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Archive pour la catégorie ‘Événements Nautiques’

Crédit photo: Groupama

Le suspens aura duré des jours et des jours. À certains moments, on aurait cru qu’ils n’y arriveraient jamais, tellement la météo était récalcitrante. Et pourtant, ils l’ont fait. Franck Cammas et son équipe ont mis 48 jours 7 heures 44 minutes et 52 secondes pour faire le tour du monde. Ils ont remis le pied à terre le 20 mars 2010 dans une quasi-indifférence difficile à expliquer.

Pourtant le défi est à la hauteur des hommes qui sont parvenus à graver leur nom sur le Trophée Jules Verne. En dix-sept ans, il y aura eu vingt tentatives pour battre ce record et six seulement se traduiront par des succès : Bruno Peyron en 1993, Peter Blake et Robin Knox-Johnston en 1994, Olivier de Kersauson en 1997, Bruno Peyron en 2002, Olivier de Kersauson en 2004 et à nouveau Bruno Peyron en 2005. Finalement il y aura Franck Cammas sur Groupama 3 en 2010. Au surcroît, Franck Cammas devient le premier navigateur à abaisser ce record sous la barre des 50 jours.

On ne se rendra compte de l’extraordinaire valeur de ce record qu’à la longueur du temps qu’il tiendra. Et parions qu’il tiendra encore un sacré bout… Mais bon sang quand réaliserons-nous que Franck Cammas est un skipper hors de l’ordinaire? Ce gars-là a tout gagné!

• Vainqueur de la Solitaire du Figaro en 1997
• Vainqueur de La Transat Jacques Vabre en 2001, 2003 et 2007
• Vainqueur de la Transat Québec-Saint-Malo en 2000
• Vainqueur de tous les grands prix ORMA 2005 et 2006
• 6 titres de Champion du Monde ORMA (2000, 2001, 2003, 2004, 2006 et 2007)
• 2 titres de Champion du monde Fico-Lacoste des skippers (2000 et 2004)
• 1 titre de Champion du monde Multi-Cup (2006)
• Vainqueur du Trophée Clairefontaine (2000, 2006 et 2009)
• Vainqueur du Spi Ouest-France 2007 en open 7.50
• Vainqueur du Bol d’or (Voile-Léman) 2008
• Vice Champion du monde de F18 2008
•  Conquête du Trophée Jules Verne. 2010
• Vainqueur de la Route du Rhum (Ultime) 2010

Avec un tel palmarès, et surtout avec ce que Franck Cammas a accompli en 2010, comment expliquer que la Fédération française de voile ait pu manquer la marche à ce point en ne le nommant pas marin de l’année 2010 ? L’explication du problème réside peut-être dans la façon dont on prend en compte les classements. D’ailleurs l’ISAF comme la plupart des fédérations de voile mélange les pommes et les oranges en mettant côte à côte les « day sailors » et des coureurs océaniques.

Or, sans rien enlever à des athlètes comme Antoine Albeau qui a réalisé de fabuleuses performances sportives, on se doit d’admettre qu’il y a une sacrée différence entre la gestion du stress et de l’épuisement dans une compétition qui se déroule 24 heures sur 24 durant plusieurs jours et d’autre part, faire des courses triangles ou des épreuves de match-racing. Si l’un n’a rien à enlever à l’autre, il reste que les deux disciplines sont complètement différentes. Et il faudra tôt ou tard le réaliser. Car quand un gars gagne le Trophée Jules Verne et la Route du Rhum dans la même année sans avoir la reconnaissance qu’il mérite, on se demande bien ce qu’il aurait dû faire de plus. Marcher sur les eaux peut-être ?

La Route du Rhum aura été l’évènement phare de la saison de voile 2010. Encore une fois, Franck Cammas aura prouvé de manière percutante son extraordinaire talent de marin en l’emportant avec panache. Telle une pieuvre, il a manœuvré seul sur Groupama 3, un engin demandant une force et une condition physique au top. On avait même installé un vélo pour permettre d’accélérer certains changements de voile. Il faut le faire !

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En IMOCA, l’année a été caractérisée par plusieurs mises à l’eau de nouvelles unités, dont le nouveau Foncia ainsi que Virbac-Paprec 3. On retiendra que les nouveaux bateaux n’ont pas cassé grand-chose lors de la Route du Rhum. Un manque d’optimisation aura laissé la place aux coursiers plus âgés et contribué à la décisive et spectaculaire victoire de Roland Jourdain lors de la Route du Rhum. Il s’agissait du deuxième titre consécutif de Bilou sur cette épreuve. Le sympathique et coloré skipper de Veolia Environnement avait pris place à bord de l’ancien BT sauvé in extremis du naufrage lors de la dernière édition de la Transat Jacques Vabre. Refait, maximisé, et parfaitement préparé, le plan Farr a offert une excellente performance.

