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Archive pour la catégorie ‘Courses océaniques’

L’Artemis Transat s’achève. Elle a couronné Loïck Peyron en monocoque 60 pieds dans un triplé historique. C’est aussi sa deuxième victoire consécutive. Peyron annonce donc ses couleurs avec très grand sérieux en vue du Vendée-Globe. Il avait aussi raflé les honneurs de la Transat BtoB.

L’Artemis Transat a aussi offert un podium à Armel Le Cléac’h et Yan Élies. Ces derniers ont fait une très bonne course. Ils ont évité les malchances et fait montre d’une gestion intelligente de leur monture.

Chez les class 40, la monotypie a ses limites comme on l’a vue. Giovani Soldini ne fût pas encore menacé de manière significative. Il faudra attendre la prochaine génération de ces bateaux pour mieux évaluer les potentiels. La surprise revient toutefois à la deuxième place du jeune allemand Boris Hermann ainsi que la troisième place à Thierry Bouchard. Le cadet de la flotte le jeune Louis Duc à 24 ans seulement, termine avec un très bon résultat, soit la 4ième place.

Bonne nouvelle d’Yvan Noblet et de son bateau blessé par ce qui semble de plus en plus être un tronc d’arbre. Celui qui nous avait fait une grande frayeur il y a quelques jours alors qu’il envisageait de carrément quitter son bateau, est arrivé à bon port à Saint-Pierre et Miquelon. Voici ce que rapporte le site internet d’Appart’City :

Exténué de fatigue et extrêmement soulagé, Yvan nous confiait : « Je suis vraiment heureux d’avoir pu sauver Appart’City®, j’ai eu très peur de le perdre lorsque j’ai constaté mon avarie : quelle frayeur ! La bataille fut rude, et ce, jusqu’à l’entrée du port. Ces 3 jours de navigation sur un bateau blessé, dans une eau à 0°, entre les icebergs, avec la crainte permanente de devoir affronter des vents violents, maintiennent sans conteste les nerfs à vif ! »

Le skipper d’Appart’City® se remet enfin de ses émotions, lâche la pression permanente qui pesait sur ses épaules, se repose… Voici deux jours qu’il n’a pas fermé l’œil pour cause de veille attentive, la présence de nombreux icebergs sur la route imposant une vigilance de tous les instants. « J’avais l’impression de naviguer dans un seau à champagne…»

À cela s’est ajouté l’impératif de rejoindre sa destination avant le gros coup de vent annoncé avec rafales à plus de 30 nÅ“uds de nuit : « J’ai dû tirer un peu sur le bateau depuis 24h. J’ai fini sur le bon bord à 14 nÅ“uds de moyenne, plein vent arrière …. »

La satisfaction de s’en être sorti prend le pas sur la déception d’une course inachevée !

« Évidemment j’éprouve une très grande déception d’avoir été contraint à l’abandon. Ayant néanmoins suivi la course de loin, je me permets de penser que les conditions météo et la stratégie envisagée m’auraient permis de regagner sur la flotte.…

Mais bon, il en est aujourd’hui ainsi. L’accident est survenu et l’essentiel était alors de sortir de ce mauvais pas et de limiter la casse ! C’est chose faite. Je referai cette course, c’est une certitude! »

Quant à l’origine de l’avarie, et après vérification de la coque, l’hypothèse du choc avec un tronc d’arbre ayant amorcé la fissure apparue dans les deux jours suivants semble se confirmer. Yvan a établi un premier état des dégâts et a une idée quant au mode de réparation. Le bateau sera sorti au plus tôt, permettant à l’équipe de remettre Appart’City ® en « configuration course » dans les meilleurs délais et donner suite au programme de régates :

« Je ne sais pas encore si nous serons dans les temps pour redescendre à Boston et participer, comme prévu initialement, à la Boston – Halifax : à priori, ce projet semble compromis. Par contre nous serons assurément au départ de la Québec St-Malo le 20 juillet prochain : avec une motivation et un moral d’acier !!! »

Québec accueillera donc au courant des prochains jours les récipiendaires des deux premières marches du podium de l’Artémis Transat en class 40. Conséquemment, notre transat risque de servir de match revanche pour celles et ceux qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas terminé cette course là où ils l’auraient voulu.

Une belle image que les coureurs préfèrent ne voir qu’à la télé…


Le phénomène du réchauffement climatique amène son lot de nouvelles contraintes pour les organisations de courses océaniques se déroulant à des latitudes extrêmes. Cela en raison des champs de glaces s’étendant de plus en plus loin des pôles. On l’a vu récemment lorsque le marin russe Fedor Konyoukhov a été forcé de se détourner par l’autorité de course régissant sa tentative de record du tour de l’Antartique. La même chose s’est produite lors de l’Artemis Transat.


Or, bien que la situation des glaces dans l’Atlantique-nord soit préoccupante, le comité de course de la Transat Québec Saint-Malo n’envisage pas (du moins pour l’instant) d’instaurer des obligations de parcours de contournement. C’est ce qu’a indiqué le directeur de course Jean-Claude Maltais à Voile en ligne.



