[media-credit name="Crédit photo: Spi Médias communication inc. © 2012 et courtoisie Guillaume Paradis" align="alignnone" width="520"]
[/media-credit]

Olivier Pilon et Guillaume Paradis ont raflé le championnat Québécois de catamaran de sport F18 de la saison 2012. Il s’agit d’un deuxième titre consécutif pour le duo qui s’affirme de plus en plus comme étant les étoiles montantes de ce sport au Canada. À seulement 26 ans, Olivier Pilon et Guillaume Paradis 32 ans s’enrichissent d’un deuxième titre. Les deux cavalent pour devenir des figures dominantes au niveau canadien et même plus.
Les derniers bords d’Olivier Pilon se sont tirés durant le week-end de la fête du travail, alors qu’avait lieu la régate de la baie Missisquoi. Organisée de manière impeccable par l’équipe de l’entreprise Sextant Marine, la dernière course de la saison a malheureusement regroupé un faible contingent de huit bateaux. En raison de la proximité des championnats mondiaux, plusieurs équipes ont fait transporter leur montures vers les USA afin d’y participer.
La régate n’est pas dénuée d’intérêt pour autant. Faibles vents, mer calme et soleil au rendez-vous. Un beau week-end dans un superbe coin du Québec situé aux abords du lac Champlain. Nous en avons profité pour piqué une jasette avec le héros du jour. « Je suis très content de ce championnat. Nous avons travaillé très fort Guillaume et moi. Ce fût une saison qui n’a pas été très facile. Il y a encore beaucoup de gros compétiteurs sur ce circuit qui est le plus performant du Canada » a déclaré celui que l’on surnomme « Oli ».
Olivier Pilon est en ce moment engagé dans le championnat du monde qui se déroule en Californie. La délégation canadienne est très importante cette année. On y retrouve plusieurs compétiteurs du Québec. Pourtant, Olivier a choisi de faire équipe avec l’espagnol Alberto Torné. « Les Espagnols ont beaucoup d’expérience sur ce type de plan d’eau et c’est cela que je suis venu chercher en m’associant avec Alberto Dans ce type de compétition, c’est bon de changer de partenaire pour partager l’expertise et expérimenter de nouveaux trucs » de poursuivre le champion Québécois.
Et l’expérience d’Alberto Torné doit effectivement être très utile. Depuis le début des compétitions en Californie, la mer est sans pitié. « Creux de 2 mètres avec des cassantes à travers, On se croirait dans une machine à laver. Ça va dans la rade. Mais dès qu’on quitte pour le large, on se fait brasser comme c’est pas possible » Les vents sont faibles mais la houle résiduelle rend les bords de près épuisants. Ça te tue! » disait Olivier Pilon en entrevue aujourd’hui.
Toujours sympathique, Guillaume Paradis est de son côté très heureux de son sort. « Je ne suis pas froissé le moindre du monde. C’est bon de changer et de prendre l’expérience des autres. J’en profiterai moi aussi quand on reprendra ensemble. Pour ma part, j’ai atteint mes objectifs personnels et je suis content pour Oli. Pendant qu’il est là-bas, je m’affaire à travailler sur le financement de l’équipe. J’espère voir mes projets aboutir bientôt et je vous tiendrai au courant. »
Alberto Torné ravi de son séjour
Alberto Torné est un desperados du cata de sport loin de son foyer. « J’ai moi aussi beaucoup de choses à apprendre avec les Québécois. Ici le calibre est étonnamment relevé. Les gars sont très bons, les équipiers sont en excellente forme physique et les plans d’eau diamétralement diffèrent de ceux auxquels je suis habitué » raconte le coureur espagnol.
L’équipe vogue donc en ce moment à travers un peloton de 118 coureurs. Jusqu’ici, les Européens ont pris huit des dix premières places du classement provisoire. Les vents sont faibles, le plan d’eau est plutôt détestable et c’est avec une brise de mer établie mais sournoise que les Québécois se débrouillent. Pas facile! Mais les ils font bien. Ils sont dans le début du deuxième tiers du peloton et prévoient remonter dans les jours à venir.
