Voile En Ligne 2013-05-18 @ 18:19:45 -04:00 UTC
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Défis Georges Leblanc

Des défis et des voiles…

On revient aujourd’hui sur l’annonce de l’engagement de la classe Mini 650 dans les Défis . Comme on le sait, il s’agit là d’une bonne pour ne pas dire une excellente nouvelle pour le monde québécois de la course au large. Mais pour bon nombre de gens, ces épreuves restent malheureusement très peu connues. Pourtant, il s’agit de défis sportifs à la hauteur des meilleurs challenges internationaux et surtout digne des talents les plus pointus de la voile.

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Il ne s’agit pas de régates du dimanche ou de duels lancés à la hâte autour d’une bière ou d%u2019un café. Les défis Georges Leblanc sont de véritables compétitions demandant beaucoup de connaissances et de maîtrise de soi. D’ailleurs, les principaux initiateurs de ce contre-la-montre insistent pour dire qu’il s’agit d’abord et avant tout d’un défi lancé à soi-même, l’important étant de compléter la course. L’an dernier, plusieurs n’ont d’ailleurs pas été en mesure de terminer ne serait-ce que l’aller-retour entre Rimouski et Forestville. Sur ce parcours ne comptant que 55 milles nautiques, le manque de vent et les courants auront eu raison de la volonté de nombre de coureurs.

C’est aussi ce qui fait le charme des . Ce qu’il y a de beau, c’est que ce type de compétition permet au plus humble des plaisanciers d’entrer de plein pied dans le fabuleux monde de la course au large avec des parcours qui sont difficiles mais pas extrême. Quiconque répondant aux consignes édictées par l’Avis de course peut prendre le départ de l’une des trois épreuves faisant partie du Défi Georges Leblanc. De plus, il n’est pas nécessaire de posséder un coursier de dernière génération pour prendre part à cette compétition. Un  ou des coureurs qui voudraient s’élancer sur l’épreuve, pourraient le faire sur une coquille de noix si tant est que celle-ci rencontrent les règles du cahier des charges en matière de sécurité.

Trois défis sont offerts. Et dans les trois cas, il s’agit de parcours difficiles et très exigeants. Plusieurs ministes ont d’ailleurs manifesté l’intention d’effectuer les trois parcours des défis Georges Leblanc. Dès le 21 août prochain, quelques-uns  s’engageront dans la portion du fleuve située entre Cap-À-l’Aigle et Rimouski qui constitue le premier des trois défis.

Ce parcours contient son lot d’obstacles de taille. Le plus connu de ceux là est le fréquent manque de vent. Il est frappant de voir jusqu’à quel point le vent donne parfois l’impression d’être soutenu sur la côte, alors qu’il peut en être tout autrement sur le fleuve. L’idéal, pour ce parcours là est et demeure un temps de chien avec un vent d’ouest à écorner les bœufs. On est ainsi assuré d’avoir une brise soutenue jusqu’à l’arrivée. Mais encore faut-il compter sur les marées. Si vous manquez l’étale de la marée à Tadoussac c’est bonjour les soucis ! Vous vous retrouvez avec 1 nœud et demi à 2 nœuds de courant contraire… Pas de vent ? On jette la pioche !

Le deuxième parcours est l’aller-retour Rimouski, Forestville, Rimouski. Encore là, le vent doit impérativement être au rendez-vous. . Le parcours consiste en deux traversées du fleuve s’effectuant au vent de travers. Et comme en voile, le plus court chemin n’est pas souvent la ligne droite, cette route impose de tirer des bords et d’aller chercher plus à l’est ou l’ouest, (c’est selon) le vent nécessaire pour entrer au port ou contourner la bouée de Forestville sur un seul bord. Mais attention de ne pas vous écarter trop de la route directe sinon… 

Les initiateurs des défis Georges Leblanc conviennent de l’importance de bien se jauger pour prendre part à cette compétition. Le tour de l’île d’Anticosti par exemple, requiert une bonne maîtrise de la navigation dans des conditions océaniques. Mais encore là, une préparation  adéquate pourra vous aider.

