Un bateau avec toute une histoire.
Le Cervin enr n’est rien de moins que l’ancien Aquitaine Innovation, un plan Finot construit en 1996 avec lequel le navigateur Yves Parlier s’était illustré en lors du Vendée-Globe 2001. Après avoir démâté au large de la Tasmanie, le navigateur français avait jeté l’ancre, reconstruit son mât et terminé la course. À court de provisions, celui que l’on surnomme depuis « le Robinson des mers » s’était alors nourri de salades faites avec des algues qu’il avait cueillies sur l’océan pour pouvoir terminer la course… !
Karen Leibovici à Québec
Yannick Bestaven a non seulement amené avec lui l’ancien bateau d’Yves Parlier mais en plus, il a amené l’une des stars du Vendée-Globe 2004-2005. La navigatrice Karen Leibovici était à bord. Elle fait partie de l’équipe et sera vraisemblablement au départ de la course le 20 juillet prochain.
Cette super femme et super navigatrice a écrit son nom en lettre d’or dans le répertoire de la course océanique en devenant la quatrième femme seulement à boucler un tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance dans le Vendée-Globe. Elle était alors aux commandes du « cigare rouge » Benefic, l’ancien Adrien de Jean-Luc Van den Heede
Nul doute que Yannick Bestaven s’est adjoint une équipière de premier ordre. C’est la deuxième belle surprise de la transat en deux semaines. On se souviendra que Crêpes Wahou nous avait aussi gratifié de la présence à son bord du marin Yves Leblevec, récipiendaire du trophée de la mini-transat.
La réussite de ce cours est une condition obligatoire d’admission pour toute course sanctionnée par l’ISAF. L’article 6.01 des « Règlementations Spéciales Offshore » de l’ISAF (RSO), stipule qu’au moins 30 % d’un équipage participant à des courses classées catégorie 0, 1 et 2 par les mêmes « Règlementations Spéciales Offshore », doivent avoir suivi un stage d’entraînement à la survie. A l’issue de ces stages, les personnes passent un test, et dans les cas favorables, se voient remettre un certificat de stage « ISAF Approved ». Les Autorités Nationales membres de l’ISAF sont chargées de mettre en place ces stages à travers des centres professionnels de formation à la survie qu’elles habilitent, et dont elles contrôlent le contenu pédagogique et le bon déroulement des différentes sessions.
L’ISAF se questionne sur les ruptures de quilles.
Par ailleurs, au terme de sa conférence annuelle 2007 la même instance a pris bonne note et s’inquiète du nombre élevé d’incidents ayant entrainé des dommages majeurs aux carènes et aux appendices, celles-ci allant parfois jusqu’à la rupture de la quille de bateaux engagés dans des courses. Cette situation semble inquiéter l’ISAF au point où elle a mis sur pieds un comité conjoint incluant des architectes et des ingénieurs qui sera chargé de se pencher sur la question et de proposer de pistes de solutions qui pourraient être incorporées dans un cahier de charge, et ce, dès la saison 2009. Le comité de travail s’est d’ailleurs d’ores et déjà entendu quant à l’imposition de la norme qualitative ISO 12215 pour l’évaluation futures des structures des bateaux.
Source : Le site internet de l’ISAF
Le phénomène du réchauffement climatique amène son lot de nouvelles contraintes pour les organisations de courses océaniques se déroulant à des latitudes extrêmes. Cela en raison des champs de glaces s’étendant de plus en plus loin des pôles. On l’a vu récemment lorsque le marin russe Fedor Konyoukhov a été forcé de se détourner par l’autorité de course régissant sa tentative de record du tour de l’Antartique. La même chose s’est produite lors de l’Artemis Transat.
Or, bien que la situation des glaces dans l’Atlantique-nord soit préoccupante, le comité de course de la Transat Québec Saint-Malo n’envisage pas (du moins pour l’instant) d’instaurer des obligations de parcours de contournement. C’est ce qu’a indiqué le directeur de course Jean-Claude Maltais à Voile en ligne.
Est-ce à dire qu’il pourrait y avoir une porte de glace comme ce fût le cas pour l’Artemis Transat ? «Soyez assurés que le cas échéant, il n’y aura aucun compromis sur la sécurité des coureurs » s’est contenté de répondre le directeur de course.









