
Le royaume du Saguenay-Lac St-Jean est aussi un domaine de secrets de toutes sortes qui sont bien gardés. Comme la recette de la tourtière que faisait ma grand-mère ou encore sa fameuse tarte aux bleuets. Les gens de ce coin de pays sont à la fois fiers et jaloux. C’est pour cette raison qu’ils en mettent toujours un peu plus. Et si le Saguenay est un lieu de prédilection pour se bourrer la face comme on dit chez nous, il existe aussi d’autres secrets qui gagnent à être dévoilés.
Ne le dites pas trop fort, mais je suis allé la semaine dernière au pays de la société des 21. Et j’y ai fait une trouvaille dont il faut que je vous parle. Ce n’est pas de ma faute ! J’ai du mal à garder un secret…
Je suis allé chez East Coast Marine Custom. On est en pleine période de mise à l’eau et mon hôte Éric Arseneault qui est aussi skipper et régatier à ses heures, y a accueilli chaleureusement votre humble serviteur. Malgré mon arrivée un peu à l’improviste, il a pris plusieurs heures de son temps pour me faire visiter son chantier. En passant, si vous cherchez une place pour l’hivernement de votre bateau, ils en ont. Et les prix sont tout ce qu’il y a de plus raisonnable.
Qu’est-ce qui m’a attiré là ? Éric Arseneault lui-même qui est un fan de course océanique. Le patron de la boîte a même des projets. Il veut courir. « Je devais m’inscrire au Programme Élite de Formation Nautique Québec, mais je manque de temps cette année. Je vais sûrement le faire plus tard (…) » me dit-il en me recevant. Et quand on commence à parler de course, on ignore quand ça finit…
Mais parlons du chantier voulez-vous ? Celui d’East Coast Marine Custom. C’est son entreprise et son nom. Ou si vous aimez mieux, ECMC. Or tous les chantiers ne se ressemblent pas. Et encore moins celui-là . Ce qui est remarquable c’est l’obsession qu’a Éric Arseneault. « Je l’avoue humblement, je suis un peu fou. Mon travail ne peut pas être autre chose que parfait. Cela m’obsède (…) » me dit-il
Obsédé dites-vous ? Éric Arseneault opère son chantier depuis maintenant deux ans et demi et depuis ce temps, aucun plat n’a été retourné aux cuisines. Pour ma part, j’erre sur les pontons et je puis vous dire que j’en flatte des coques de voiliers et même de bateaux à moteur. J’en vois aussi des chantiers. Et croyez-moi qu’une finition aussi parfaite, c’est très rare.
Éric Arseneault travaille également les composites comme le carbone. Vous jetterez un œil sur le kayak d’eaux vives que j’ai pris en photo dans le chantier. Impressionnant ! Les gars et filles d’ECMC peuvent aussi machiner n’importe quoi. Ils ont l’équipement et l’expertise pour fabriquer à peu près n’importe quelle pièce de bateau.
Bref, ce chantier-là est le secret le mieux gardé du monde maritime du Saguenay. Je n’en suis pas revenu des restaurations effectuées. Les boiseries refaites et le laiton rafraîchi et reverni. Ils ont refait une barre à roue qu’on leur a envoyée empilée en petits morceaux dans une boîte de carton. Vous devriez voir. Assez ahurissant merci comme résultat!
En plus, tout est sur place. Il y a un magasin et un atelier de motorisation. Il y a près de 20 pieds de tirant d’eau à marée haute dans la descente. On peut y sortir un coursier de dernière génération, l’entrer dans les hangars et lui refaire une beauté. Quand il sortira de là , bien malin sera celui ou celle qui pourra savoir où ont eu lieu les réparations. En fait, le travail est si parfait que je donne cent dollars cash à celui ou celle capables de deviner l’endroit où on a étendu du Gelcoat sur les bateaux qui sont refaits à ce chantier là . Pour ma part, j’ai tenté ma chance et j’ai échoué…
Comme un secret comme celui-là ne se garde jamais longtemps, je vous recommande de lui lâcher un coup de fil le plus tôt possible, histoire de vous assurer de réserver les derniers et rares trous qui existent encore dans le carnet de commandes d’Éric Arseneault. Et si vous êtes contraint d’attendre votre tour un petit peu, dites-vous bien que quand vous verrez le travail fait, vous vous direz que cela aura mauditement valu la peine d’attendre.
En passant, ce chantier-là est situé dans le rang St-Martin à Ville-Saguenay. Ça a l’air loin, mais c’est à seulement deux heures de route de Québec, un détail quoi ! Pour ce qui est de s’y rendre par bateau, on doit emprunter le majestueux fjord du Saguenay, un périple d’une journée qu’il faut faire au moins une fois dans sa vie pour l’extraordinaire paysage, mais aussi pour la tourtière et la tarte aux bleuets…      

Le site internet Voile en Ligne a maintenant un an. En effet, nous célébrons en ce jour le premier anniversaire de l’inauguration du site qui a vu le jour dans sa forme actuelle le 21 avril 2009.
