
Crédit photo: Design Catamaran
Vous voulez vivre un feeling qui se rapproche un tant soit peu des extrêmes 40 ou de la Coupe America? Vous avez un bon budget, mais somme toute limité? Vous aimez la vitesse, mais vous voulez aussi gérer adéquatement le risque pour ne pas vous mettre dans les frais? Vous désirez un gréement assez simple à manœuvrer et abordable? Le Toro 34 est fait pour vous!
C’est Sylvain Carignan et Christian Nadeau de Trois-Rivières qui ont imaginé cette formule d’un catamaran de sport habitable et familiale. Mais la beauté de l’affaire réside surtout dans le fait d’avoir de très belles performances avec un engin puissant, mais aussi très sécuritaire.
Le TORO 34 est une évolution du prototype Extrême 30 que les deux comparses ont fabriqué et mis à l’eau en 2009. L’Extrême 30 a été construit avec d’anciens plans Nivelt-Joubert. C’est un bateau d’une puissance phénoménale avec lequel les deux Trifluviens se sont amusés comme des petits fous depuis deux étés.
Christian Nadeau et Sylvain Carignan ont ensuite eu l’idée de dessiner et construire le Toro 34 en s’inspirant des technologies les plus récentes en la matière. Ils se sont adjoint l’expertise de plusieurs experts locaux et internationaux. L’entreprise québécoise Maillette Industries a dessiné les plans tandis que c’est Augustin Desmeules qui est à l’origine du volet mécanique sur ce prototype destiné à devenir un catamaran de série.
L’idée de base est de démocratiser ce type d’embarcation. Pour se faire, on a limité l’usage de matériaux coûteux tel le carbone sauf pour les poutres et le mât. On offre ainsi un catamaran à la fois rapide, sportif, mais aussi sécuritaire. Le Toro 34 possède un grand volume de flottaison et une plateforme élevée. Le multicoque qui est également un bateau de raid dispose de flotteurs fibre fait de sanswich fibre de verre-vinylester dotés de renfort carbone ainsi que de la toute dernière technologie de type wave-percing (perce-vagues), pour diminuer les risques d’enfournement.
Quatre couchettes sont disponibles. De ce fait, le Toro 34 est donc le seul catamaran de sport qui soit habitable. Il peut contenir un équipage de 5 personnes ou être opéré en équipe réduite de deux. Il s’assemble aussi en moins de 4 heures et est transportable sur une remorque télescopique que l’on peut aisément insérer dans un conteneur de 40 pieds une fois chargé. On a pensé à une formule dite de catamaran de poche afin de pallier à la problématique des coûts exorbitants des places en marinas en Europe et ailleurs.
Les moules et les coques sont fabriquées à St-Jean sur Richelieu chez FDC composite. Cette entreprise est bien connue, car elle agit entre autres comme sous-traitant de la firme aéronautique Bombardier. Son mât aile est en deux sections emboutées. Fait de carbone et donc très léger, il compte 48 pieds de hauteur et peut être installé sans aucune assistance. Il sera fabriqué en Australie chez Etamax tout comme les bras de liaison ainsi que le beaupré qui sont également faits de carbone.
Quant au montage financier, hormis Christian Nadeau et Sylvain Carignan, on retrouve l’entreprise Fiducie Bob Larose ainsi que le dépositaire de catamaran bien connu Sextant Marine basé au Lac Champlain. C’est cette dernière qui prendra charge du volet lié au marketing et à la commercialisation.
Il ne fait pas de doute que le produit proposé par Design Catamaran est promu à un bel avenir. On peut penser que l’avenir de la voile repose en grande partie sur le désir de vitesse pure que suscite ce type d’engin entre autres chez les jeunes. Pour s’en convaincre, on a qu’à regarder le circuit des extrêmes 40 ou celui de la Coupe America qui a dernièrement réalisé que son destin serait dorénavant du côté des multicoques.
L’équipe de Design Catamaran espère que le premier Toro 34 sortira des chantiers en juillet pour ses premiers essais durant l’été. C’est au lac Champlain que ce grand moment est attendu avec fébrilité. Déjà, on sent qu’Éole se frotte les mains…
Pour celles et ceux qui désirerait en savoir davantage sur cette magnifique bête, nous vous recommand0ns de visiter le site de l’entreprise Design Catamaran à l’adresse suivante:
Vous y trouverez des photos ainsi que la fiche technique du Toro 34. Bonne visite!

Une autre belle course est en préparation pour la saison estivale 2011. Il s’agit de la Course Jacques Cartier 2011. L’édition de cette année se déroulera sous l’égide des marinas et yacht-clubs de la Baie des Chaleurs. La responsabilité de l’organisation a été confiée à Ambroise Henry qui préside d’ailleurs le regroupement des ports de plaisance de la Baie des Chaleurs. C’est monsieur Frédéric Vincent qui agira comme directeur de course. Monsieur Vincent est accrédité de la Fédération québécoise de voile et possède une expérience appréciable, ayant organisé nombre de régates dans la région.
Nous avons parlé à monsieur Vincent au cours des dernières heures. 18 préinscriptions sont entrées au comité de course et les inscriptions dûment signées arrivent au bureau à un bon rythme. Plusieurs autres concurrents potentiels se sont aussi montrés intéressés par la course. « Il s’agit d’une très bonne nouvelle. Aussi, pensons-nous être en mesure d’aller chercher plusieurs concurrents sur le littoral nord, aux Îles de la Madeleine ainsi qu’au nord du Nouveau-Brunswick » a déclaré monsieur Vincent. 
