
Photo: Le président de la Transat Québec Saint-Malo Sylvain Gagné animant la conférence de presse au kiosque de la Transat lors du salon nautique de Paris en compagnie de monsieur Michel Robitaille, délégué général du Québec sur place ainsi que Monsieur René Couaneau Maire de la ville de Saint-Malo.
Crédit photo: Luc Forcier © 2011
Voile Internationale Québec a dépêché une importante délégation au Salon Nautique de Paris afin de faire la promotion de la Transat Québec Saint-Malo 2012 dont le départ est prévu pour le 22 juillet prochain.

La conférence de presse regroupait une brochette de personnalités. Parmi celles-ci, le maire de Saint-Malo monsieur René Couaneau, le délégué général du Québec à Paris monsieur Michel Robitaille, et le président de la Transat monsieur Sylvain Gagné. Le Maire de Québec monsieur Régis Labaume s’est joint à la conférence de presse par téléphone, n’ayant pu se déplacer en raison d’engagements. Par contre, Monsieur Yves Jean (médaillon ci-contre à gauche) de la Fondation canadienne de la faune qui agit comme l’un des importants sponsor de la Transat, était sur place.
Plusieurs skippers ont aussi pris part à la conférence de presse. L e Français Gilles Lamiré qui commande l’un des derniers 60 pieds ORMA encore en circulation sur les circuits de course était présent et a annoncé son intention de s’aligner au départ. C’est aussi le cas du Franco-Québécois et circumnavigateur Benoît Parnaudeau qui comme on le sait, est le seul Québécois d’origine à avoir complété le Vendée Globe. Le gagnant de la dernière Transat Jacques-Vabre en Class 40 Yannick Bestaven était aussi présent tout comme le Québécois Luc Forcier.

Rencontré la veille de son départ, le directeur de course Jean-Claude Maltais se réjouissait de l’avancement du dossier de la Transat auprès des autorités.
« Nous avons déjà eu un peu d’argent via une subvention au développement offerte par la ville de Québec et cela nous permet d’opérer beaucoup plus tôt qu’à l’accoutumé (…) » a déclaré l’officiel en chef de la Transat. L’entreprise Gestev a aménagé un bureau de la Transat à la Baie de Beauport où la machine se met en marche graduellement.
Presque toute l’équipe de la Transat a pris la direction du Nautic de Paris. Elle a de plus la chance de compter sur des Québécois déjà sur place, dont le skipper Luc Forcier.
Et quel est le but recherché pour ce déploiement majeur ?

« Nous allons consolider les engagements que nous avons déjà avec plusieurs sponsors qui soutiennent les coureurs. « Dans ces dossier là, les commanditaires ont leur mot à dire autant que les coureurs. Les décisions se prennent dans la collégialité dans ce domaine (…) » Poursuit Jean-Claude Maltais qui souligne aussi au passage le dynamisme du nouveau président de la Transat Sylvain Gagné.
« Il y a déjà beaucoup de travail de fait. En fait, il y en a beaucoup plus que par les années passées. Sylvain Gagné et Jean Lemay y sont pour beaucoup et il faut saluer leur travail. Ils ont tous les deux fait une très grosse job (…) » dit Jean-Claude Maltais.
Et comment vont les relations avec le promoteur Mark Turner, qui préside la Twostar et la Transat anglaise? « Nous avons d’excellentes relations avec Mark Turner. C’est le genre de gars qui n’a pas de boîte vocale. Il répond à tous les appels qu’on lui place. La communication est excellente avec l’équipe là-bas (…) » dit Jean-Claude Maltais.
On sait que l’organisation de la Transat Anglaise et de la Twostar sont regroupés autour d’OC qui est l’entreprise de Mark Turner. L’organisation britannique et québécoise ont donc pris une habitude de coordination et de bonne collaboration.
La Transat Québec Saint-Malo a également reçu une grande nouvelle récemment en voyant l’épreuve être officiellement inscrite au calendrier des courses offshores de l’ISAF. La course de Québec se distingue donc et prend du galon à l’échelle internationale. Cela donne une crédibilité forte utile quand vient le temps de présenter l’épreuve aux éventuels sponsors.
En terminant, Voile en Ligne a appris que plusieurs villes comptent profiter des retombées de la Transat en négociant avec le comité de course le passage d’une bouée par la flotte à proximité de leur fief. C’est le cas de la ville de Gaspé qui selon ce qu’on dit, serait en pourparlers avec la Transat pour le contournement d’une marque de passage à Grande-Grave. Un bon moyen d’aller chercher des revenus pour l’organisation qui a prévu cette année, un budget de plusieurs millions.

