
Crédit photo: http://lesloustikspourleneurodon.blogspot.com/
Voile en Ligne a appris cet après-midi que le docteur Robert Patenaude a fait l’acquisition du Pogo 40 Neurodon.fr (ex Les Loustick). Il s’est rendu à l’étranger pour préparer le voilier. Nous avons tenté sans succès de prendre contact avec le docteur Patenaude mais ce dernier travaille présentement à l’urgence de l’hôpital Honoré-Mercier de St-Hyacinthe. Il a cependant retourné un communiqué disant qu’il prendra contact avec nous demain.
Robert Patenaude devient ainsi le troisième Québécois à se lancer en Class 40 après Éric Tabardel et Luc Forcier. Vainqueur de la Bermuda One two 2009, le docteur Patenaude reluquait depuis les Class 40 sur les pontons de la planète. Il avait par contre mis de côté ses projets en 2010 pour des raisons familiale.
Le docteur Robert Patenaude est un survivant du cancer. Affecté par une forme très agressive de leucémie alors qu’il étudiait en première année de médecine, il fut l’un des premiers greffés de moëlle osseuse au Canada. Depuis, il oriente son action vers des causes majoritairement liées à la lutte au cancer. Pour cette raison, il soutient activement à travers sa participation aux courses océaniques l’Institut de Recherche en Imunologie et en Cancérologie de l’université de Montréal (IRIC). Plus à venir dans les heures qui viennent.

Crédit photos: Spi Médias et chantier Marée Haute www.mareehaute.fr
On retrouve encore de nos jours, même si c’est en de plus rares occasions, l’intrépide tempérament d’aventurier qui caractérisait jadis celles et ceux qui traversaient l’Atlantique pour s’amener en Nouvelle-France. Défiant de nombreux périls à une époque où les moyens de communication étaient pour ainsi dire, aussi inexistants que l’assistance elle-même, la foi et la confiance guidaient ces êtres sans peur vers des contrées inconnues et vers des destins pas toujours joyeux. Nos aïeux sont venus. Ils ont remonté le courant pour aller cultiver la terre et fonder des familles.
Aujourd’hui, l’un de leurs descendants s’apprête à faire un retour aux sources pour aller chercher un mini 650 qu’il compte ramener par le même chemin que celui emprunté par la Grande Hermine. Jusqu’à l’embouchure du Saguenay d’où Carl Veilleux suivra ensuite la route de la Société des Vingt-et-Un. 
Carl Veilleux partira bientôt pour la France. Il prendra livraison d’un Dingo 2 de 6.50 mètres de longueur. Il s’agit d’un voilier de course de série qu’il compte ramener par la route des Açores. Le projet est ambitieux et ne manque pas d’étonner. D’autant que Carl Veilleux n’est pas le marin le plus expérimenté. Il ne compte que trois années d’expérience en voile. Des heures de navigation pour la plupart passées sur le lac St-Jean.
Qu’à cela ne tienne, pour lui, il n’est pas question de renoncer à son projet en faisant livrer son bateau par cargo. « Le plaisir est justement là. C’est d’aller le chercher et de traverser l’océan (… ) » commence par dire le skipper que nous avons rencontré à Québec lors d’un passage récent.
Appréhende-t-il certains moments de cette navigation à venir? « La seule chose qui m’énerve un peu, c’est l’autoroute maritime européenne dans la Manche et au sortir du golfe de Gascogne. Une fois cette étape franchie, je ne m’en fais pas trop avec les rigueurs de l’océan (…) » continue le marin originaire d’Alma au Lac-Saint-Jean.
Carl Veilleux prendra livraison de son bateau ce mois-ci au Chantier Marée Haute en France. Il s’agit d’un chantier réputé. Hormis le D2 650, Marée Haute fabrique aussi le Django 7.70, le Yaka 9.50 ainsi ainsi que le D2 950 en version quillard, quille relevable, ou même biquille. Les architectes à l’origine de ces conceptions sont Pierre Rolland et Pierre Delion. Il s’agit de bateaux de série robustes et polyvalents.
