Samantha Davies a réalisé un exploit inimaginable, Personne parmi tous les experts, les preneurs aux livres ou les simples amateurs de prédictions de fond de taverne n’aurait imaginé pareil dénouement. Je dis bien : PERSONNE ! L’anglaise a fait une course magistrale. Elle a fait montre d’un talent extraordinaire. Elle fût une excellente gestionnaire de course. Elle a utilisé de manière intelligente, son bateau et ses ressources.
On attendait Mike Golding, Alex Thompson ou même l’autre, Brian… Mais C’est Sam et son magnifique sourire qui rehausseront la beauté du podium de ce 6ième Vendée-Globe si Marc Guillemot ne la souffle pas à la quatrième place, ce qui serait quand même plus que respectable.
Sam Davies réalise un temps de 95 jours 04 heures 39 minutes et 01 seconde. Elle a parcouru les 27 470 milles nautiques à la vitesse moyenne de 12,02 nœuds. Elle fût l’une des rares solitaire à se payer le luxe de d’un compteur à plus de 400 milles par jour (412 milles) avec ce mythique bateau, deux fois gagnant du Vendée-Globe, en 2000 et 2004.
Mais ce que nous retiendrons n’est pas tant cette performance éblouissante. L’histoire gardera plutôt le panache avec lequel ce tour du monde a été réalisé. Samantha Davies ne s’est jamais plainte. Elle gardé le sourire. Elle était toujours de bonne humeur. Elle a étalé le flegme typique des anglais dans l’adversité, les contrariétés et les jours de tristesse qui, inévitablement, parsèment sporadiquement ces trois mois de course. Si Michel Desjoyaux a pris la place que Vincent Rioux occupait en 2004, Sam Davies a pris celle de Jean Lecam. Elle est devenue la reine incontestable d’un esprit sportif recherché par les sponsors et la coqueluche du public de qui, elle a d’ailleurs conquit le cœur.
Où l’océan mènera-t-elle Samantha Davies dans les mois à venir ? Nul ne le sait. Mais une chose est assurée. La jeune et talentueuse anglaise est une excellente ambassadrice de son sport et il serait étonnant qu’aucun sponsor ne lui donne la chance de rééditer son exploit. Pas de doute, elle qui est incontestablement l’une des meilleures vendeuses de tous le sport professionnelle, et ce, tout sexes confondus.
Mais au fait ! Avez-vous remarquez ? Chaque fois qu’une anglaise se pointe le nez au Vendée-Globe, elle performe toujours bien au point de finir parmi les meilleurs. Et comme beaucoup de gens s’entendent pour dire que la perle manquante de ce 6ième Vendée-Globe était Ellen Mac’Arthur, que nous réserve alors le prochain départ ? Après deux podium, est-il permit de penser que… jamais deux sans trois… ? Mais la petite anglaise pourrait avoir une redoutable dauphine en la personne de Samantha Davies.
Vous remarquerez que je ne fais aucune prédiction… !
Voile en ligne tient à féliciter Samantha Davies pour sa remarquable performance.
Mais je dois tout de même retirer mes paroles à la veille de cette attaque en règle qui s’annonce dans le golfe de Gascogne. Il ne faut en effet, jamais sous-estimer la détermination des sujets de Sa Majesté. Car comme le dit si bien l’adage, « si la tendance se maintient » il risque d’y avoir trois anglais sur le top cinq du Vendée-Globe 2008-2009.
Marc Guillemot va, quant à lui, trouver le temps bien long. Navigant sans quille, son bateau ne peut plus accélérer. Et comme si ce n’était pas suffisant de rouler à vitesse réduite, il se doit d’être au taquet presque 24 heures par jour. Et pour mettre la cerise sur le sundae, voilà que Dame nature s’en mêle. Le vent tournera bientôt au Sud-Est, puis franc-Est. Marc devra donc faire du près avec un bateau sans quille… Autrement dit, il se baladera en configuration dedeuche sur trois roues dans les dunes du Sahara ! Il aura grand intérêt à rester poli…
C’est alors qu’il risque aussi de voir la flotte de la couronne britannique se faire la paire. Car après Sam Davies, suivront Brian Thompson et avec un peu de chance, Dee Caffari. Cette dernière surnommée à juste titre « l’infirmière du Vendée-Globe qui colle, un après l’autre, les sparadraps sur les fibres baladeuses de sa grand-voile.»
Tout cela tient ! Mais à quel prix ? On imagine aisément la fatigue et le stress qui accablent Marc. Il fait face à un anticyclone qui lui bouche le chemin et demain, viendront les vents contraires qui le forceront à louvoyer. C’est ce que l’on appelle bouffer le poulet avec les os. On ne peut qu’espérer voir la chance tourner pour finalement sourire à Crocodile-Guillemot, lui qui jusqu’à maintenant refuse obstinément de lâcher le morceau.
On était bien loin de s’imaginer que l’arrivée au Cap Finistère allait se transformer en répétition de la bataille des plaines d’Abraham. Et qu’y a-t-il de plus déterminé qu’un anglais? Une anglaise bien sûr! Que nos cousins se le tiennent pour dit! Quant à moi, plus question de faire de prédiction. Plus je m’avance et plus je me cale… Si ça continue, je vais devoir sortir mon canoë de sauvetage.
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Mais surtout, ne manquez pas de participer au petit quiz sur la quille mystère qui s’intitule: À qui appartient cette quille? C’est sur la page d’accueil aussi.
Bonne chance…
Bien que Monsieur Hautbois n’était que peu connu chez nous, il n’en demeure pas moins que tous celles et ceux qui suivent de près ou de loin les coureurs ne peuvent demeurer insensible devant pareille épreuve. Voilà pourquoi cette nouvelle épouvantable a un si grand retentissement, et ce, partout à travers le monde.
La course océanique est un sport à risques nombreux et élevés. Personne parmi celles et ceux s’adonnant à la pratique de ce sport n’est à l’abri d’un accident. Comme on l’a vu lors du Vendée-Globe, même les coureurs les plus aguerris peuvent devenir des victimes. Et comme le dit souvent un coureur de chez nous : « la mer est un lieu où l’être humain n’est que toléré. »
Voile en ligne s’allie à tous les amateurs de course océanique québécois pour offrir à la famille et aux amis de Monsieur Hautbois nos sincères sympathies.







