Volvo Ocean Race: Reprise des hostilités.

Crédit photo: © PAUL TODD/Volvo Ocean Race
La Nouvelle-Zélande est célèbre pour ses moutons. Pourtant à l’occasion du départ de la cinquième étape de la Volvo Ocean Race il y en avait plus sur le plan d’eau que dans les prés du pays de l’acteur Russel Crow. Brise forte et établie, mer formée, sans compter que le tout a considérablement forci au fil des bouées contournées.
À la marque de dégagement, ça sentait déjà la tempête. Et quel coup de vent! Les six voiliers vont sortir les linges à vaisselle dans les heures qui viennent. Selon toute vraisemblance, c’est ce qui restera de toile sur les mâts des VO70. Les équipages eux, en seront quitte pour une beurrée de scorpion dans la moutarde dijonnaise extra forte. Plus de 50 noeuds de vent prévu. Vous avez bien lu. La dépression vient du sud ouest et gagne en force. Comprenez-vous pourquoi les moutons étaient plus rares dans les prés qu’en mer? Eux au moins ont eu l’intelligence de se planquer.
L’entrée en matière ne sera donc pas une partie de plaisir. Mais pour en venir à la course, bien entendu, le vent a favorisé un départ rapide. Et comme les Néo-Zélandais naviguaient dans leur baignoire, il n’y a donc rien d’étonnant à ce que l’un d’eux se retrouve au premier rang à la bouée de dégagement. Et qui d’autre que Mike Sanderson pour montrer à tous le chemin de la sortie, je vous le demande?
Sanderson n’a jamais été rattrapé. Il a été suivi d’Abu Dhabi du Britannique Ian Walker. Ce dernier a, soit dit en passant, profité de son passage en Nouvelle-Zélande pour purifier l’atmosphère sur son bateau. Au cours du dernier leg, ce fût le grand bordel. Le rififi qui a eu lieu à bord durant l’étape a été le sujet de conversation numéro un sur les pontons d’Auckland avec pour résultat que l’olympien originaire d’Australie Tony Rossiter a pris la place de Justin Ferris.
De retour à la course, Camper et Puma ont été les suivants à passer la bouée de dégagement. Puis, au dernier rang, qui pensez-vous? Je vous le donne en mille. Hé oui! Groupama pris à contrepieds et obligé d’abattre sur la ligne de départ. Tous partent pendant que les Français cafouillent.
Les départs et les inport races sont presque devenus un running gag pour les Gaulois. Franck Cammas a eu beau avouer la vulnérabilité de son équipe à ce chapitre, reste qu’on se demande bien combien de départ seront nécessaires pour que celui de Groupama finisse par avoir de l’allure. Et surtout si les Gaulois finiront par en prendre un sur le sens du monde avant la fin du tour du monde. Enfin… Ils avaient un demi-mille de retard à la bouée de dégagement. Mais qu’est-ce qu’on rigole!!?
Plus de 6700 milles d’une mer salée et poivrée attend les coureurs. Les quarantièmes rugissants, le Cap Horn, et finalement, la délivrance des mers hostiles du grand sud avec un retour dans l’Atlantique bien aimé. Ça va se terminer au son d’une samba brésilienne autour de la fête de Pâques. Mais d’ici là, c’est le carême.
En terminant, que dire de l’accueil des Néo-Zélandais? C’était tout simplement ahurissant de voir la foule hier agglutinée le long du parcours. Et c’est sans compter les centaines d’embarcations qui suivaient la flotte des VO70. Selon les commentateurs sur place il y avait au moins un millier de bateaux de toutes sortes qui assistaient au départ. Pas de doute, la Nouvelle-Zélande est le pays de la voile.










Les Gaulois riveront le clou encore plus dans les derniers jours de la course. On se demandait si Telefonica pouvait être battu. La réponse est oui. Les Américains terminent deuxième et battent aussi le grand bleu espagnol.



