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Archive pour la catégorie ‘Page des Pros & Partenaires’

On délaisse quelque peu le sport pour aujourd’hui vous parler d’histoire et en même temps vous présenter un lieu qui est depuis toujours l’un des plus typiques et des plus beaux endroits de Québec. Il s’agit du bistro le Pape Georges qui est bien évidemment l’un des distingués commanditaires de Voile en Ligne.

Mais avant, parlons d’histoire. Comme on le sait, la voile fut l’un des moteurs ayant permis le développement et l’exploration. Jadis, les navires marchands étaient tous de majestueux voiliers. Du début de la colonisation de Québec jusqu’au milieu du 20e siècle, ces bateaux constituaient le cœur de l’économie et l’essentiel des moyens de transport outre-mer.

À cette époque, il fallait aussi être des plus intrépides pour s’aventurer sur l’océan. Les fichiers météo n’existaient pas, l’électronique non plus et les voyages entre l’Europe et la ville de Québec se faisaient à contre-courant des vents dominants. Ils étaient donc la plupart du temps, interminables, et les marins étaient soumis aux innombrables hasards du temps.

Au terme de la traversée, le fleuve réservait lui aussi ses pièges. La grande majorité des bateaux ont toujours descendu le fleuve St-Laurent à la voile et c’est encore le cas maintenant. De nos jours par contre, bien peu s’embarrassent d’une remontée de ce même cours d’eau autrement qu’au moteur. Et pour cause ! Avec les courants, marées et vents dominants, le fleuve est un véritable tapis roulant. À une époque où la motorisation était inexistante, on imagine alors facilement ce que pouvait être une remontée à la voile face aux vents et aux courants avec des bâtiments qui n’ont rien des caractéristiques de ceux avec lesquels nous naviguons de nos jours. 

On comprendra alors assez facilement la joie qui pouvait animer les marins qui, après des semaines, voire même des mois de labeur, mettaient enfin le pied à terre. Aujourd’hui, bien peu de gens imaginent encore la ville en fermant les yeux quelques minutes pour voir les dizaines de chantiers navals qui parsemaient ce qui est aujourd’hui le boulevard Champlain. Pendant presque trois siècles, le secteur de la construction navale et plus précisément celui du transport par bateaux fut au cœur même du développement économique de la ville de Québec. Et naturellement, il s’est aussi bâti une macro-économie autour de cet immense pan de notre économie régionale qui a meublé la vie sociale des citoyens de la ville. La mer occupait une place de choix à Québec. Ce qui est aujourd’hui le vieux Québec en basse-ville, la place Royale, ainsi que tout le quartier Petit-Champlain foisonnait d’activités maritimes. Les voûtes servaient à l’entreposage des arrivages d’Europe ou encore aux marchandises destinées à l’exportation.

Peu d’entre nous savent en effet que là où se trouve aujourd’hui le boulevard Champlain, vis-à-vis du terminal du traversier étaient autrefois accostés des navires qui déchargeaient leurs cargaisons par les escaliers qui mènent maintenant les touristes vers la rue Petit-Champlain. On a d’ailleurs surnommé l’un  ces escaliers « l’escalier des patates » en raison des enfants qui s’y pressaient pour y ramasser les légumes qui tombaient fréquemment des sacs des débardeurs.

Parallèlement, il s’est aussi développé chez nous la tradition des fameux bistros maritimes, ces minuscules endroits où les marins se retrouvaient pour prendre un verre, discuter, faire la fête et bien sûr, faire aussi des « rencontres ». Les temps ont bien changé, mais il existe toujours un bistro dans le quartier dont le décor est demeuré d’époque. Le Pape Georges situé dans la rue Cul-de-Sac rappelle ces bistros maritimes d’autrefois avec sa décoration chaleureuse. Le lieu est la propriété de Philipe Tremblay qui a grandi en naviguant sur le voilier de son père, comme quoi la tradition ne se perd pas…

On peut encore y déguster de très bonnes bouteilles de vin entre amis accompagnés de délicieux plats de fromages. Bref, l’endroit idéal pour un after-hour ou si vous préférez, l’après-voile. Un écran géant y a aussi été aménagé pour y diffuser des rendez-vous sportifs télévisés. Et pour finir, le personnel y est accueillant. En définitive, aller à cet endroit là est des plus agréables. Prenez le temps de redécouvrir le plus beau bistro maritime à Québec, Le Pape Georges au 8 rue Cul-de-Sac à Québec  et donnez-nous en des nouvelles.