Pour celles et ceux qui souhaiteraient suivre le championnat du monde de F18, visitez l’adresse suivante:
Photo du haut: le F18 d’Olivier Pilon sur la baie Missisquoi
Photo du centre: Olivier Pilon et Alberto Torné discutant de stratégie avant l’une des courses
Photo du bas: Guillaume Paradis (en médaillon)
Voici la liste des coureurs Canadien aux Championnats du monde
| 37. | Anthony Boueilh Maxime Picard |
Can 1012 | F-18 | Quebec, Quebec CAN | CAN | |
| 43. | Brian Hunt Seamus Woodward-George |
CAN 92 | F-18 | Vancouver, BC CAN | CAN | |
| 50. | Lisa Reid Nate Reid |
1084 | F-18 | Burlington, Ontario CAN | CAN | |
| 73. | Dan Borg Christopher Molder |
Can18 | F-18 | MISSISSAUGA, Ontario CAN | CAN | |
| 82. | Nicolas Dubé Vincent Gagne |
CAN100 | F-18 | Saint-Ferréol-Les-Neiges, QC CAN | CAN | |
| 86. | louis-philippe ethier Maxime Loiselle |
can 769 | F-18 | quebec, QC CAN | CAN | |
| 94. | Chris Prentice Craig Guthrie |
CAN 307 | F-18 | Dartmouth, NS CAN | CAN | |
| 97. | Mark Jones Ingrid Gutzmann |
2587 | F-18 | North Vancouver, BC CAN | CAN | |
| 106. | Olivier Pilon Alberto Torné |
443 | F-18 | Clarenceville, Québec CAN | CAN-ES | |
| 116. | Benoit Sonrel Kelly Thompson |
2554 | F-18 | Vancouver, BC CAN | CAN |
La baie de San Francisco a prouvé au cours de la dernière semaine qu’elle était l’un des meilleurs amphithéâtres pour amener l’America’s Cup près du grand public et faire vivre des émotions fortes aux spectateurs.

Crédit photo: Gilles Martin-Raget/America’s Cup © 2012

Le parcours était bordé par le parc de Crissy fields, les infrastructures du St-Francis Yacht Club et du Golden Gate Yacht Club, Le musée maritime situé à Aquatic Park et Pier 39 dans le quartier touristique de Fisherman’s wharf. De l’autre coté, deux lignes de bateaux de la garde côtière, de la police, et une multitude de bénévoles flottants reliaient l’île d’alcatraz aux deux extrémités du parcours d’à peine quelques milles de long. Quelques mètres en dehors de cette ligne, des centaines de voiliers, de bateaux à moteur et quelques mégayachts lutteaient nonchalamment contre le courant, à moins d’une longueur de bateau les uns des autres, pour rester aux premières loges.
Dans le Parc Marina Greens, où un village de la coupe temporaire a été érigé (avec un AC45 gîtant dans l’herbe!), des écrans géants diffusaient la course en temps réel alors qu’un commentateur vulgarisait les manœuvres pour les non-initiés. Les touristes venus spécialement pour voir la course s’arrachaient les vêtements et articles promotionnels de chaque équipe, surtout les coupe vent et autres « petites laines » essentiels pour être bien au chaud quand il vente 20 nœuds sur le bord de la baie de San Francisco…
L’alternance entre courses de flotte et match racing semble être une bonne formule, car l’assistance a pris goût au deux types de victoires de l’équipe locale. En effet, Oracle team USA a terminé en beauté par un match final Coutts / Spitthill et chaque course de flotte a vu un bateau américain croiser la ligne d’arrivée en premier.
De toute évidence, la connaisance locale de John Kosteki (tacticien d’Oracle 5 à qui le skipper James Spitthill donne beaucoup du mérite de des victoires qui l’ont amené au sommet du classement des courses de classe) a été cruciale à l’hégémonie américaine. De nombreux départs et la presque totalité des match races et des courses de classes d’envergure sur le plan d’eau où il a passé les premières décennies de sa vie de régatier commencent et finissent devant le St-Francis Yacht Club. Le gradient de vent est important à la fois en force, en direction et en stabilité dans la zone séparant le Golden Gate Bridge des quais de l’Aquatic Park. De plus, les remous causés par l’île d’Alcatraz, les hauts fonds qui l’entourent, Anita rock (au large de Crissy fields) et l’élargissement irrégulier de la baie à l’est de son embouchure compliquent les courants sur le plan d’eau où 9 AC45 viennent défier les détenteurs de la coupe. La connaissance du plan d’eau sera donc l’un des actifs humains les plus précieux qui permettra aux équipes d’Oracle de défendre le pichet d’argent l’an prochain.