Carl Veilleux entend profiter au maximum de son bateau. Son premier but est de s’amuser avec une embarcation très performante. Fera-t-il de la course? « Je ne suis pas trop axé sur la course. Ce n’est donc pas mon but pour l’instant. Mais sait-on jamais? » répond le principal intéressé. Et on peut présumer sans crainte de se tromper que la griserie de la performance aura peut-être raison de l’envie du navigateur de rester peinard. Quand il aura enfumé les voiliers les plus performants du lac St-Jean, Carl Veilleux comprendra qu’on ne s’achète pas une Porche Carrera Turbo uniquement pour parader. La tentation du coureur et l’excitation de se mesurer à d’autre risque alors de l’emporter sur le plaisancier.
Carl Veilleux fera route par les Açores. Le solitaire s’y arrêtera quelques jours avant d’entreprendre la deuxième partie de son périple vers Halifax ou même Gaspé. Au total, une trentaine de jours de navigation. Si tout se passe tel que prévu, il compte être de retour au Québec à la fin juin ou début juillet. »Si mes projets se concrétisent, j’aimerais bien vendre le bateau à la fin de l’été pour aller en chercher un autre au printemps et ainsi de suite peut-être chaque année » affirme le père de famille de 34 ans qui est aussi le patron de l’entreprise les Voiles Carl Veilleux-Paraskiflex.
Mais traverser l’océan, c’est un peu comme avoir un enfant. On en fait un d’abord et puis on voit si on est prêt à en avoir un autre. L’Atlantique, ce n’est pas le lac St-Jean. « Je ne sais si c’est moi qui suis trop téméraire ou disons plutôt pas assez peureux, mais beaucoup de gens disent des tas de choses sur l’océan. Ne vous figurez pas que je pars sans savoir ce qui m’attend » poursuit Carl Veilleux.
Humidité, froid, nourriture lyophilisée, pétole, coups de vent, brouillard, insécurité, proximité des cargos, casses sur le bateau, etc., traverser l’océan, c’est cela. Mais le gars est d’un calme olympien. Et s’il est quelqu’un d’entre nous qui ne s’énerve pas trop, c’est bien cette personne-là que tous choisiraient comme capitaine.
On pourra suivre Carl Veilleux sur sa page Facebook. Voile en Ligne vous tiendra également au courant de la progression de Carl et couvrira en direct l’arrivée de ce dernier au Saguenay. Nous lui souhaitons le meilleur des vents
http://www.lesvoilescarlveilleux.com/

Crédit photo: Paul Charoy/A-Polo communication
Les étudiants de l’École des Hautes Études Commerciales de Montréal (HEC) ont réalisé un exploit absolument fabuleux en remportant la classe internationale de la 43e édition de la course-croisière de l’EDHEC qui s’est tenue à Lorient en France du 9 au 16 avril dernier. L’équipe a aussi terminé au 5e rang du classement général.
Il s’agit d’une prouesse d’autant plus digne de mention que l’équipe des HEC de Montréal s’est fendu les cheveux en quatre sur le sens de la longueur durant toute l’année pour réunir le financement nécessaire à la participation à cette compétition. Les jeunes n’avaient donc eu que peu d’entraînement comparé à plusieurs équipes adverses qui roulent avec de gros budgets.
Heureusement, des partenaires ont débarqué au bon moment pour épauler les jeunes qui de toutes évidences, leur ont fort bien rendu la monnaie de leur pièce en enregistrant cette victoire historique. Il vaut donc la peine de mentionner ici ces entreprises qui ont rendu possible le projet. Il s’agit de Blue Bridge Wealth management consultants, de l’hebdomadaire Les Affaires, de la firme d’avocats DeGrandpré Chait, des services pétroliers et miniers MPS, de l’écovillage Kanata Mont Tremblant, du cabinet d’audit Pricewaterhouse Coopers, de la Boutique Nautique 30 Degrés ainsi que de l’agence de communication A-Polo.
