Voile En Ligne 2013-05-22 @ 16:37:00 -04:00 UTC
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La bête et la mer… Le Toro 34 une révolution !

Crédit photo: Spi Médias communication inc. © 2012

Année 2012 sur les quais de la ville de Trois-Rivières. Nous sommes en juillet. Il fait chaud et humide. C’est le le théâtre d’un évènement qui va marquer au fer rouge l’histoire de la construction de multicoques, pas seulement  au Québec, mais aussi partout à travers le monde. Le est officiellement lancé. C’est la première fois qu’on offre une plateforme polyvalente qui répond à autant d’interrogations que d’écueils, dont celui entourant le manque d’espace dans les marinas. Explications:

En préambule, mentionnons que si le Québec bénéficie de façon générale d’une bonne expertise en matière de construction navale, on se retrouve toutefois dans un registre totalement différent quand il s’agit de voiliers de haute performance. Que ce soit en ou en monocoque, les conceptions et les fabrications qui rejoignent des standards de qualité internationalement reconnus sont rares. N’ayons pas peur des mots! Nos voisins des autres provinces canadiennes nous devancent à ce chapitre. Les Américains construisent des VO70 à Newport à quelques heures de route de Montréal. Chez nous, c’est presque inexistant.

Le savoir-faire s’acquiert avec le temps. Les Ontariens ont construit la première unité de type Open 60, le Spirit of Canada de Derek Hatfield, le Québec a mis à l’eau une perle, le Class 40 Bleu du skipper Éric Tabardel, et on commence à en faire autant pour les Mini 650 où Zoé du skipper trifluvien Daniel Després rejoint lui aussi des standards mondiaux en terme de qualité de conception de construction et de finition.

Mais ce qui distingue toutes ces magnifiques montures du TORO 34, c’est que ce dernier est le fruit d’une réflexion extrêmement pointue réalisée chez nous par nos architectes. Et que la qualité, les lignes, la finition ainsi que son ingéniosité en font une bête remarquable. Le TORO 34 a été dessiné pour Franck Cammas autant que pour monsieur tout le monde. « Ce n’est pas un bateau de spécialiste » insiste , l’un des hommes derrière le projet et principal porte-parole de l’entreprise . Je sais ce que vous vous dites! Je sais! Partir en famille sur un multicoque… ça laisse perplexe. Un bateau qui va vite, ce sont des risques supplémentaires. Je sais!

Réponse: Design a pensé à tout ça. En fait, ils ont pensé à tout, tout court. Suivez-nous, on commence.

Le multi de 34 pieds de long est montable-démontable. On met environ 4 heures à deux pour mettre ça à l’eau avec un ingénieux système de levage qui vous permet de mettre en place le mât sans même avoir besoin d’une potence. Le bateau entre dans un conteneur standard de 40 pieds. La remorque qui est en option facilite le montage du bateau.

L’espadon, ou plutôt le TORO 34, a la particularité d’être un catamaran de raid. On retrouve donc deux espaces habitables dans les flotteurs où on entrepose aussi le nécessaire pour un long séjour. L’espace intérieur est spartiate, mais il y a moyen d’être confortable. Encore là, tout a été prévu. Il y a deux sorties en cas de pépin. Le puits de  dérive avoisine l’entrée et en cas d’avarie, on peut évacuer vers l’avant. Bien entendu, dans ces espaces, il faut répartir la charge équitablement sur les deux soutes afin de ne pas déséquilibrer le bateau. Éventuellement, lorsque le Toro 34 fera des raids de compétition, le matossage ne sera pas une petite affaire. Et les coureurs qui n’auront pas la forme perdront des kilos.

Pour ce qui est des appendices, les dérives et safrans se relèvent pour faciliter l’échouage. Et le mouillage est un jeu d’enfant quoiqu’il faille prendre garde, car même sans voile, le TORO a tendance à vouloir aller se balader seul en raison de sa légèreté.

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Nous étions deux journalistes lors d’un essai l’été dernier. Notre collègue Michel Sacco du très sérieux magazine L’Escale Nautiques en est venu aux mêmes conclusions que nous, à savoir qu’il s’agit d’un voilier tout à fait exceptionnel. Design catamaran a utilisé la technologie des étraves de type perce-vagues. Rien de bien original jusque-là direz vous sans doute. Mais l’ajout d’une très légère courbure sur les parois internes et externes des flotteurs aide à évacuer l’eau. Le volume très bas diminue de manière sensible les risques d’enfournement ou de chavirage.  Le bateau est donc très sécuritaire. Les poutres sont de conception australienne tandis que le mât-aile et la bôme ont été fabriqués en Roumanie chez Axxon composites par Monsieur Mât lui-même en personne alias Éric Duchemin. Au départ, l’équipe québécoise voulait un voilier fabriqué chez nous de A à Z. Mais la minceur de l’expertise en matière de matériaux composites pour certaines pièces du bateau a obligé les constructeurs à revoir leurs ambitions. Du reste, tout est Québécois.