Photo: Voici la page internet ainsi que le nouveau logo de la Transat 2012.
On est à un peu plus de 10 mois du départ de la Transat Québec Saint-Malo 2012 et déjà, ça bouge. Depuis que les rennes de la Transat ont été pris par Sylvain Gagné et Jean Lemay, « ça brasse dans la ti-cabane » pour utiliser l’expression de Joe Canale, un ancien entraîneur de hockey junior ayant connu une fructueuse carrière à Québec.
Les organisateurs ont en effet l’intention de faire des dix jours de village de course qui précèdent le départ de la Transat une fête de la voile mémorable où il y en aura pour tous les goûts.
Primo l’organisation a été confiée à Gestev. L’entreprise de Patrice Drouin est bien connue pour ses succès en matière d’organisation d’évènements sportifs. Ils sont à l’origine du Big Air et du Red Bull Crash Ice. Gestev administre également la plage de la Baie de Beauport qui sera un haut lieu de rassemblement lors de la Transat. On y organisera plusieurs activités, dont des compétitions de voile légère et de catamarans de sport. Des initiations à la voile seront aussi offertes aux familles qui veulent apprendre les rudiments de la voile.
Gestev ne perd pas de temps. Elle a dévoilé cette semaine le nouveau visuel de la Transat. Le logo représente une cible de couleur sur une photo noir et blanc d’un multicoque. L’image est au goût du jour. Elle est moderne, esthétique, et traduit bien le caractère sportif et extrême de l’évènement. Le site internet est en construction, mais on trouve une page visible à l’adresse www.transatquebecsaintmalo.org sur laquelle beaucoup d’informations sont disponibles, y compris l’avis de course en cache.
Pour ce qui est du programme, attendez-vous à voir les grandes vedettes du monde de la classe 40 l’an prochain. Trois Québécois seront aussi du départ. Luc Forcier sur le tout nouveau Class 40 Sacramouille, le docteur Robert Patenaude sur Persévérance et finalement, Éric Tabardel sur Bleu-Salin’eau.
Les multi 50 devraient encore être de la partie et on s’attend de voir les nouvelles unités telles qu’Actual d’Yves Leblevec, ainsi que le détenteur du record de la Route du Rhum Lionel Lemonchois sur Prince de Bretagne. Quant au champion défendant Franck-Yves Escoffier, il sera de retour si tant est qu’il puisse être épaulé par un sponsor.
La nouvelle classe Echo 60 sera aussi l’une des grandes attractions de la Transat de 2012. On aimerait bien attirer les circumnavigateurs de la dernière Velux 5 Oceans à commencer par le Néo-Écossais Derek Hatfield (Spirit Of Canada) ainsi que le patron de la classe, le légendaire Sir Robin Knox Johnston sans oublier l’américain Brad Van Liew, le Britannique Chris Stanmore Major et finalement le polonais Zbignew Gutkovsky. Ce dernier qui comme on le sait a été l’une des grandes vedettes de ce tour du monde.
Les dirigeants de la Transat Québec Saint-Malo n’ont d’ailleurs pas renoncé à leurs tentatives d’attirer les vedettes de l’IMOCA que l’on aimerait bien aussi voir à Québec, et ce, même si le Vendée-Globe est pour bientôt après la Transat.
Par ailleurs, l’organisation de la Transat ne cache plus son intention de créer un secrétariat permanent pour gérer un évènement international qu’à terme, on souhaiterait voir être aux deux ans plutôt que quatre. Voile International Québec voudrait des évènements voile locaux chaque année. Elle souhaite d’ailleurs attirer les meilleurs coureurs sur le globe et pour ce faire, une cible a été accrochée au mur avec le chiffre 2014. On voudrait organiser un évènement dont l’envergure serait proportionnellement comparable au Grand-Prix de F1 de Montréal. De quoi s’agit-il? Voile en Ligne a appris de bonne source qu’il serait question d’un aller-retour par étape sur l’Atlantique avec un départ de la France, une arrivée à Gaspé et un retour à partir de Québec vers la France.
Par ailleurs, on envisage des démarches pour faire reconnaître les parcours de la Québec Saint-Malo ainsi que celui de la Route Rimouski-Anticosti par la World Speed Sailing Record Council (WSSR). Le but de l’exercice serait bien entendu d’attirer sporadiquement des marchands de vitesse comme les Joyon, Coville, Cammas et autres gazelles de la course au large afin de tenir la flamme de ce sport constamment allumée.
Et parlant des pieds-au-planchistes, nous avons appris que Georges Leblanc compte profiter de la prochaine édition de la Transat pour tenter de venir à bout du record de course pour un monocoque si tant est que la nature puisse collaborer. Ce record appartient au Suisse Pierre Felhman et tient depuis 1992. Il est de 10 jours, 15 heures et 44 minutes. L’exploit absolument remarquable avait été réalisé à bord de Merit, un plan Farr de 25 mètres, (un maxi de 80 pieds fait de carbone) qui, tout comme son cadet, le Ocean Phenix de Georges Leblanc, avait ensuite participé à la Whitbread de 1989-1990 devenu aujourd’hui la Volvo Ocean Race. Il avait alors terminé troisième.
Georges Leblanc s’alignera au départ avec un VO 60, une monture capable de tout. Le skipper lévisien mettra sur pied une équipe de choc dans les mois qui viennent. Selon ce qu’on a appris, le noyau dur de 2008 devrait être de retour. Ainsi, Michel Littée, Walter Timmerman et l’ancien champion canadien de Laser Pierre-Olivier Roy reprendraient du service.
Des noms comme ceux de Philippe Oulhen et Michel Sacco sont aussi pressentis pour faire partie du groupe. Le premier est passé durant l’été et a rencontré Georges Leblanc à Québec. La nature exacte des entretiens qu’ont eus les deux hommes n’est pas précisée, mais on sait que la question de la Transat de 2012 est venue sur le tapis. Du reste, Georges Leblanc a l’intention de greffer autour d’eux plusieurs éléments fortement expérimentés et capables de pousser la machine au maximum. Pas question d’être derrière le peloton cette fois-ci.
La Transat 2012 promet donc d’être extrêmement intéressante. Plusieurs projets seront annoncés dans les mois à venir. L’un d’eux concernerait une équipe Québécoise en multicoque. D’ailleurs, les Québécois seront particulièrement impliqués dans cette édition à venir de la seule course transatlantique se disputant d’est en Ouest. On retrouvera au moins quatre équipes de chez nous qui prendront le départ. Une bonne nouvelle pour le milieu de la course au large de chez nous.