Pour mémoire, rappelons que l’idée de créer un site québécois sur la voile sportive de compétition est une idée conjointe de son éditeur ainsi que du navigateur lévisien Georges Leblanc. En 2008, votre humble serviteur se surprend à écrire quelques articles sur ce magnifique sport qui paraissent sur le site internet du prestigieux magazine français Course au Large. C’est alors que lors d’une rencontre avec Georges Leblanc, ce dernier émet l’idée d’écrire aussi sur le milieu québécois et canadien des courses à la voile, histoire de populariser les initiatives et performances des gens d’ici.Â
L’idée démarre et fait son chemin à travers de modestes débuts. Un blogue est créé et hébergé sur un support offert par Google. Graduellement, le média se développe et incidemment, nous nous rendons vite compte de l’engouement que suscitent les histoires de la mer auprès de nos lecteurs. Nous décidons alors d’en faire un quotidien. Il faut donc un véritable site offrant tous les attributs et fonctionnalités d’un média et également un outil de communication et de développement de la voile comme sport-spectacle.
C’est l’entreprise Webclick Solutions qui est mandatée pour la réalisation de ce projet dont l’envergure n’a d’égal que la complexité à réaliser un site doté de centaines de scripts qu’ils faut tous faire fonctionner dans la plus juste et la plus fine compatibilité, à la manière d’un orchestre. C’est ça le web et nous l’apprenons assez vite. Notre précieuse collaboratrice madame Louiselle Bureau est donc appelée en renfort pour jouer le rôle de webmestre. Cette dernière conçoit un site professionnel, esthétiquement réussi, et facile à opérer grâce à un éditeur Wordpress.
Vous voulez les chiffres ? Les voici !
Le site voit donc le jour le 21 avril 2009. À ce moment, Voile en Ligne progresse rapidement et rallie déjà 2448 visiteurs par mois. Nous sommes alors à la fin de mai 2009. En juin, nous enregistrons une progression fulgurante avec plus de 4000 visites. Durant tout l’été, nous prendrons la route et ferons plus de 5000 kilomètres pour aller voir la voile où elle se trouve. Nous couvrons le championnat canadien de Shark à Montréal. Puis, nous effectuons le suivi du Championnat régional de Yachting de Québec.
En juillet, nous assistons au départ de la course Jacques-Cartier à Cap-à -l’Aigle avant de prendre la direction de la péninsule gaspésienne pour en compléter la couverture. Voile en Ligne bat encore une fois des records avec plus de 5569 visiteurs. En août, nous sommes allés à Roberval au Lac St-Jean. Nous nous rendons ensuite une fois de plus à Cap-à -l’Aigle en septembre de même qu’à Hudson puis à Rimouski en octobre. Nous pensons alors qu’étant donné la fin de la saison, une diminution du nombre de lecteurs ne serait que naturelle, étant donné les nombreuses sorties de l’eau. Hé bien non ! En novembre nous suivons la Transat Jacques-Vabre et encore une fois, Voile en Ligne atteint de nouveaux sommets avec 5880 visiteurs différents.
En 2010, Voile en Ligne passe au web 2.0. On retrouve maintenant le premier média québécois exclusivement et quotidiennement consacré à la voile de compétition sur des supports tels que Facebook et Twitter. Encore une fois, la réponse est extraordinaire. Nous terminons le mois de mars avec rien de moins que 6830 visiteurs, à quelques brasses du 7000.
En un an, Voile en Ligne a attiré 63 929 visiteurs dont près de la moitié sont différents, soit 29 595. Le tout pour un grand total de 564 914 pages vues, (plus d’un demi-million) et 3 184 112 hits. Nous enregistrons une moyenne de 363 secondes par visiteur, soit plus de 6 minutes par visite. Nous avons consacré 288 articles sur ce qui se passe dans le milieu de la voile au Québec sur les 755 écrits jusqu’à maintenant.
Ces chiffres nous encouragent. Ils sont rares au Québec les médias internet écrits qui peuvent se vanter d’avoir réussi à atteindre le chiffre de plus de 6000 lecteurs par mois seulement par la force du bouche-à -oreille et sans avoir eu une poussée venant d’un média de masse. C’est le cas de Voile en Ligne.
