Le Vendée-Globe n’est toujours pas fini pour trois concurrents. Après avoir peiné au près pendant plusieurs jours, l’américain Rich Wilson progresse maintenant au portant. Il lui reste tout de même plus de 1000 milles nautiques à faire et il n’est pas attendu aux Sables d’Olones avant au moins 4 jours.
Même chose du côté de Norbert Sedlaceck qui a lui aussi louvoyé depuis quelques jours. Mais au moins, tout se passe bien. Même s’il reste à l’autrichien plus de 2000 milles nautiques à faire…
C’est du côté de Raphaël Dinelli que les choses se sont gâté au cours des dernières heures. Le dernier français en course commence à trouver que la Marianne se fait attendre pas mal. Il a cassé sa bôme et n’avance plus désormais que sous trinquette et à vitesse très réduite, soit environ 4 nœuds. De plus, Raphaël s’est, selon toute vraisemblance et l’avis du médecin de la course Jean-Yves Chauve, fracturé une côte. Quand on sait qu’il souffre déjà de tendinites aux coudes, on ne peut que conclure que cette fin de course prend des allures de chemin de croix.
Il lui reste 1600 milles avant de voir son calvaire prendre fin…
Steve White est un autre de ces skippers qui a pataugé dur pour se hisser dans son bateau. Parti de rien, ce jeune homme cultivait depuis une dizaine d’années le rêve de prendre part au Vendée-Globe comme un adolescent songe des nuits durant à sa première voiture. Il a hypothéqué sa maison et s’est endetté jusqu’aux oreilles. Quelques jours avant le départ, on se demandait encore s’il pourrait en être, tellement les difficultés étaient nombreuses et sévères. Il n’avait aucun sponsor pour le supporter et financièrement, ça surchauffait dans le rouge. Jusqu’à l’arrivée du projet Toe in the water.
Le Vendée-Globe, c’est parfois la réédition sous un autre format et à une autre échelle de toutes les grandes découvertes et conquêtes qui ont marqué l’histoire mondiale. De l’invention du téléphone en passant par celui du télescope, de la découverte du nouveau monde aux premiers pas de Neil Armstrong. Toutes ces histoires sont fascinantes. Les mois et les années de labeur qui ont précédé ces grandes réussites frappent l’imaginaire. Comme pour toutes ces personnes qui sont entrées dans la légende, il y aurait des pages et des pages à écrire sur ces émules modernes des frères Wright qui, au terme de milles efforts et de milles difficultés, affrontent ensuite milles périls pour revenir en héros aux Sables d’Olones. Toutes proportions gardées, leurs exploit dépassent quand même l’entendement.
Steve White est l’un de ces héros. Il marque sont nom en grosses lettres dorées dans l’histoire du Vendée-Globe en terminant dans le top 10 de surcroit. Un exploit que bien peu d’entre nous aurait pu imaginer. Il termine en 109 jours 36 minutes et 55 secondes. Il a complété son parcours à la vitesse théorique de 9,49 nœuds.
Voile en Ligne félicite Steve White pour sa persévérance exemplaire et son extraordinaire exploit.

Les Chiliens du Desafio font la vie dure aux Allemands
Les quatre concurrents toujours engagés dans la Portimao Global Ocean Race ont quitté Wellington samedi dernier soit le 21 février. Direction: Ilhabela, une île paradisiaque située dans le district de Sao-Paulo au Brésil.
L’étape de 7500 milles nautique est cruciale. Elle aura une influence déterminante sur le classement final de cette course qui, mentionnons-le est le premier tour du monde impliquant des Class 40 de dernière génération.
Comme on le sait, il y avait au départ de l’épreuve des solitaires et des duos. Il ne reste plus qu’un seul solitaire impliqué dans la course, soit le belge Michel Kleinjans.
Trois bateaux sont en lice dans la catégorie des duos, soit Team Mowgli, le Desafio Cabo de Hornos aisni que Beluga racer de Boris Herman. Ce dernier qui était des participants à la transat Québec>Saint-Malo l’année dernière a gagné toutes les étapes offshores jusqu’à maintenant.
Par contre, il semble rencontrer cette fois-ci un peu plus d’opposition, les chiliens du Desafio ayant pris momentanément la tête du peloton. Notons cependant que seulement quelques milles nautiques séparent le premier du deuxième. Le classement provisoire n’a donc que peu de signification, du moins pour l’instant.
Comme pour le Vendée-Globe et la Volvo Ocean Race, La direction de course a choisit d’instaurer des portes de glace pour limiter les risques de collision en ce début d’automne australe. Ces portes devraient rallonger de manière significative les temps de passage et d’arrivée.
Pour l’instant, la flotte fait face à une immense bulle anticyclonique. Les équipes ont donc alterné entre deux options, sud ou nord.
On retouve en haut le team Mowgli accompagné de Roaring Forty du belge Michel Kleinjans tandis qu’au sud, c’est le Desafio et Beluga qui forment l’autre couple.
Les heures qui viennent nous dirons qui a eu tort et qui a eu raison. Il reste plus de 4000 milles nautique avant le Horn…