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Chez les Multis 50’, L’année fut loin d’être facile pour les équipes de pointe. Presque toutes ont dû faire face à des avaries majeures ou des chantiers interminables comme celui qui a causé d’énormes maux de tête à l’écurie Prince de Bretagne. Fort heureusement, la victoire-surprise de Lionel Lemonchois aura été un baume sur les souffrances de l’équipe. Elle aura confondu les sceptiques, mais surtout prouvé qu’il peut être utile de ne jamais renoncer.

Rappelons qu’en dépit d’un retard considérable, Lionel Lemonchois a réussi à revenir et remporter la course à la faveur d’avaries majeures subit par les deux leaders soit Crêpes Whaou de Franck-Yves Escoffier et Actual d’Yves LeBlevec. Comme quoi, on ne sait jamais ce qui peut arriver aux leaders. 

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La classe 40 a poursuivi son expansion en 2010. Plusieurs autres unités ont été mises à l’eau et d’autres sont en chantier. La class 40 gagnent en popularité et est en voie de devenir la catégorie reine de la course au large, un peu comme le fût la class de 500 cc en moto. Le contrôle des coûts et des règles de jauge strictes favorise l’émergence de nouveaux joueurs qui ne se font pas prier pour démontrer tout leur talent, et ce, qu’ils soient professionnels ou amateurs. Ce fut le  cas lors de la Route du Rhum qui a couronné Thomas Ruyant, un jeune homme d’à peine 30 ans qui a aussi gagné la dernière Mini-Transat et qui est en passe de devenir une référence en course au large. On a aussi vu l’architecte Sam Manuard qui à sa première grande course y est allé d’une très belle performance tout comme l’Allemand Jorg Riechers.

L’année 2010 se termine avec les victoires de Wild Oats XI (en temps réel) et Secret Mens Business 3.5 (au compensé) dans la Sydney-Hobart Yacht Race. Puis il y a bien sûr le départ tant attendu de la Barcelona World Race la dernière journée de l’année, un tour du monde en double sur des coursiers de classe IMOCA. Nous reviendrons là-dessus dans les heures qui viennent.

En attendant, nous sommes est fier de vous annoncer que le marin de l’année 2010 selon Voile en Ligne est Franck Cammas et l’équipe Groupama. Félicitations !


Credit photo: AC © 2010

Le journal Toronto Star rapportait dans sa livraison de mercredi dernier 1er décembre, qu’un groupe d’homme d’affaires canadien sous l’égide du financier torontois Kevin Reed serait présentement au travail afin de jeter les bases d’une participation canadienne à la prochaine édition de la Coupe America.

L’article vient de la plume du colomnist Dave Perkins et fait état de discussions auxquelles prennent part plusieurs partenaires, afin de réaliser un montage financier viable pour la mise sur pied d’un syndicat canadien. Le Royal Halifax Yacht Squadron, le Royal Vancouver Yacht-Club ainsi que le Royal Canadian Yacht-Club de Toronto seraient au cœur de la proposition visant à créer une équipe entièrement canadienne. Le chat est sorti du sac lorsque l’influent Paul Henderson a été vu à la réunion de la Cup à Dubaï aux Émirats Arabes Unis la semaine dernière.

Une décision sera prise et annoncée au plus tard à la mi-février. Le groupe est présentement en mode étude. Mais nul doute que la nouvelle formule offerte par l’acte de donation de la Cup rend les choses plus faisables d’un point de vue financier selon Reed. L’équipe portera vraisemblablement le nom de Red Maple Racing.

On sait que les règles de la Cup prévoient maintenant de disputer des rondes éliminatoires appelées World Series. Les duels entre les challengers se feront à bord de catamarans de 45 pieds. La finale s’effectuera quant à elle sur des catamarans de 72 pieds.

L’idée est donc d’éveiller l’intérêt pour la Cup au Canada en prenant les dispositions nécessaires pour favoriser la présentation d’une étape de la World Series en eaux canadiennes. Les hypothèses de la ville hôte vont évidemment plus vers Toronto, Vancouver étant de son côté à portée de mât de San Francisco où sera de toute évidence disputée la finale.

