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Archive pour la catégorie ‘Au Québec’

La nécessité est la mère de toutes les inventions. Et la rapidité à bord d’un bateau à voile ne fait pas exception à cette règle. Il fût des temps de l’histoire mondiale où naviguer sur les mers représentait la finalité d’un projet d’exploration. Incidemment, la voile propulsait les aventuriers et explorateurs non seulement vers des contrés pour la plupart inconnues mais également vers des destins sans lendemain ponctuées de mille périls.

Parmi les plus tristement célèbres de ceux-ci, le plus redouté était sans aucun doute la piraterie. Des brigands s’emparaient des bateaux pour y voler la cargaison. Généralement, aucun prisonnier n’était fait. Les pirates massacraient systématiquement les survivants des batailles et donnaient parfois leurs restes en pâture aux requins.

Rapidement, une réflexion s’est amorcée pour trouver une solution visant à protéger les bateaux. On a commencé par armer ces derniers, espérant ainsi donner une riposte adéquate aux bandits. Mais on s’est vite rendu compte qu’il est complexe pour de simple marins d’engager le combat contre des guerriers mobiles et surtout rompus à l’art de la guerre navale. Vint ensuite l’idée d’escorter les navires. Une solution efficace certes mais aussi très coûteuse. La navigation en convois a quant à elle contribué à sécuriser les transporteurs. Mais il s’agissait là aussi d’une solution ayant ses limites.

Après moultes tergiversations, on a finalement conclu que la vitesse allait peut-être constituer une partie de la solution. Construire des bateaux plus rapides pour semer les pirates avec des marins bien entrainés et armés pour se défendre est devenu la combinaison la plus économique et la plus pratique. C’est ainsi qu’a commencé l’épopée glorieuse des performances à la voile.


Depuis ces temps, la voile a été supplantée par les engins à moteur. En occident, ce mode de transport a même pratiquement disparu. Curieusement, au moment même où l’on assiste aux retours en force de flibustiers sur certaines mers du monde nous tendons de plus en plus   vers une maîtrise mathématique et efficace la force vélique. Parallèlement, les questions environnementales ainsi que celles concernant le déclin des carburants fossiles comme sources d’énergie contribuent à remettre la voile au cœur de l’actualité. La science rend donc la voile de plus en plus rapide et efficace et de ce fait plus intéressante que jamais. On appelle cela un alignement des astres.

C’est ce qui fait que les perspectives futures de ce qu’elle pourrait éventuellement procurer ne serait-ce qu’en termes d’économies de carburant portent  à réfléchir en haut lieu. Certaines entreprises utilisent même déjà les propriétés de la voile sur des bases industrielles. On voit soudainement des voiles apparaitre sur des vraquiers ou de grands paquebots…

Indéniablement, la principale source de motivation des architectes des équipes et des skippers demeure et sera toujours le goût de la vitesse pure à des fins sportives. Rien ne dépasse le plaisir de se mesurer. Mais l’envie d’aller plus loin et plus vite est maintenant une question qui obsède  autant les mordus des courses à la voile que celles et ceux désirant y voir des applications plus commerciales. Si l’aspect purement sportif est le leitmotiv numéro un, il n’en demeure pas moins que ces deux quêtes respectives sont caractérisés par l’utilisation d’une forme d’énergie peu coûteuse, propre et éternellement renouvelable. Une force de la nature qui attire autant qu’elle pousse. Des explorateurs aux aventuriers, des architectes aux industriels en passant par les coureurs, Pour tous, le vent c’est d’abord et avant tout la liberté. Et comme on l’a vu durant la récente Coupe de l’America, pour certains, l’exploitation de cette ressource n’a pas de prix limite. 

Mais entre la Cup et ses origines il y a une énorme distance sur laquelle nous ne revenons que trop peu souvent.  Un peu comme si notre passé ne méritait pas qu’on lui fasse honneur. Il y a là-dedans une certaine aberration qui fait qu’on laisse aussi pourrir sur des quais des trésors (telles que la Goélette Grosse-ÃŽles par exemple) qui sont susceptibles de nous en dire long sur le courage et la détermination de celles et ceux qui nous ont précédé. À une époque où l’on cherche désespérément des modèles, cela est plutôt difficile à comprendre…

Tout au long de cette série d’articles nous reviendront sur ce qui a parsemé le chemin des chercheurs de vitesse de chez nous. Des courses célèbres et d’autres moins. Des moments forts et d’autres un peu plus gênants ou drôles. Des hommes, des marins et des régatiers qui se cachent furtivement derrière chacun d’entre celles et ceux qui pratiquent la voile. 

Au lendemain de cette journée internationale des femmes, il nous fait plaisir de dédier le présent article à tous les conjointes de marins qui attendent le retour de celui qu’elles aiment. Elles méritent cette bonne pensée que nous avons pour elles. 