Le comité a aligné la date du départ de Chandler sur la Route Rimouski-Anticosti de manière à ce que l’offre de course soit complémentaire. Ainsi, le départ de la course Jacques-Cartier est-il prévu pour le 26 juillet soit 16 jours après celui de la Route Rimouski-Anticosti, ce qui laisse amplement le temps aux coureurs de convoyer leur bateau et de se préparer.
Monsieur Vincent a aussi expliqué que la formule de cette année serait fort différente de celle de 2009. À commencer par les parcours qui n’ont plus rien à voir avec ceux proposés il y a deux ans. Deux options s’offriront aux coureurs. La première est une étape longue de 60 milles nautiques comprenant une navigation de nuit. Elle partira le 26 juillet de la ville de Chandler pour aller contourner une bouée sur le littoral nord du Nouveau-Brunswick, probablement à Miscou et ensuite finir à Paspébiac.
La deuxième course partira le 28 juillet de Paspébiac pour se rendre à New Richmond pour un parcours de 35 milles nautiques. La troisième course partira de New Richmond et se terminera à Bonaventure pour 20 milles nautiques.
Le tout sera couronné par la régate Bonaventure, une course triangle longue de 10 milles nautiques qui se tiendra le samedi 30 juillet devant la ville de Bonaventure. Cette dernière course ne comptera toutefois pas au classement général.
Ceux qui choisissent le tracé court de 65 milles nautiques prendront le départ à Paspébiac plutôt qu’à Chandler. Au total pour le tracé long incluant la régate du 30 juillet, on parle d’environ 125 milles à faire avec au moins trois bords de près au menu, suivi d’un lofe vers le littoral sud de la Gaspésie. Un très beau défi sportif qui risque de se transformer en duel entre les marins du Nouveau-Brunswick et du Québec. Les Acadiens craindront-ils de se frotter au Québécois sur l’eau? C’est à voir! « Quoi qu’il en soit, on devrait savoir une fois pour toutes qui sont les meilleurs à la barre », disent déjà plusieurs mauvaises langues…
Les plaisanciers et coureurs qui souhaitent être du départ ont tout intérêt à s’y prendre de bonne heure pour s’inscrire. Car comme on le sait, les capacités d’accueil des marinas locales sont limitées. Vous pouvez donc visiter le site internet de la course Jacques-Cartier à l’adresse suivante :
ou encore, vous pouvez prendre contact par téléphone avec le directeur de course monsieur Frédéric Vincent en écrivant à l’adresse internet suivante :
ou en communiquant au numéro qui suit :
418 392-4795
À noter que Voile en Ligne sera sur place pour couvrir la course durant les trois jours.

Crédit photo: Spi Médias, J Boats Industries, François Brassard © 2011
Deux magnifiques pur-sang des mers ont débarqué au Yacht-Club de Québec au cours des dernières semaines. Deux bêtes qui promettent de mettre du piquant dans les régates sur le fleuve au cours des prochains mois.
Le premier de ces deux fauves est un course-croisière Bénéteau First 40 flambant neuf propriété de François Brassard. Le monocoque a été commandé en Europe et a transité par le port de New-York il y a quelques semaines. Il a été ensuite acheminé par camion jusqu’aux entrepôts de Boulet-Lemelin où il s’est caché pour se faire une beauté en vue de sa mise à l’eau prévue pour le début du mois de mai. L’électronique est presque complétée et il ne reste que l’antifouling et le matage qui devraient avoir lieu d’ici la fin avril. Comme son ancêtre, le bateau s’appellera Zoé.
Nous avons joué les James Bond et nous avons pénétré à l’intérieur du hangar pour admirer le voilier. Il est absolument magnifique. Ce qui frappe de prime abord c’est que le safran semble légèrement plus long que la quille. Mais n’empêche que cette merveille d’ingénierie est balancée au poil près. Le bateau sera au surplus, équipé d’un mât en carbone. François Brassard est à le préparer avec l’équipe de Richard Boulet et François Lemelin.
Questionné sur ses intentions, le principal intéressé a affirmé que lors de ses premières navigations, il se concentrerait sur les nombreuses mises au point et également à se familiariser avec la conduite pas mal plus sportive de son nouveau bateau. Par contre, François Brassard n’a fait aucune cachette de ses intentions de prendre part en 2012 à la prestigieuse course Newport-Bermudes. En prévision de cet évènement, il prévoit se rendre au Lac Champlain dès cet été pour y faire jauger son bateau en classe IRC. 
Tout juste à côté du First 40, on retrouvait une fusée appartenant à Marcel Côté. Il s’agit d’un J111 flambant neuf. Ce voilier conçu et fabriqué aux USA est une véritable gazelle flottante. Les ressemblances avec le Archambeault sont assez frappantes. Le coursier est aussi remarquable par son ergonomie. Il est conçu pour naviguer avec un équipage réduit. Il n’y a pas de bastaques. Seulement un pataras. Dans un environnement comme le fleuve où les empannages sont multipliés, cela vaut son pesant d’or.
Un autre J111 est en commande et devrait incessamment être livré au Yacht-Club de Québec. Il s’agit du nouveau bateau de Carl Desgagnés.
Évidemment, à l’instar de François Brassard, Marcel Côté est peu loquace quant à son programme pour l’année 2011. Une période de familiarisation et de rodage est toujours un passage obligé quand on passe d’une BMW à une Porche Carrera Turbo. Mais incidemment, il est aussi à prévoir que la tentation de développer toute la puissance de semblables espadons viendra à bout tôt ou tard des esprits les plus raisonnables. C’est dans la nature même de l’être humain…