Fort de ces appuis aussi importants qu’inespérés, les jeunes ont pu se préparer adéquatement, notamment en profitant de deux jours de familiarisation et d’entraînement sur l’Archambault Grand-Surprise qui est le monotype affrété pour cette course.
L’équipe était composée de Bertrand Delmer, Nicolas Roger, Benjamin Lesage, Martin Canton-Lauga, Cyprien Fleury, Clémentine DuPradel, Jéremie Hrycak-Leclaire et Nicolas Leplatre.
C’est sous les ordres et conseils du skipper Ronan Jehanno que l’équipe devait performer. Jehanno n’est pas genre d’homme qui regarde les outils et le personnel bien longtemps au contraire! Homme d’action et de terrain, il n’avait qu’une idée en tête, celle de faire en sorte que la chimie créée soit la meilleure pour permettre à l’équipe de gagner, ce qu’il a réussi à merveille.

Pour Bertrand Delmer, porte-parole de l’équipe des HEC de Montréal, il ne fait pas de doute que ce skipper est promis à un bel avenir. « Je ne serais pas surpris de le voir un jour sur le Figaro ou même le Rhum, tellement il est bon, déclarait le jeune homme à qui nous avons parlé ce matin ».
Jehanno a retrouvé dans le personnel fraîchement arrivé du Québec quelques gars et fille avec qui il avait navigué l’année précédente. Il forme rapidement un noyau solide et greffe autour les autres éléments tous plus indispensable les uns les autres. Le résultat est stupéfiant. En véritable leader qu’il est, le skipper français a su diriger son équipe, droit vers la victoire en classe internationale.
C’est un résultat inespéré! L’équipe des HEC de Montréal-Blue Bridge va même devancer les HEC de Lausanne ainsi que l’école technique d’Istanbul en Turquie, bref, des sommités en la matière. C’est la première victoire québécoise dans cette compétition de voile qui est le plus grand rendez-vous étudiant d’Europe.
Déjà que l’an passé les gars et les filles des HEC avaient réalisé une performance d’anthologie après s’être empêtrés dans un interminable voyage rendu presque impossible en raison d’un volcan islandais crachant sa cendre à des milliers de kilomètres à la ronde. Pas de doute donc, que celle-là, on l’avait vu venir. La table était mise cette année pour une performance mémorable. Mais de là à croire que l’équipe allait l’emporter dans un pays où la voile est une religion, il y avait un pas que seul un groupe de jeunes guerriers avec du caractère à revendre pouvait espérer franchir.
Pour ajouter encore plus aux mérites de ces jeunes, mentionnons que si les conditions de mer étaient des plus malléables, la météo de son côté offrait des conditions de vent faible obligeant les équipes à évoluer sous spi pendant une bonne partie de la semaine. Quand on connaît le coefficient de difficulté que comportent les manœuvres sous spi, c’est un exploit remarquable que de remporter une course pour une équipe dont le niveau d’entraînement, était beaucoup moindre que nombre de ses adversaires.
Raison de plus pour dire qu’il y a de quoi être fier de cet exploit. La prouesse est d’autant plus digne de mention pour ces jeunes des HEC de Montréal, qu’elle a été accomplie en France, un pays qui comme on le sait, n’est ni plus ni moins que la Mecque de la voile.
Voile en Ligne tient à féliciter l’équipe Blue Bridge-HEC de Montréal pour cette très belle victoire. Un exploit remarquable. Félicitations!
Revoyez l’entrevue donnée par Bertrand Delmer et Clémentine DuPradel dans le cadre du Salon des Athlètes Voile Québec qui s’est tenu avant le départ de l’équipe pour la course de l’EDHEC. Cliquez sur le lien suivant :
Entrevue avec l’équipe de voile des HEC de Montréal from Voileenligne1 on Vimeo.