Notons que dans ce secteur, le fleuve Saint-Laurent est l’une des meilleures écoles pour apprendre à naviguer et une piste de course hors pair. Les cargos sont en nombre raisonnables, les vents, courants, marées et effets de côtes offrent une panoplie de conditions ayant chacune leurs particularités quant à la façon de les négocier.

C’est d’ailleurs ce qui rend les parcours des Défis Georges Leblanc si techniques. La chance de rencontrer des conditions parfaites est pratiquement nulle. On ne retrouvera donc jamais des moyennes de vitesse comparables à celles des grands records océaniques. Même les bateaux les plus modernes auront de la difficulté sur un parcours comme celui d’Anticosti. La preuve, en est que le temps de référence effectué par un coursier de 65 pieds n’est pas très rapide. Les multiples bords tirés sur les 120 milles nautiques que compte la longueur de l’Île d’Anticosti ont vite fait de retrancher substantiellement les vitesses moyennes théoriques. En réalité, un concurrent peut facilement aller jusqu’à doubler les milles parcourus en lofant et en louvoyant pour s’extirper du détroit de Jacques-Cartier.

Mais la beauté de l’affaire, c’est que les bateaux de près sont favorisés et qu’ainsi, vous pouvez tout aussi bien rafler la mise avec un petit Tanzer, alors qu’un Class 40 de dernière génération peut y ronger son frein. Cela ne veut bien sûr pas dire que vous en viendrez à bout. Mais au moins, vous aurez le plaisir et la satisfaction de raconter à tous que vous lui avez chauffé le derrière… 

Comme on peut le constater, la voile est un sport assez complexe et encore plus lorsqu’il s’agit de course. Mais sur l’eau, il importe de savourer pleinement les délices d’une belle navigation faite pour être fier de ce que l’on accomplit et surtout, pour vivre les plaisirs de la course en mer. Des défis pas très faciles mais accessibles à tous. A l’instar de quiconque ayant réussit à terminer une course, les ministes qui viendront à bout du plus modeste des défis Georges Leblanc auront toute notre admiration. Et vous, qu’attendez-vous pour y aller ? Allez-y ! Amusez-vous ! 

Vous pouvez vous inscrire dès maintenant au Défi Georges Leblanc sur le site des Défis Georges Leblanc à l’adresse suivante :

 www.rimouskiweb.com/voile_rimouski/Defis-GLeblanc

Objectifs des défis GeorgesLeblanc.

-Initier le développement d’une culture et du goût de la course au large au Québec.

-Développer et promouvoir les compétences de « seamanship » requises pour naviguer toujours plus loin, plus vite, plus longtemps en toute sécurité.

-Promouvoir la beauté, la diversité, l’immensité et le caractère particulier de notre majestueux fleuve Saint-Laurent et son golfe.

Les Défis Georges Leblanc sont des épreuves sportives organisées par le Club de voile de Rimouski avec la collaboration de la Marina de Rimouski, du Port de Refuge de Cap à l’Aigle, de la Station Nautique Rimouski-Métis et de l’Équipe de Voile Océanique de Georges Leblanc. Profitez de votre passage à Rimouski pour visiter ce magnifique coin de pays et arrêtez-vous à la marina de Rimouski. Plein de services, un bon restaurant où l’on peut déguster de succulents fruits de mer et surtout, des gens accueillants avec qui vous passerez d’excellents moments.

Voile en Ligne effectuera durant la saison 2010, le suivit de toutes les tentatives de record dans le cadre des Défis Georges Leblanc.  


Primeur: La Station Nautique Rimouski-Mitis accueillera la première course de Mini 650 à se tenir au Québec.