Le royaume du Saguenay-Lac St-Jean est aussi un domaine de secrets de toutes sortes qui sont bien gardés. Comme la recette de la tourtière que faisait ma grand-mère ou encore sa fameuse tarte aux bleuets. Les gens de ce coin de pays sont à la fois fiers et jaloux. C’est pour cette raison qu’ils  en mettent toujours un peu plus. Et si le Saguenay est un lieu de prédilection pour se bourrer la face comme on dit chez nous, il existe aussi d’autres secrets qui gagnent à être dévoilés.

Ne le dites pas trop fort, mais je suis allé la semaine dernière au pays de la société des 21. Et j’y ai fait une trouvaille dont il faut que je vous parle. Ce n’est pas de ma faute ! J’ai du mal à garder un secret…

Je suis allé chez East Coast Marine Custom. On est en pleine période de mise à l’eau et mon hôte Éric Arseneault qui est aussi skipper et régatier à ses heures, y a accueilli chaleureusement votre humble serviteur. Malgré mon arrivée un peu à l’improviste, il a pris plusieurs heures de son temps pour me faire visiter son chantier. En passant, si vous cherchez une place pour l’hivernement de votre bateau, ils en ont. Et les prix sont tout ce qu’il y a de plus raisonnable.

Qu’est-ce qui m’a attiré là ? Éric Arseneault lui-même qui est un fan de course océanique. Le patron de la boîte a même des projets. Il veut courir. « Je devais m’inscrire au Programme Élite de Formation Nautique Québec, mais je manque de temps cette année. Je vais sûrement le faire plus tard (…) » me dit-il en me recevant. Et quand on commence à parler de course, on ignore quand ça finit…

Mais parlons du chantier voulez-vous ? Celui d’East Coast Marine Custom. C’est son entreprise et son nom. Ou si vous aimez mieux, ECMC. Or tous les chantiers ne se ressemblent pas. Et encore moins celui-là. Ce qui est remarquable c’est l’obsession qu’a Éric Arseneault. « Je l’avoue humblement, je suis un peu fou. Mon travail ne peut pas être autre chose que parfait. Cela m’obsède (…) » me dit-il

Obsédé dites-vous ? Éric Arseneault opère son chantier depuis maintenant deux ans et demi et depuis ce temps, aucun plat n’a été retourné aux cuisines. Pour ma part, j’erre sur les pontons  et je puis vous dire que j’en flatte des coques de voiliers et même de bateaux à moteur. J’en vois aussi des chantiers. Et croyez-moi qu’une finition aussi parfaite, c’est très rare.

Éric Arseneault travaille également les composites comme le carbone. Vous jetterez un œil sur le kayak d’eaux vives que j’ai pris en photo dans le chantier. Impressionnant ! Les gars et filles d’ECMC peuvent aussi machiner n’importe quoi. Ils ont l’équipement et l’expertise pour fabriquer à peu près n’importe quelle pièce de bateau.

Bref, ce chantier-là est le secret le mieux gardé du monde maritime du Saguenay. Je n’en suis pas revenu des restaurations effectuées. Les boiseries refaites et le laiton rafraîchi et reverni. Ils ont refait une barre à roue qu’on leur a envoyée empilée en petits morceaux dans une boîte de carton. Vous devriez voir. Assez ahurissant merci comme résultat!

En plus, tout est sur place. Il y a un magasin et un atelier de motorisation. Il y a près de 20 pieds de tirant d’eau à marée haute dans la descente. On peut y sortir un coursier de dernière génération, l’entrer dans les hangars et lui refaire une beauté. Quand il sortira de là, bien malin sera celui ou celle qui pourra savoir où ont eu lieu les réparations. En fait, le travail est si parfait que je donne cent dollars cash à celui ou celle capables de deviner l’endroit où on a étendu du Gelcoat sur les bateaux qui sont refaits à ce chantier là. Pour ma part, j’ai tenté ma chance et j’ai échoué…

Comme un secret comme celui-là ne se garde jamais longtemps, je vous recommande de lui lâcher un coup de fil le plus tôt possible, histoire de vous assurer de réserver les derniers et rares trous qui existent encore dans le carnet de commandes d’Éric Arseneault. Et si vous êtes contraint d’attendre votre tour un petit peu, dites-vous bien que quand vous verrez le travail fait, vous vous direz que cela aura mauditement valu la peine d’attendre.