Sylvain Carignan et sont les penseurs du projet. Ils s’étaient illustrés en construisant, il y a de cela quelques années, un prototype d’extrême 30 fabriqué à partir des moules Nivelt-Joubert. Avec le TORO 34 les deux comparses sont allés chercher l’expertise chez des gens de renom. Les études ont été faites par l’architecte François Maillette, FDC composite a fabriqué les moules et les premières coques. et André Pilon sont chargés de la mise en marché et la commercialisation du bateau. André Pilon est connu dans le milieu pour son entreprise Sextant Marine située sur les bords du lac Champlain. Lui et son fils Olivier sont tous deux des érudits du multicoque. Ils ne vendent que des perles et rien d’autres. Olivier, qui s’est notamment distingué en F18 en remportant deux championnats canadiens dont celui de l’année 2012, est d’ailleurs le pilote d’essai du Toro 34.

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Le voilier offre des performances impressionnantes. Les concepteurs ont élevé le trampoline pour diminuer l’effet de charge et les embruns qui vont avec les folies à des allures débridées. Mais ça mouille. Cette situation qui cause un certain inconfort est cependant vite oubliée quand le TORO prend la poudre d’escampette. Et là, attachez bien vos oreilles! Bien qu’on ne connaisse pas encore les polaires de l’engin, une vitesse de plus de 24 noeuds a été atteinte sur le lac Saint-Louis.  Au près dans 15 noeuds de vent le voilier atteint jusqu’à 12 noeuds. En bref, nous ne sommes qu’à 6 petits pieds des Extreme 40 et ça paraît. L’envol est grisant et le sentiment de sécurité qui va avec procure un plaisir incroyable. L’impression d’être sur un grand multicoque est pourtant bien réelle.

Le gréement est d’une grande simplicité. Pas de fioriture coûteuse et inutile. Un mât-aile de carbone avec une seule barre de flèche. La bôme est également en carbone. Mais lors de notre essai, elle n’avait toujours pas été réceptionnée. La bôme était donc faite d’aluminium. Dès les premiers bords, on est impressionné par la réactivité du bateau. La légèreté est évidente et on la sent bien comme il faut. Cela procure évidemment des accélérations rapides. Mais tout se fait dans une belle fluidité. La barre se manie avec une facilité déconcertante et incidemment, on ne peut pas la lâcher une seule seconde, le bateau étant des plus réactif au moindre soubresaut. Les safrans relevables sont actionnés par une barre auquel un bras de liaison en carbone donne le synchronisme. Le bateau pourrait se manier en solitaire moyennant quelques aménagements. Les manoeuvres d’empannage et de virement de bord son tellement simples. Elles s’effectuent sans effort. Mais le plaisir du Toro 34 est impossible à garder pour soi. La sensation est encore plus grisante quand on se retrouve à quatre ou cinq marchands de vitesse pour pousser aisément le Toro 34 au galop dans des surfs à plus de 15 noeuds de moyenne. Pour arriver à ça, quelques joueurs de foot au rappel sont fort utiles.

Le plan de voile totalise 1049 pieds carrés au portant en incluant un code zéro. Aucun besoin de surtoiler la machine. Elle se débrouille très bien avec sa garde-robe North Sails ou Quantum renforcée de carbone. En fait on a le choix. Du 3DL, du Fuzion ou un kit de croisière. La grand-voile est full battens avec deux prises de ris. On peut opter pour un code zéro de type screachers de chez North ou un CZ30  tri-radial de chez Quantum.

Le Toro 34 vient d’obtenir sa certification de catégorie B. Ce qui en fait un voilier reconnu de type « inshore ». Le Toro 34 n’est pas pour autant incapable de s’élancer sur l’océan. Mais il faudrait penser une unité qui serait faite et configurée pour ça. En attendant, imaginons un instant ce que peut être une randonnée de plusieurs jours en famille et le plaisir de mouiller dans des baies et de camper dans une tente montée sur le trampoline du Toro 34.

Il y a longtemps que le Québec n’avait pas construit un bateau de cette qualité. À cause de sa versatilité, de la qualité du travail, et de ses propriétés exceptionnelles, le Toro 34 est promis à un avenir radieux dans un monde où les multicoques prennent de plus en plus de place et où l’inspiration sortie de la coupe America ou des Extremes 40 va accentuer l’engouement pour ce type de bateau. Le moment ne peut être mieux choisi et la position ne peut pas être meilleure pour l’équipe de Design Catamaran. Ils offrent un grand multicoque à un prix fort raisonnable qui va procurer l’excitation de la performance dans un cadre sécuritaire. Une quinte royale.

Des photos du Toro 34 sont visibles et des détails supplémentaires peuvent être obtenus en visitant l’adresse suivante:

www.designcatamaran.com

Photo de droite: l’étrave perce-vagues et ses courbes

Photo de gauche: L’équipe de l’entreprise Design Catamaran dans l’ordre habituel: André Pilon, Bob Larose, Sylvain Carignan, Christian Nadeau et

Photo du bas à droite: Le coureur océanique baptise la première unité du Toro 34 lors du Village de course de la Transat Québec-Saint-Malo.