« Nous continuons d’observer la situation de près. Nous avons déjà eu quelques problèmes avec des grôlers aperçus ça et là il y a de cela quelques années. Par contre cette fois-ci, nous comptons sur la chaleur du golfstream ainsi que sur un départ tardif en juillet pour dissiper les risques. D’ailleurs, il faut dire que les chances de faire une mauvaise rencontre sont très minimes. Toutefois, il demeure bien évident que nous aviserons si jamais les choses évoluaient dans le mauvais sens. »


Est-ce à dire qu’il pourrait y avoir une porte de glace comme ce fût le cas pour l’Artemis Transat ? «Soyez assurés que le cas échéant, il n’y aura aucun compromis sur la sécurité des coureurs » s’est contenté de répondre le directeur de course.





Rebondissement incroyable dans l’Artemis Transat. Le navigateur Vincent Rioux est constraint d’abandonner son Open 60 PRB flambant neuf en raison d’une rupture du joint de quille suite à une collision avec un requin pèlerin. Il est récupéré par Loïc Peyron. Notons que c’est le troisième avarie subit par le nouveau PRB. Depuis sa sortie de chantier, ce bateau a eu deux ruptures d’espar et maintenant un bris de quille. Cette déveine mettra-t-elle en péril la participation au Vendée-Globe de Vincent Rioux et de PRB ? Quoi qu’il en soit, nous publions ici l’article du magazine Course au Large racontant ce qui s’est passé.
D’après Course au large.

Enorme et très mauvaise surprise sur la Transat Anglaise, déjà marquée par les abandons de Michel Desjoyeaux, Sébastien Josse et Unai Basurko : en raison d´une grave avarie de quille suite à un choc violent avec un requin pèlerin survenu la nuit dernière, le leader Vincent Riou a annoncé à 17h (HF) son intention de quitter son monocoque. Il se trouvait alors à 530 milles d´Halifax. Il a été récupéré vers 19h25 par Loïck Peyron, qui a ensuite repris sa route vers Boston, alors que Vincent Riou a tenté de sécuriser au maximum PRB avant de l’abandonner.
C’est à 9h15 ce matin que Vincent Riou a appris à son équipe à terre qu’il avait heurté cette nuit un requin pèlerin. Le choc avait été suffisamment rude pour arrêter net son monocoque. La situation n’avait pas alors alarmé outre mesure Vincent qui constatait cependant qu’il n’arrivait plus à vidanger le puits de quille. Le skipper de PRB ne s’en n’alarmait pas outre mesure se félicitant juste de ne pas avoir à trop forcer son bateau dans les heures à venir en raison d’une petite bulle anticyclonique sur la route.
A mi-journée, Vincent pensait même avoir trouvé l’origine du problème : le décollement de l’ogive de quille, sorte de carénage du puits de quille. Son équipe à terre lançait même la fabrication d’une pièce de rechange pour l’installer à Boston une fois la course finie. Rien de grave donc.

Loïck Peyron se porte à son secours

Mais un peu avant 17 heures la situation était devenue toute autre. Vincent venait en effet de profiter des calmes revenus pour inspecter plus minutieusement son système de vérin. Et là, stupeur, il s’apercevait que la fixation avant de sa quille était cassée. La quille n’était plus retenue que par son axe arrière et par le système de vérin qui la maintenait à ce moment inclinée sur un bord. Qu’il remette la quille droite et elle partirait inévitablement vers l’avant, se posant directement sur la coque avec tous les risques de détérioration rapide de celle-ci que l’on imagine, voir de perte de quille. Impossible pour Vincent d’envisager d’aborder ainsi le coup de vent qui s’annonce dans les 24 heures sans mettre en péril et le bateau et le marin…

C’est pourquoi après avoir prévenu une première fois la direction de course, Vincent confirmait à celle-ci à 17h38 son intention de demander assistance et de quitter son bateau. Situé à 13 milles dans l’axe arrière de Vincent, Loïck Peyron, déjà prévenu, faisait immédiatement route vers PRB qu’il devrait rejoindre vers 18h30/19 heures. Pour préparer le transbordement sur Gitana Eighty, Vincent a enfilé sa combinaison de survie et prévoyait éventuellement de gonfler son canot de sauvetage. Il a indiqué à la direction de course que la mer était formée, environ 2,50 m de creux mais les conditions semblaient malgré tout maniables en raison du passage dans une bulle anticyclonique. Le skipper profitait également de ces derniers moments à bord pour préparer le mieux possible son PRB à résister à la dépression annoncée car l’idée est évidemment de venir le récupérer au plus vite à partir des côtes nord-américaines.
Vincent à bord de Gitana Eighty
Dernières infos : A 19h25 mardi soir, Vincent Riou a été embarqué à bord du Gitana Eighty de Loïck Peyron qui a repris sa route vers Boston, juste après que Vincent ait tenté de sécuriser au maximum son bateau avant de le quitter, ballasté à fond.
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Dernère mise à jour du site le 2010-09-05 @ 22:01