Un premier bateau de la Transat Québec Saint-Malo au port de Québec.
À tout seigneur tous honneurs! C’est le VO65 Ocean Phenix du skipper Georges Leblanc qui est le premier participant de la Transat Québec à se présenter au port de Québec.

Georges Leblanc et son équipe ont jeté les amarres vers 20h30 vendredi soir. Après la mise à l’eau à Lévis, le coursier a traversé le fleuve au moteur pour venir s’accoster au ponton d’attente du bassin Louise. Aux prises avec une très légère fuite d’un joint torique des ballasts, Georges Leblanc s’est immédiatement mis au travail. Tout comme le reste de l’équipe qui avait transformé le voilier en fourmilière à tel point qu’on se serait presque cru à la veille du départ. Fatigue évidente pour certains suite à ce blitz de mise à l’eau. Voile en Ligne est allé à leur rencontre. Nous avons parlé à Marc Drouin, Sébastien Jean et bien sûr, le skipper Georges Leblanc. Voici ce que ça donne
La légende Mabire de retour sur la Transat Québec-Saint-Malo!
Le légendaire Halvard Mabire qui vient de prendre part à plusieurs étapes de la Global Ocean Race sera à Québec pour la Transat Québec Saint-Malo. Halvard Mabire viendra donc défendre son titre, lui qui revendique la première victoire dans la class 40 sur cette course.

Crédit photo | GOR archives ©.
Le légendaire Halvard Mabire qui vient de prendre part à plusieurs étapes de la Global Ocean Race sera à Québec pour la Transat Québec Saint-Malo. Halvard Mabire viendra donc défendre son titre, lui qui revendique la première victoire dans la class 40 sur cette course.
C’est une très grosse nouvelle et elle n’est pas la seule. Le journaliste Fabrice Amedéo du célèbre magazine le Figaro s’en vient également sur Québec à bord de son Class 40 Geodis. Par ailleurs, on n’attend toujours la confirmation du Français d’origine québécoise Benoît Parnaudeau.
Ces deux nouvelles inscriptions portent le nombre de coureurs à 18 en Class 40 et à 22 bateaux au total, soit la plus grosse flotte pour une transat cette année. Il s’agit d’un score remarquable compte tenu des énormes difficultés économiques qui sévissent sur l’Europe depuis des mois.
Ce qu’il y a d’intéressant dans cette situation, c’est que comme plus on est de fous plus on rit, d’autres voudront sans doute se joindre à la fête, histoire de se mesurer. On pense à quelques Class 40 qui voguent sur la côte est des États-Unis dont notamment le redoutable Kiwi 40 FC, Bodacious Dream, propriété du skipper Dave Rearick et qui vient tout juste de sortir des chantiers néo-zélandais.
À défaut on ne sera pas moins gâté pour autant. Le Mach 40, Mare de l’allemand Jorge Riechers, l’Akilaria RC2 de Fabrice Amédeo et le Pogo 40 S2, Picoty, de Jacques Fournier. Ce ne sont donc pas les purs-sangs des mers qui manqueront.
Les sept vies de la Transat Québec Saint-Malo.
À chacune des éditions de la Transat Québec Saint-Malo, on retrouve toujours quelques prophètes de malheur de services pour l’enterrer. On rigole tous de ces croque-morts du dimanche le jour du départ.