Voyez l’entrevue de Sylvain Carignan à l’occasion du Salon du Bateau et des sports nautiques de Montréal.

 

 

Revue de l’année(3) 2012, une année sensationnelle pour Voile en Ligne.

L’année 2012 aura été celle de tous les records pour . Malgré sa jeunesse, s’impose de plus en plus comme la référence dans le milieu de l’information sportive sur la voile de compétition au Québec. Le site poursuit sa progression et se fait même une niche à l’étranger, notamment en France où son ratio de lecteurs ne cesse d’augmenter.

Le site a progressé de 22% avec une hausse de plus de 32 652 lecteurs pour un total de 147 701 visiteurs. C’est la plus forte augmentation de l’histoire de Voile en Ligne. En juillet, nous avons enregistré un record de fréquentation avec pas moins de 16 949 lecteurs. Nous sommes passés bien près de battre ce record en novembre avec 16 035 lecteurs. Le site a maintenu une moyenne annuelle de plus de 400 lecteurs par jours, ce qui est exceptionnel pour un média aussi spécialisé.

Le site récolte de plus en plus d’appuis, principalement en raison de la qualité de son contenu, mais aussi parce qu’il offre une place aux sportifs de chez nous ainsi qu’à de petites initiatives locales. Ils sont nombreux ceux à admettre maintenant que Voile en Ligne est une démarche structurante pour la voile. On ne peut tout simplement plus se passer d’un organe qui parle des athlètes de la voile au Québec. Avec la pauvreté de la couverture des grands médias de masse traditionnels, c’est une chance que Voile en Ligne existe.

Évidemment, le succès vient avec le travail. Mais le succès amène aussi son lot de problèmes en tous genres. Notre serveur a été attaqué cette année et il nous a fallu des semaines de travail pour reprogrammer le tout. Par ailleurs, nous sommes encore considérés comme une quantité négligeable par certains dénigreurs. Mais venant de gens qui se promènent avec la tête dans les nuages et les poches pleines d’argent public, disons que ça ne nous dérange pas trop. Tous savent combien il est facile de réaliser des projets et de s’enrichir quand ce sont les autres, en particulier les contribuables qui paient les factures. Pour notre part, Voile en Ligne ne compte sur aucun argent public. Seul l’argent du privé entre dans nos goussets. Nous sommes donc particulièrement fiers de ce que nous avons accompli avec de très modestes moyens.

C’est une évidence et cela fait même un peu cliché. Mais remercier nos commanditaires est un plaisir à côté duquel on ne peut tout simplement pas passer. Merci à Raymarine et à . Merci à Produits Forestiers Béland, à Fernand et Carl Desgagnés. Merci à l’ et à . Merci à l’équipe et à . Merci au skipper Georges Leblanc et à son équipe. Nous avons besoin de ces gens qui y croient, qui développent et qui soutiennent. Puis un grand merci à tous les athlètes qui nous offrent d’éblouissantes performances sportives. Notre défi au courant de l’année qui vient sera d’élargir légèrement notre créneau et bien entendu de faire encore mieux.

Mais en ce jour de l’an, Voile en Ligne tient d’abord à remercier personnellement chacun de ses lecteurs. Nous savons que c’est grâce à vous si ce succès continue de croître. Nous vous souhaitons aussi une bonne et heureuse année 2013. Et surtout, surtout, que le meilleur des vents vous accompagne!

 

L’Association Maritime du Québec au Nautic de Paris.

Photo: de gauche à droite, Monsieur Directeur général de l’, Madame Béatrice Launay, Directrice adjointe et responsable du programme des . et Monsieur Walter Timerman Président du conseil de l’. Crédit photo : Page Facebook de © 2012

Une importante délégation dirigée par l’Association Maritime du Québec (AMQ) est présentement au pour faire la promotion de la navigation au Québec et également pour mettre en valeur les stations nautiques. Le groupe est dirigé par Monsieur Yves Paquette, Directeur Général de l’AMQ, Madame Béatrice Launay, Directrice générale adjointe et responsable du programme québécois des Stations Nautiques ainsi que Monsieur Walter Timmerman, coureur océanique et président du conseil d’administration de l’AMQ.

Le groupe en profite pour établir et consolider les liens d’affaires du domaine du tourisme nautique avec plusieurs partenaires européens. On sait que le tourisme nautique est une industrie peu connue qui rapporte néanmoins plus de cinq milliards de dollars en retombées économique. La plupart de ces sommes vont dans les goussets des communautés locales, ce qui fait du nautisme un pôle de développement de premier ordre. C’est dans une optique de développement de ce secteur économique que l’AMQ travaille avec ses partenaires autant locaux qu’étrangers.

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