Hervé Cléris a toutes les raisons de célébrer.
Pour Franck-Yves Escoffier, c’est une victoire de plus à afficher à un tableau de chasse déjà fort bien garni, lui qui domine outrageusement ce plateau depuis des mois. Mais cela pourrait changer bientôt. Plusieurs projets de multi 50 sont en cours de route dont celui de Yves LeBlevec. Coéquipier sur Crêpes Wahou pendant cette Transat, LeBlévec qui est aussi le vainqueur de la Min-Transat 2007 pourrait rendre les choses beaucoup plus complexes au malouin dès que sa nouvelle machine sortira du chantier.
La classe 40 a sacré un nouveau champion en la personne de Halvard Mabire et l’équipe Pogo Structures. Ils détrônent ainsi l’Italien Soldini qui avait presque tout gagné jusqu’à maintenant. Le jeune et talentueux skipper français Olivier Krauss termine deuxième. Aux moment d’écrire ces lignes, la guerre faisait rage pour la troisième place du podium dans cette classe. Il restait 135 milles à faire à l’équipe de Giovani Soldini mais elle était sérieusement menacé par les jeunes loups de Novedia Groupe, en fligrane à seulement 15 milles nautiques derrière. Le seul québécois dans cette classe Benoît Parnaudeau terminera vraisemblablement 5ième, ce qui est un sacré bon score pour celui qui avait connu toutes sorte s de problèmes pendant la transat anglaise. La course a aussi été marquée par le démâtage du class 40 Groupe Sefico de Phillipe Vallée qui occupait alors la 7ième place.
Puis, immense déception dans la classe FICO, où le seul équipage entièrement Québécois, celui de Georges Leblanc a été contraint à l’abandon en raison d’une voie d’eau causée par une collision avec un objet flottant non identifié. Ayant fait demi-tour, Georges Leblanc et son équipage devraient arriver dans la journée d’aujourd’hui à saint-John Terre-Neuve. C’est selon toute vraisemblence le belge Christophe Bullens qui devrait ravir la première place du podium dans cette classe devant Cervin enr de Yannick Bestaven et Saint-Malo Team de Dennis Douillez à qui il reste encore plus de 1500 milles nautique à faire avant l’arrivée..