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Photo: Dans l’ordre habituel: le navigateur , Monsieur Paul Bellemare, Directeur du Comité des  pour la Station Nautique Rimouski -Mitis, et également les ministes , , , et .

La classe Mini-650 est entrée dans une nouvelle et très sérieuse phase de développement au Québec. Au point où les marins qui la forment ont décidé de ne plus attendre et de se mettre immédiatement au travail dans le but de populariser la classe et d’attirer d’autres coureurs.

Ainsi donc, l’une de leurs premières démarches consistait en l’établissement d’un calendrier de course pour la saison voile 2010.  Incidemment, les marins ont profité de l’occasion donnée ces jours derniers par le Salon du Bateau et des Sports Nautiques de Montréal pour tenir une première rencontre formelle des membres québécois de la classe. Celle-ci s’est soldée par une communication des plus importantes.

La classe a donc annoncé avoir mis à son calendrier de course, la date du 28 août prochain. À ce moment, les ministes effectueront un départ unique pour le défi Georges Leblanc autour de l’île d’Anticosti, une course de 655 milles nautiques.

Cette course qui, comme on le sait, est extrêmement technique, s’effectuera en double. Le parcours consiste en un départ de la ville de Rimouski, un contournement de l’île d’Anticosti par le sud, un retour par le nord de l’île via le détroit de Jacques-Cartier puis vers le point de départ. C’est ni plus ni moins qu’un tour complet de l’île dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Il s’agit aussi d’une course des plus éprouvantes en raison des vents, courants, marées, nombreux effets de côtes et microclimats qui se multiplient, principalement le long du littoral nord. Les skippers devront également tenir compte du nombre important de haut-fond tout au long du parcours.

Notons que le temps de référence pour cette épreuve est de 5 jours 7 heures et 18 minutes à la vitesse théorique moyenne de 5,14 noeuds. Ce temps a été effectué le 30 juin 2007 par le navigateur lévisien Georges Leblanc qui incidemment, est jusqu’à maintenant le seul coureur océanique à avoir fait ce tracé en compagnie de Richard Nault et Walter Timmerman. Tous s’accordent pour dire que les ministes en auront pour leur argent tant le parcours est difficile. C’est un véritable défi pour des professionnels de la course océanique.

Rejoint vendredi midi, le coureur Walter Timmerman a pour sa part relaté quelques faits saillants de son expérience avec Georges Leblanc. «  Ce parcours là n’est pas facile. Le problème est qui si tu as une fenêtre météo favorable pour l’aller, c’est aussi cette même météo là qui va t’en faire baver pour le retour. On part au portant et on revient au près serré dans le détroit de Jacques-Cartier. Il faut presque tirer un bord jusqu’au rivage de Havre Saint-Pierre pour pouvoir sortir du détroit… Quand nous l’avons fait, nous avons subit une bascule qui nous a amené une houle résiduelle passablement casse-bateau avec de bons creux. On a aussi eu une mer formée de vagues courtes de 3 à 5 mètres de haut. Bref, ce fût l’inconfort total !… Il faut presque calculer environ le tiers de plus que le parcours en terme de distance réelle  en raison des multiples bords à tirer. C’est épuisant et si je peux donner un bon conseil à celles et ceux qui vont le faire, c’est de se préparer physiquement. »

Le porte-parole actuel de la classe, Sylvain Lévesque a aussi indiqué que les marins s’étaient mis d’accords pour que cette course soit réservée exclusivement au Mini 650. On espère également attirer d’autres ministes de l’Ontario, des Maritimes des Etats-Unis et pourquoi pas d’Europe. « Il ne sera pas interdit de partir avec nous. Si des gens veulent le faire, nous serons heureux de les accueillir. Mais nous voulons d’abord et avant tout un évènement qui mettra en vedette cette classe de bateaux, » a dit en substance Sylvain Lévesque.