Crédit photo: Bruno Bouvry © 2012
Il y a quelques semaines, l’équipe d’une émission française spécialisée dans le domaine de la course au large et diffusée sur le net prédisait de sombres jours à la Transat Québec Saint-Malo. Hé bien une fois de plus, il faudra se raviser. La plus belle des transats n’est pas à la veille de rendre son dernier souffle. 18 inscriptions à ce jours et plusieurs autres sont à venir.
Si la Transat Québec-Saint-Malo est bien vivante, c’est d’abord parce que l’équipe qui l’organise travaille toujours très fort pour attirer les meilleurs coureurs et ensuite, que le départ ait lieu. Et puis quoi qu’on en dise, la course au large est plus vivante que jamais au Québec, surtout dans la capitale, en aval du fleuve, dans la Baie des Chaleurs ainsi qu’au Lac Champlain.
Mais surtout, la transat est un fichu de bon placement qui rapporte gros en termes de visibilité et ne coûte pas cher. La transat est une aubaine. Et sans vouloir rien enlever à nos amis à l’autre bout de l’autoroute 20, si la ville de Québec avait pour sa transat, le dixième de ce que Montréal a en fric pour son grand-prix de F1, nous ferions des miracles avec un évènement qui, toutes proportions gardées, rapporte des retombées touristiques avantageusement comparables.
À Québec, on fait définitivement des prodiges avec très peu de moyens. Et foi du directeur de course Jean-Claude Maltais, ça va continuer. L’édition 2012 est en passe d’être la course qui va aligner le plus grand nombre d’inscrits pour une épreuve de class 40 cette année. Elle se rapprochera même dangereusement du chiffre magique de 16 bateaux de la dernière édition de la Transat Jacques-Vabre.
Si la joie d’accueillir les cousins ne se dément pas, celle de voir poindre l’étrave du transfuge Benoît Parnaudeau va encore combler les Québécois pour cette édition. Le grand Ben n’est pas un navigateur ordinaire. C’est quelqu’un qui véhicule des valeurs qui sont chères en ces temps troubles. Il est aussi le premier québécois d’origine à avoir complété un tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance.
Dès qu’il mettra le pied à Progresso, Parnaudeau doit s’attendre à se faire taper sur l’épaule. On lui rappellera sans doute que des Québécois le réclament. Stylo et formulaire d’inscription à la main, d’aucuns s’assureront de programmer le pilote automatique de son coursier pour qu’il pointe son bout dehors en direction du golfe St-Laurent.
« On y travaille (…) » dit le directeur de course Jean-Claude Maltais rencontré il y a quelques jours. Ce dernier aimerait bien en effet, convaincre ceux qui tardent à s’inscrire. « Nous avons fait tout ce qu’il fallait pour ça(…) » dit-il. « Nous avons retardé de 30 jours la fermeture de la période de préinscription pour donner à celles et ceux qui naviguent encore dans les différentes courses la chance de rentrer à terre pour compléter les formalités. Pour faire parvenir un chèque, disons que les boîtes postales sont plutôt rares sur l’océan(…) », dit en riant le directeur de course à la bonne humeur proverbiale.
L’atmosphère est plutôt bonne dans l’entourage de l’organisation de la Transat et pour cause. Si Jean-Claude Maltais admet qu’il est loin d’être facile d’aller chercher les appuis financiers nécessaires cette année en raison du contexte économique incertain, du côté sportif, on attend par contre de très grandes vedettes du monde de la course au large.
L’allemand Jörge Riechers qui vient de remporter la Solidaire du Chocolat ainsi que le vainqueur de la Transat Jacques-Vabre Yannick Bestaven sont attendus à Québec. Ils feront face au redoutable Belge Michel Kleinjans, vainqueur de l’édition 2009 de la Global Ocean Race. Le ministe Sébastien Rogues, vainqueur de la première étape de la mini-transat 2011 est également inscrit.
Les Québécois ne seront pas en reste. Si le vent le lui permet, Georges Leblanc tentera certes de battre le record sur la distance pour un monocoque, marque détenue par le Suisse Pierre Fhelman sur le Whitbread Merit, un plan Farr de 80 pieds. Ce record qui tient depuis 1992 est de 10 jours, 15 heures et 44 minutes.
Trois équipages québécois seront de la partie en Class 40, soit ceux d’Éric Tabardel sur Bleu, de Luc Forcier sur Sacramouille et du docteur Robert Patenaude sur IRIC Persévérance.
La programmation promet d’être spectaculaire avec des courses de démonstrations de voiliers ultrarapides. Les catamarans F30 disputeront la première édition de la Coupe Ambassadeur, un spectacle qui en mettra plein la vue durant la semaine de festivités entourant la Transat.
Le parcours de la course a aussi été légèrement modifié pour permettre un suivi plus facile et plus enrichissant du point de vue marketing. Des annonces seront faites dans les semaines à venir, mais Voile en Ligne a appris que les villes de La Malbaie, Rimouski, Matane, Gaspé et Percé verront vraisemblablement les voiliers de la Transat passer près de chez eux à vue de la rive. D’autres activités sont en préparation. Le magnifique site de la Baie de Beauport sera aussi mis à contribution. Bref, on veut faire de l’évènement une grande fête du vent et de la voile. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est avancé et bien parti.
Mais avant tout, on promet une transat à dimension humaine, plus facile à suivre et où l’on s’efforcera de faire connaître les coureurs et non plus seulement les machines. Une transat qui n’en sera pas moins passionnante à suivre.