En passant, ce chantier-là est situé dans le rang St-Martin à Ville-Saguenay. Ça a l’air loin, mais c’est à seulement deux heures de route de Québec, un détail quoi ! Pour ce qui est de s’y rendre par bateau, on doit emprunter le majestueux fjord du Saguenay, un périple d’une journée qu’il faut faire au moins une fois dans sa vie pour l’extraordinaire paysage, mais aussi pour la tourtière et la tarte aux bleuets…      

Le site internet Voile en Ligne a maintenant un an. En effet, nous célébrons en ce jour le premier anniversaire de l’inauguration du site qui a vu le jour dans sa forme actuelle le 21 avril 2009.

Pour mémoire, rappelons que l’idée de créer un site québécois sur la voile sportive de compétition est une idée conjointe de son éditeur ainsi que du navigateur lévisien Georges Leblanc. En 2008, votre humble serviteur se surprend à écrire quelques articles sur ce magnifique sport qui paraissent sur le site internet du prestigieux magazine français Course au Large. C’est alors que lors d’une rencontre avec Georges Leblanc, ce dernier émet l’idée d’écrire aussi sur le milieu québécois et canadien des courses à la voile, histoire de populariser les initiatives et performances des gens d’ici. 

L’idée démarre et fait son chemin à travers de modestes débuts. Un blogue est créé et hébergé sur un support offert par Google. Graduellement, le média se développe et incidemment, nous nous rendons vite compte de l’engouement que suscitent les histoires de la mer auprès de nos lecteurs. Nous décidons alors d’en faire un quotidien. Il faut donc un véritable site offrant tous les attributs et fonctionnalités d’un média et également un outil de communication et de développement de la voile comme sport-spectacle.

C’est l’entreprise Webclick Solutions qui est mandatée pour la réalisation de ce projet dont l’envergure n’a d’égal que la complexité à réaliser un site doté de centaines de scripts qu’ils faut tous faire fonctionner dans la plus juste et la plus fine compatibilité, à la manière d’un orchestre. C’est ça le web et nous l’apprenons assez vite. Notre précieuse collaboratrice madame Louiselle Bureau est donc appelée en renfort pour jouer le rôle de webmestre. Cette dernière conçoit un site professionnel, esthétiquement réussi, et facile à opérer grâce à un éditeur Wordpress.

Vous voulez les chiffres ? Les voici !

Le site voit donc le jour le 21 avril 2009. À ce moment, Voile en Ligne progresse rapidement et rallie déjà 2448 visiteurs par mois. Nous sommes alors à la fin de mai 2009. En juin, nous enregistrons une progression fulgurante avec plus de 4000 visites. Durant tout l’été, nous prendrons la route et ferons plus de 5000 kilomètres pour aller voir la voile où elle se trouve. Nous couvrons le championnat canadien de Shark à Montréal. Puis, nous effectuons le suivi du Championnat régional de Yachting de Québec.

En juillet, nous assistons au départ de la course Jacques-Cartier à Cap-à-l’Aigle avant de prendre la direction de la péninsule gaspésienne pour en compléter la couverture. Voile en Ligne bat encore une fois des records avec plus de 5569 visiteurs. En août, nous sommes allés à Roberval au Lac St-Jean. Nous nous rendons ensuite une fois de plus à Cap-à-l’Aigle en septembre de même qu’à Hudson puis à Rimouski en octobre. Nous pensons alors qu’étant donné la fin de la saison, une diminution du nombre de lecteurs ne serait que naturelle, étant donné les nombreuses sorties de l’eau. Hé bien non ! En novembre nous suivons la Transat Jacques-Vabre et encore une fois, Voile en Ligne atteint de nouveaux sommets avec 5880 visiteurs différents.