L’expérience en Match racing de Russel Coutts, acquise au cours de 6 campagnes Louis Vuitton et de 4 coupes de l’América, dont plusieurs sous l’aile du regretté Sir Peter Blake a aussi son pesant d’or. Le vainqueur de la finale américaine de match racing en AC45 dimanche dernier et celui à qui revient la tâche de guider hommes et les investissements d’Oracle s’est bien repris après avoir fait sourire les foule et grimacer son patron deux jours plus tôt. En effet, une erreur tactique a mené son étrave tribord dans la coque du bateau comité alors qu’il tentait de faire passer son catamaran dans l’espace restreint qui séparait son coéquipier Oracle 5 du bout de la ligne de départ. Les résultats des deux courses de flotte de la journée (DNF et DNS) l’ont amené tout en bas de ce classement.
L’aile du premier des catamarans AC72 vient d’être fixée à sa plateforme aujourd’hui, et on verra bientôt sur la baie les premiers tests du géant de Carbone qui défendra la coupe l’an prochain. 2013 promet d’être une année très excitante pour les fans (nouveaux et fidèles) de la Coupe América qui seront témoins du début de la prochaine ère de Match racing international.
C’est le trimaran Orma de 60 pieds Défi Saint-Malo Agglo du skipper Gilles Lamiré qui franchi en deuxième position la ligne d’arrivée de la cité corsaire dans le cadre de la 8e édition de la Transat Québec/Saint-Malo.
[media-credit name="Crédit photo: Spi Médias communication inc. et Creaform 3D © 2012 " align="alignnone" width="520"]
[/media-credit]Depuis plusieurs jours en fait depuis le Fasnet, le grand trimaran bataillait ferme pour revenir et dépasser le trimaran 50 pieds Un monde sans Sida du skipper Éric Nigon qui est toujours en mer mais qui devrait franchir la ligne d’arrivée incessamment. L’arrivée du troisième trimaran de la flotte est imminente.
Pour le Québécois Charles Mony, il s’agit d’un deuxième podium d’affilé sur la Transat. Lors de celle de 2008, il avait pris la troisième place en multi 50 sur Prince de Bretagne avec le skipper Hervé Cléris. C’est un fort beau résultat pour celui qui est l’un des fondateurs de l’entreprise CreaForm 3D qui vient de réaliser le rêve de vivre une transat sur l’un des légendaires trimarans ORMA.
Pendant ce temps, loin de là, dans un registre complètement différent, la lutte fait rage sur un tout autre front où la mer fait étalage de sa mauvaise humeur avec une éloquence de fiers-à-bras. Le gros de la flotte des Class 40 se trouve en ce moment au coeur d’une dépression générant des vents de 30 à 35 noeuds avec des rafales à 40. La mer n’est pas en reste avec des creux de 15 à 18 pieds.
Le baston qui vient du nord-ouest de l’Irlande frappe de plein fouet alors qu’avec moins de 300 milles à faire avant l’arrivée, le leader Campagne de France tente désespérément de garder dans son sillage le redoutable Mach 40 Mare de l’Allemand Jörg Riechers qui essaie de recoller au meneur. Mare a repris 13 milles depuis 24 heures.
Un suspens est haletant comme seuls les Class 40 semblent être en mesure d’offrir. Le dénouement aura lieu d’ici samedi matin. En ce moment, Campagne de France met du charbon et avale les milles à 15 noeuds de vitesse. Halvard Mabire et Miranda Merron devraient toucher terre au milieu de la nuit prochaine à moins que ce ne soit Mare qui se trouve en ce moment à seulement 26 milles du leader et qui cravache à près de 17 noeuds.
Le milieu de la flotte est dans la tourmente pour encore une dizaine d’heures avant que le temps ne revienne à la normale. Les arrivées en rafales se succéderont demain. Pour ce qui est de nos Québécois, Bleu d’Éric Tabardel est en plein milieu du creux dépressionnaire et en prend vraisemblablement plein la poire. Georges Leblanc descend au sud pour éviter la claque tandis que Robert Patenaude ramassera la queue de la dépression et pourrait accélérer et recoller au peloton.