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Crédit photo: © Richard Gladwell/Saiworld.com 

Les Class 40 ne sont pas reconnus pour être des bateaux particulièrement performants au près. On a pu s’en rendre compte durant ce dernier week-end alors que les deux Class 40 impliqués dans la Heineken Regatta en ont visiblement arraché. En effet, cette régate offrait dans une bonne proportion de son parcours, une allure qui sied peu à des bateaux aussi légers. Le Class 40 Bleu Billboard Media est celui qui a connu la fin de semaine la plus difficile. Lors de la régate initiale, Éric Tabardel et sont équipe ont vu le pivot du bout dehors se rompre après avoir renvoyé la toile. Résultat : un spi déchiré et un bout dehors dont le pivot devra être réusiné sur place au surplus d’une fin de semaine de course escamottée.

Pour Éric Tabardel, C’était une bonne occasion de tester son pur-sang pour voir ce qu’il avait dans le ventre. Et même si le résultat peut à priori décevoir, il se réjouit d’avoir devancé son concurrent de ligne direct, le Class 40 Kazimir de Lenjohn Va Der Wel dans la course de vendredi. « Nous avons fait une belle navigation » disait Jean-François Lymburner samedi après-midi. Il semble donc que le moral de l’équipe soit intact en dépit de cette avarie dont on se serait bien passé. « C’est là l’essentiel et nous sommes contents » rajoutait quant à lui le skipper. À la décharge de l’équipe, il est vrai qu’on ne pouvait s’attendre à des miracles. La régate n’est pas leur pain quotidien…  Bleu et l’équipe d’Éric Tabardel en sont à leurs premières compétitions et comme on dit souvent : « c’est le métier qui rentre ».

Du côté de Richard Oland, on peut par contre dire que ce dernier et son RP 52 Vela Veloce n’étaient pas venus en touriste. Après un départ plutôt lent, Ils terminent la Heineken Regatta juste derrière le gagnant Titan 15. Un très bon résultat. Oland s’est même payé le luxe de coiffer au poteau le célèbre RP90 Rambler qui a gagné la course du Fastnet en 2007. De plus, cela fait la deuxième fois d’affilé en quelques jours seulement que Oland et son Véla Veloce mettent le Cookson 50 Privateer à leur tableau de chasse. De quoi être fier…

On reverra ces deux coqs en course bientôt. Du côté de Bleu d’Éric Tabardel, le prochain rendez-vous est à Halifax en juillet pour la Route Halifax-Saint-Pierre et Miquelon. Du côté de Oland et de son espadon Vela Veloce, même s’ils ne sont pas encore officiellement inscrits à cette dernière course, les rumeurs donnant le Néo-Brunswickois sur la ligne de départ le 10 juillet prochain vont bon train. À moins que d’autres courses en Europe attire le canadien sous d’autres cieux d’ici là, il semble que les chances de voir Oland courir au Canada serait dit-on excellentes. C’est à suivre!



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Crédit photo: © Bleu-Voile Océanique

Le navigateur Éric Tabardel et son Class 40 Bleu participeront du 4 au 7 mars à la Heineken Regatta de St-Marteen dans les Antilles. Pour le premier Class 40 québécois, il s’agira cette fois-ci d’un véritable baptême du feu. Éric Tabardel avait bien participé l’an dernier à la Course Jacques Cartier, mais cette course-ci n’a rien de comparable. plus de 200 bateaux sont attendus et le plateau des coureurs est beaucoup plus relevé en expérience et en réputation.

On retrouve entre autres le célèbre Reichel Pugh 90 Rambler, le Class 40 Owen Clark Kazimir, du sud-Africain Lenjohn Van Der Wel qui prendra part à la Global Ocean race 2011-2012 ainsi que le redoutable RP52 canadien Vela Veloce du skipper Richard Oland. Seront aussi présent d’autre grosse pointure comme le Farr  115 Sojana qui coure sous les couleurs de la Grande-Bretagne, le J95 Shamrock VII. Des Swan 80 et 90 seront aussi sur les rangs. 

Pour celles et ceux qui suivent l’émission « Hissez les voiles » présentée sur la chaîne Évasion, le Farr 65 Spirit of Isis propriété de l’entreprise OnDeck et skippé par Luiz Gonzolvez que l’on voit dans l’émission sera aussi du départ au côté du bateau d’Éric Tabardel qui lui, hissera ses voiles sous les couleurs de l’entreprise de communication Billboard Media qui le sponsorise pour cette course.etabardel_1a

Lors d’un échange de courriel, Éric Tabardel n’a pas caché qu’il cherche toujours un appui stable et qu’il est ouvert à toute proposition venant d’un sponsor éventuel. Éric Tabardel souhaite évidemment que les choses se passent de la bonne façon et qui sait, peut-être séduire ainsi un éventuel intéressé pouvant s’associer à l’équipe sur une base corporative.

Par ailleurs, le skipper montréalais a aussi indiqué lors d’une récente communication son intention de prendre le départ de la « Route Halifax-Saint-Pierre et RHSP_LogoMiquelon le 10 juillet prochain. Le coureur viendra aussi au Québec cet été pour faire de la promotion et bien sûr, retrouver famille et amis. D’autres courses pourraient se rajouter au calendrier 2010 d’Éric Tabardel qui souhaite cependant se faire discret sur le sujet jusqu’à la conclusion d’ententes et ou prise de décision définitive.


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Site last updated 12 mars 2010