En 2010, Voile en Ligne passe au web 2.0. On retrouve maintenant le premier média québécois exclusivement et quotidiennement consacré à la voile de compétition sur des supports tels que Facebook et Twitter. Encore une fois, la réponse est extraordinaire. Nous terminons le mois de mars avec rien de moins que 6830 visiteurs, à quelques brasses du 7000.

En un an, Voile en Ligne a attiré 63 929 visiteurs dont près de la moitié sont différents, soit 29 595. Le tout pour un grand total de 564 914 pages vues, (plus d’un demi-million) et 3 184 112 hits. Nous enregistrons une moyenne de 363 secondes par visiteur, soit plus de 6 minutes par visite. Nous avons consacré 288 articles sur ce qui se passe dans le milieu de la voile au Québec sur les 755 écrits jusqu’à maintenant.

Ces chiffres nous encouragent. Ils sont rares au Québec les médias internet écrits qui peuvent se vanter d’avoir réussi à atteindre le chiffre  de plus de 6000 lecteurs par mois seulement par la force du bouche-à-oreille et sans avoir eu une poussée venant d’un média de masse. C’est le cas de Voile en Ligne.

Ces chiffres démontrent aussi qu’il existe un marché pour la voile de compétition au Québec. D’aucuns nous avaient prédit une mort rapide. Ils avaient tort. Le marché des sports extrêmes est en pleine croissance et il y a de plus en plus de gens qui s’y intéressent. Sans leur enlever quoi que ce soit, force est de constater que les sports traditionnels tels que le hockey, le baseball et le football n’ont pas le monopole de l’intérêt des lecteurs, et ce, quoiqu’en disent les experts. Le grand « sondage maison » que nous venons de réaliser depuis un an le démontre avec éloquence. 

L’année 2010 s’annonce pour faire dans la continuité de la croissance qu’a connue Voile en Ligne en 2009. Le site a enregistré une progression de plus de 2600 visiteurs durant le premier trimestre 2010. Et on peut raisonnablement espérer franchir le cap des 10 000 visiteurs par mois avant la fin de l’année. C’est là l’un de nos objectifs. L’autre objectif est d’attirer un sponsor majeur. Voile en Ligne doit accroître ses moyens financiers s’il veut augmenter sa présence au sein du milieu, augmenter son lectorat et assurer sa survie à plus long terme. Pour cela, il est indispensable de faire équipe avec un commanditaire dès cette année.  

Au terme de notre première année d’existence réelle, nous pensons avoir rempli notre mission première qui est de faire la promotion de la voile et des performances des coureurs d’ici. Nous désirions leur donner une visibilité que les médias traditionnels leur refusent par manque d’intérêt. Voile en Ligne est désormais le média numéro un pour les compétitions de voile au Québec. Notre créneau en est un des plus spécialisés certes. Mais c’est aussi un média dans lequel le grand public se retrouve. C’est un outil qui permet aux coureurs de partager ce grand espace qu’est la mer en même temps qu’il permet à Monsieur et Madame tout le monde d’en rêver. Si la voile et principalement les courses sont devenues un business au fil des ans. Le regard du public lui, n’a pas changé. Cette fascination pour celles et ceux qui prennent d’assaut les océans est intacte.

Voilà pourquoi nous désirons remercier les coureurs. Ce sont eux qui par leur générosité, acceptent de partager cette vie d’aventure qui fait rêver tant d’entre nous. Nous désirons aussi remercier nos collaborateurs, photographes, et rédacteurs occasionnels, nommément Messieurs Georges Leblanc, Walter Timmerman et Michel Sacco, sans oublier notre webmestre, madame Louiselle Bureau. Tous nous ont prêté leur plume, leurs compétences ou leur temps. Nous l’apprécions ! Et finalement, comme on garde toujours le dessert pour la fin, nous voulons remercier tous nos commanditaires qui ont bien daigné nous faire confiance et surtout vous remercier tous, vous, nos lecteurs.

Les commanditaires en 2009: Formation Nautique Québec, l’Association Maritime du Québec (AMQ), Voile Saintonge, L’Escale Nautique, Bistro Le Pape Georges, Luga services d’exposition, Boutique 30 Degrés. 




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Dernère mise à jour du site le 2012-02-08 @ 14:46