Ces chiffres démontrent aussi qu’il existe un marché pour la voile de compétition au Québec. D’aucuns nous avaient prédit une mort rapide. Ils avaient tort. Le marché des sports extrêmes est en pleine croissance et il y a de plus en plus de gens qui s’y intéressent. Sans leur enlever quoi que ce soit, force est de constater que les sports traditionnels tels que le hockey, le baseball et le football n’ont pas le monopole de l’intérêt des lecteurs, et ce, quoiqu’en disent les experts. Le grand « sondage maison » que nous venons de réaliser depuis un an le démontre avec éloquence.Â
L’année 2010 s’annonce pour faire dans la continuité de la croissance qu’a connue Voile en Ligne en 2009. Le site a enregistré une progression de plus de 2600 visiteurs durant le premier trimestre 2010. Et on peut raisonnablement espérer franchir le cap des 10 000 visiteurs par mois avant la fin de l’année. C’est là l’un de nos objectifs. L’autre objectif est d’attirer un sponsor majeur. Voile en Ligne doit accroître ses moyens financiers s’il veut augmenter sa présence au sein du milieu, augmenter son lectorat et assurer sa survie à plus long terme. Pour cela, il est indispensable de faire équipe avec un commanditaire dès cette année. Â
Au terme de notre première année d’existence réelle, nous pensons avoir rempli notre mission première qui est de faire la promotion de la voile et des performances des coureurs d’ici. Nous désirions leur donner une visibilité que les médias traditionnels leur refusent par manque d’intérêt. Voile en Ligne est désormais le média numéro un pour les compétitions de voile au Québec. Notre créneau en est un des plus spécialisés certes. Mais c’est aussi un média dans lequel le grand public se retrouve. C’est un outil qui permet aux coureurs de partager ce grand espace qu’est la mer en même temps qu’il permet à Monsieur et Madame tout le monde d’en rêver. Si la voile et principalement les courses sont devenues un business au fil des ans. Le regard du public lui, n’a pas changé. Cette fascination pour celles et ceux qui prennent d’assaut les océans est intacte.
Voilà pourquoi nous désirons remercier les coureurs. Ce sont eux qui par leur générosité, acceptent de partager cette vie d’aventure qui fait rêver tant d’entre nous. Nous désirons aussi remercier nos collaborateurs, photographes, et rédacteurs occasionnels, nommément Messieurs Georges Leblanc, Walter Timmerman et Michel Sacco, sans oublier notre webmestre, madame Louiselle Bureau. Tous nous ont prêté leur plume, leurs compétences ou leur temps. Nous l’apprécions ! Et finalement, comme on garde toujours le dessert pour la fin, nous voulons remercier tous nos commanditaires qui ont bien daigné nous faire confiance et surtout vous remercier tous, vous, nos lecteurs.
Les commanditaires en 2009: Formation Nautique Québec, l’Association Maritime du Québec (AMQ), Voile Saintonge, L’Escale Nautique, Bistro Le Pape Georges, Luga services d’exposition, Boutique 30 Degrés.Â

La Troisième édition du Séminaire de Formation Nautique s’est achevée hier après-midi sur une note plus que satisfaisante pour les organisateurs. Ce week-end de rencontres, d’échanges et de formation a regroupé autour de 300 participants venant du public ainsi que de tous les milieux associés au nautisme.
La force de cette initiative réside dans le fait que les participants peuvent avoir accès à un nombre important de formateurs venant de milieux diversifiés et se regroupant au même endroit. « On se surprend à entretenir une fascination que l’on ne soupçonnait pas lorsque l’on s’arrête quelques minutes pour écouter les gens qui racontent leurs expériences (…) », disait l’un des participants rencontrés en fin de journée hier. « Je ne m’étais jamais intéressé au kayak. Je suis un plaisancier qui fait de la voile. Mais voilà , comme on dit par chez nous, j’ai voulu aller sentir. Je me suis rendu à la piscine pour voir les techniques d’esquimautage. Je croyais y être pour cinq minutes et j’y suis resté tout le long du cours (…) », a déclaré un autre.
Déjà , les organisateurs songent à une édition 2011. « Nous allons faire le bilan d’ici quelques semaines, mais on peut dire que d’entrée de jeu, nous avons engagé une réflexion qui pourrait nous mener vers une formule encore plus large et grand public(…) » a déclaré madame Michelle Cantin, coordonnatrice chez Formation Nautique Québec et organisatrice du séminaire.
Du côté des exposants, on semble aussi très satisfait du résultat de ce séminaire qui a permis à nombre d’entre eux de faire trempette dans une bonne foule. En effet, le dimanche après-midi était ouvert au grand public, ce qui a attiré beaucoup de gens venus faire un exercice de familiarisation avec cette formule nouvelle et novatrice en attendant d’y prendre part l’an prochain.
Le Séminaire a une fois de plus été riche du point de vue de la qualité des formateurs et panélistes. La journée de dimanche s’est terminée sur la prestation des francs barreurs, un échange interactif entre le public et un panel de trois participants. Anecdotes, états d’âme, impressions personnelles, expérience du large et des grands espaces. Bref, un échange parfois drôle et fort intéressant qui a permis de mettre un point final sur une note décontractée et très appréciée des participants dont beaucoup, se sont promis de revenir l’an prochain.
De notre côté, pour Voile en Ligne, il s’agissait de l’une de nos premières sorties lors de ce type d’évènement nautique. Est-il besoin de mentionner le plaisir que nous avons eu de rencontrer nos lecteurs et d’échanger avec le public ? Il ne fait aucun doute que nous projetons de répéter l’expérience l’an prochain. Aussi, tenons-nous à féliciter les organisateurs pour la qualité de leur travail et surtout pour nous avoir donné cette extraordinaire opportunité. Nous avons aimé nous faire déranger par le public et rencontrer nos lecteurs. Â