Quant à Halifax, les chances sont plutôt minces. Comme une finale à Newport a été écartée du revers de la main par les organisateurs de la Cup, on s’attend donc au minimum à une étape de la World Series disputée sur la côte est des États-Unis. Dans leurs efforts visant à publiciser la Cup le plus largement possible, et en tenant compte de cette logique, on voit mal comment il pourrait y avoir deux étapes de la World Series tenues côte à côte.

Par ailleurs, il ne fait aucun doute que le Canada a ce qu’il faut en termes de talent pour bien figurer. On a qu’à penser au duo olympien en Star formé de Tyler Bjorn et Richard Clarke, ou encore aux récipiendaires des dernières America’s Cup que sont le Britano-Colombien Curtis Blewett et le Néo-Écossais Brian Mc’innis. Les autres noms à retenir sont ceux du champion de Laser Michael Leigh celui de Curtis Florence qui est l’une des étoiles montantes de la voile au niveau international sans oublier le duo composé de Fred Eaton et Magnus Clarke qui ont bien fait en C-Class.

 Mais on est très loin des brontosaures de 72 pieds. Si tout ce beau monde regorge de talent, le talon d’Achille reste toutefois l’expérience en multicoque qui fait cruellement défaut. D’ailleurs si les Français sont sur les rangs, c’est qu’ils ont flairé le sanglier et la cervoise. Les Gaulois savent faire mieux que quiconque avec des multis. Voilà pourquoi ils ont embauché Alain Gauthier comme chef cuistot pour faire lever le gâteau. Pour l’hexagone, c’est le moment ou jamais de mettre la main sur la Cup. Et les chances sont très bonnes de voir le plus vieux trophée du monde défiler sur les Champs Élysées, et ce, même si les Américains leur promettent une résistance de tous les instants.

Pour ce qui est du dossier canadien, c’est à suivre. La dernière participation du Canada à l’America’s Cup date de 1987. Le Canada a également tenté à deux reprises de mettre la main sur l’aiguière d’argent au 19e siècle, mais sans succès. 

Source: Toronto Star

http://www.thestar.com/sports/article/899684–canadian-sail-team-could-challenge-for-america-s-cup



Crédit photo: Spi Médias © 2010

C’est par un beau samedi ensoleillé et légèrement venteux que plus de 100 plaisanciers de Québec et leurs membres d’équipage ont participé à des régates amicales en vue d’amasser plus de 29 000$ lors de la 6è édition du festival nautique. Ces passionnés de la voile qui ont mobilisé plus de 30 commanditaires au profit du Défi international des jeunes marins et de la Fondation du Centre jeunesse de Québec permettront encore une fois à des jeunes de 15 à 25 ans de réaliser leur rêve et de vivre de grandes expériences nautiques sur une yole de Bantry (embarcation traditionnelle à voile et à rame).

C’est grâce à la générosité de commanditaires majeurs comme le Port de Québec, Euronav, les Produits forestiers Béland,  Maurice Brassard et fils, Volvo de Québec, Construction L.P.G,  Boulet et Lemelin, l’Association maritime de Québec et de Secret Rien à cacher que plusieurs jeunes de Québec pourront profiter gratuitement d’activités de formation sur les yoles québécoises Sault-au-Matelot et Dauphine. Cette somme permettra également de financer une compétition internationale à Dunkerque en France au cours de 2011. Des jeunes en difficulté du Centre jeunesse de Québec pourront y participer gratuitement.

«Nous sommes très fiers de l’implication des commanditaires et des bénévoles pour aider les jeunes», souligne le président Fernand Desgagnés, lui-même un généreux contributeur. «D’année en année, le Défi International des jeunes marins grandit grâce à l’implication des jeunes marins et des plaisanciers d’expérience», se réjouit-il.

Sur le plan des régates, l’embarcation de François Brassard, Zoé, a remporté la victoire dans la classe Dauphine, le voilier Éclipse d’Yves Dion a remporté la classe Saut-au-matelot et enfin, dans la classe Canot 19, c’est Folie Douce, du capitaine Richard Cadrin qui a remporté les honneurs. Les 26 jeunes marins présents ont quant à eux courus sur les yoles. L’équipage de la Sault-au-matelot et son patron, Charles-Olivier Amyot, ont terminé premiers lors de la course de voile. Enfin, l’équipage de la Dauphine et son patron Guillaume Dallaire ont gagné lors du «passage race», une course de rapidité durant laquelle le patron peut utiliser, à son choix, la voile comme la rame pour se rendre à la ligne d’arrivée.

Rédaction et source : Daniel Guay/ Défi international des jeunes marins


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