Présentement, il y a quatre Minis au Québec et un autre dont le chantier achève dans la région de Trois-Rivières. Un autre marin est présentement engagé dans des négociations avec les Européens pour l’achat d’un prototype. Il pourrait donc y avoir six Minis 650 sur les rangs et ce, dès l’été 2010.

Pour Paul Bellemare, directeur du comité des Défi Georges Leblanc de la Station Nautique Rimouski-Mitis, cette course est une excellente nouvelle pour la région de Rimouski. « Nous nous mettons tout de suite au travail pour en faire un évènement d’envergure et pour impliquer les gens de notre communauté en plus d’intéresser le grand public, Nous avons un magnifique plan d’eau et une tradition maritime réputée. Nous serons là en force et ce sera à n’en point douter un évènement marquant pour la Station nautique Rimouski/Mitis. » disait Monsieur Bellemare lorsque Voile en Ligne l’a interviewé au Salon du bateau de Montréal.

Si l’on se fie aux dires de Monsieur Bellemare, il semble que l’idée d’une infrastructure d’accueil qui serait mise en place pour les coureurs et le public est déjà dans les cartons. On parle aussi d’un autre type d’infrastructure, celui-là pour un suivit de course de type grand public et sur plusieurs supports différents. Mais tout cela reste à confirmer. Tout dépendra des assises financières sur lesquels l’organisation pourra s’appuyer.

De son côté, le navigateur lévisien Georges Leblanc était fort heureux de la tournure des évènements. « Si nous voulons donner de l’essor à la course au large au Québec, il importe de créer l’évènement chez nous. Bien sûr, nous admirons tous ce qui se fait en Europe et c’est correct. Mais il faut partir de ce que nous avons. Nous devons primo intéresser les coureurs et les entreprises qui désirent investir dans notre sport. Nous avons une belle tradition maritime, de magnifiques plans d’eau et des gens qui se regroupent pour travailler ensemble. Il n’y a pas de raison pour que ça ne marche pas. Mais pour que cela fonctionne, il importe de développer d’abord le marché local. Voilà pourquoi la décision des ministes est une excellente nouvelle » a déclaré un Georges Leblanc visiblement encouragé.

En terminant, mentionnons que la classe Mini du Québec envisage de prendre part à d’autres courses locales. Plusieurs hypothèses de travail sont sur les planches à dessins. Le Clair de Lune du Lac Champlain ainsi que le Championnat régional de Yachting de Québec sont parmis les rumeurs. Des discussions se poursuivent et d’autres annonces devraient être faites dans les semaines à venir.


Agenda chargé pour Sylvain Lévesque et Rakko sailing team.

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Photo: archives

a fait part récemment de son agenda de course pour l’année 2009. Un année qui est pour ainsi dire chargée. Le skipper compte d’abord mettre à l’eau son bateau dès le 6 août prochain. Des essais sont alors prévus pour quelques jours. Un préparateur sera présent pour aider et effectuer les réglages.

Si cela est possible, le skipper envisage de participer ensuite à deux courses du Championnat Régional de Yachting de Québec, soient la Coupe de l’Île de Bacchus et La Route du Maïs. La participation de Sylvain Lévesque dépendra cependant de l’état d’avancement des règlages de son bateau qui sera alors nouvellement mis à l’eau.

Mais le plat de résistance sera le défi auquel Sylvain Lévesque prendra part entre le 7 et le 9 septembre prochain. Le skipper tentera alors d’identifier une fenêtre météo pour s’élancer de Rimouski en vue du tour de l’île d’Anticosti. Sylvain Lévesque tente d’ailleurs de créer un évènement et  d’interresser d’autres navigateurs à son projet en les invitant à se joindre à lui soit à titre d’équipier ou encore avec leur bateau.  

Le skipper termine présentement la construction de son coursier. La structure du est complétée. Il a reçu son mât et son bateau sera peinturé cette semaine. Il attend encore les filières et les chandeliers qu’il espère pouvoir installer avant la fin du mois.

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