moins, tout se passe bien. Même s’il reste à l’autrichien plus de 2000 milles nautiques à faire…
C’est du côté de Raphaël Dinelli que les choses se sont gâté au cours des dernières heures. Le dernier français en course commence à trouver que la Marianne se fait attendre pas mal. Il a cassé sa bôme et n’avance plus désormais que sous trinquette et à vitesse très réduite, soit environ 4 nœuds. De plus, Raphaël s’est, selon toute vraisemblance et l’avis du médecin de la course Jean-Yves Chauve, fracturé une côte. Quand on sait qu’il souffre déjà de tendinites aux coudes, on ne peut que conclure que cette fin de course prend des allures de chemin de croix.
Il lui reste 1600 milles avant de voir son calvaire prendre fin…
Pendant que la plupart des bateaux regagnent leur base et entre en chantier, -c’est le cas de PRB et Ecover- le rigodon des mouvements de personnel commence à battre la mesure. On enregistre déjà une défection chez Hugo Boss. Que se passe-t-il chez le Maître couturier ? Il semble que l’incertitude pèse lourd sur les épaules de certains au point de les encourager à regarder vers d’autres cieux, pas nécessairement plus clément mais à tout le moins plus stable.
Pendant ce temps la nouvelle saison commence et bien que certains, ne soient pas encore agents libres, du moins officiellement, on sent tout de même une drôle d’hésitation dans la longueur du temps que prennent les décideurs à se brancher sur l’avenir de leur écurie.
Ainsi, il n’y a toujours pas de décision rendue chez VM Matériaux concernant l’avenir du programme de course-voile. Chez Delta Dore et Gitana, on a mis moins de temps. On attend aussi de savoir ce qu’il adviendra de Yann Eliès et de l’équipe Generalli. Finalement, la crise économique pourrait bien redistribuer les cartes à la faveur de nouvelles forces émergentes dans ce marché. On pense tout de suite à la classe 40. Et drôle de présage, la Solidaire du Chocolat, cette nouvelle course entre Saint-Nazaire en France et Progreso dans la péninsule du Yucatan au Mexique compte déjà plus de 25 inscriptions…
Au même moment, les solitaires qui restent toujours en mer dans ce 6ième Vendée-Globe progressent à pas de tortue. On attendait Rich Wilson vers le 5 ou le 6 mars, mais il en faudra beaucoup plus au rythme où vont les choses. On pense maintenant plus entre le 8 et le 11 mars. Le seul canadien en lice Derek Hatfield a quant à lui, repris la route. Il a quitté Hobart en Tasmanie bien décidé à finir sa course en dépit de sa disqualification. Des mises à jour régulières seront acheminées pour suivre la progression de Derek et de son Spirit of Canada.
La guerre du Pacifique sud fait rage dans la Volvo Ocean Race. Parti de Qingdao le jour de la Saint-Valentin, les VO70 dévalent plein sud en direction des 40ièmes rugissants où ils mettront ensuite le clignotant vers la gauche en direction de Rio de Janeiro. Au passage des Îles Fidji, la flotte s’est scindée en deux, donnant de ce fait une légère avance de 16 milles nautiques à L’équipe Puma.
Pour prendre le haut du classement, le skipper Ken Read et ses hommes ont cependant dû multiplier les empannages pour passer l’archipel avec au surplus, l’obligation de contrôler les enragés de Telefonica Blue revenus au contact à la faveur du passage du Pot-au-noir.
Comme on le sait, l’équipe dirigée par le skipper Bouwe Bekking avait dû retourner à quai pour réparer la quille du coursier endommagée lors du départ. Depuis son retour en course, les Blues cravachent pour revenir sur le peloton. Muni d’une nouvelle paire de safrans, ils sont maintenant troisième derrière Ericson 4 et à seulement 28 petits milles du leader. C’est donc tout un duel qui s’annonce lorsque les vents donneront aux marins le plaisir d’engager le levier de vitesses sur la surmultiplié dans des allures plus débridées. Le grand sud devrait commencer à se faire sentir dans sa forme plus sauvage d’ici une centaine d’heures environ.








