
Seulement quelques jours après avoir mis en ligne l’avis de course de la Route Rimouski-Anticosti, les demandes de renseignements fusent au bureau de la direction de course. En effet, plusieurs plaisanciers ont manifesté l’intérêt de se présenter sur la ligne de départ le 10 juillet prochain. Bien que pour l’instant, un seul plaisancier-coureur soit inscrit, nombreux sont ceux qui envisagent l’opportunité de mesurer leurs qualités de marin face à ceux que la plupart considèrent comme étant l’élite de ce sport au Québec.
Ainsi donc, on répertorie jusqu’à maintenant sept inscriptions en bonne et due forme apparaissant sur le site de la Route Rimouski-Anticosti. Parmi ces inscrits, on retrouve cinq minis 6.50. Ces derniers formeront donc une classe. Et les observateurs s’entendent pour dire qu’il pourrait se rajouter des noms sur cette liste. Parmi les inscrits de cette classe se trouve Nicolas Gibault (GLLOQ), Guy Hernandez (Benjamin), Philippe Laville (pogo Loco) Sylvain Lévesque (Rakko) et Daniel Després (Marie-Zoé). Parlant du skipper de Grenfield Park Nicolas Gibault, mentionnons que celui-ci a annoncé avoir conclu récemment une entente de partenariat avec la voilerie Larsen de Saint-Bruno qui lui fournira les voiles de son mini pour la saison 2011. Le bateau sera d’ailleurs transporté sur place pour procéder aux ajustements.
Pour revenir à la course, le navigateur Georges Leblanc et l’équipe de Voile Océanique du même nom sont inscrits avec le VO60 Ocean Phénix. On ne sait cependant pas pour l’instant qui composera l’équipe du skipper de Lévis. L’autre inscrit est le patron de la station nautique Rimouski-Mitis Paul Bellemare qui devient le premier plaisancier à s’aligner sur la ligne de départ.
Tous les yeux sont tournés vers le Yacht-club de Québec d’où pourrait provenir une importante délégation. Voile en Ligne sait de bonne source que certains embaucheront même des préparateurs et des convoyeurs afin d’être prêt à temps. Au moins une autre équipe est en préparation à Cap-à l’Aigle, deux à Ville LaBaie, une à Gaspé et une aux îles de la Madeleine.
Bien qu’il ne soit pas encore officiellement inscrit, le concurrent le plus attendu est sans contredit le Class 40 Bleu-Salin’eau du skipper Éric Tabardel. On sait toutefois qu’Éric manifeste beaucoup d’intérêt pour cette course. Ce dernier à l’instar de Georges Leblanc pourrait également donner le ton et attirer de nombreux autres coureurs. On pense entre autres à Luc Forcier et son Class 40. Le tour d’Anticosti serait d’ailleurs une excellente mise en jambe pour les coéquipiers de ce dernier, soit Gabriel Filippi et Luc Poirier qui feront la Transat Québec Saint-Malo l’an prochain.
Un autre gros nom à surveiller
L’équipe Atlantix Express et son skipper Yves Lépine sont présentement inscrits à la Marblehead-Halifax mais des rumeurs courent qu’Yves Lépine souhaiterait bien prendre sa revanche sur Éric Tabardel et Georges Leblanc qui l’ont devancé l’an dernier lors de la Route Halifax Saint-Pierre. Or il est connu que si la météo n’est pas favorable dans les conditions portantes qu’offrira la première portion du parcours, les bateaux légers disposeront de peu d’avance une fois la pointe est de l’île atteinte. Ils risquent de plus de tirer de la patte dans le détroit de Jacques-Cartier où plus de 150 milles nautiques de près attendent les coureurs. Dans cette zone étroite qui sera la partie la plus difficile du circuit en raison des vents, marées et courants, les équipes auront grand intérêt à avoir du poids sur le rail. Des bateaux plus lourds comme ceux d’Yves Lépine, Luc Forcier ou Sylvain Lévesque pourraient alors tirer leur épingle du jeu.
La course est également en voie de s’internationaliser. On sait qu’au moins deux équipes de St-Pierre et Miquelon ont un oeil sur Rimouski. Le premier nom qui nous vient à l’esprit est évidemment celui de Philippe Paturel. S’il devait se présenter sur la ligne de départ, le patron nord-américain de l’entreprise Archambeault serait sûrement l’un des plus menaçants prétendant au titre. Le Français de Saint-Pierre et Miquelon est équipé pour veiller tard. Son Archambeault 40 est une véritable machine de guerre capable de tout pour ne pas dire taillé sur mesure pour un parcours comme celui autour d’Anticosti.
Hormis toutes les supputations qui pourraient être faites sur le plateau de coureurs que nous réserve cette première édition de la Route Rimouski Anticosti, on retiendra que l’organisation de la course se prépare à livrer un évènement majeur qui sera sans doute l’activité phare de la saison 2011 de voile au Québec. Le contexte économique est favorable et les partenariats avec les entreprises locales devraient être au rendez-vous, compte tenu des juteuses retombées publicitaires que procure semblable évènement. La course cadre également bien avec la vocation de capitale maritime du Québec que s’est donné la ville de Rimouski.
À noter également qu’une autre course aura lieu durant le week-end du 10 juillet, soit celle des 24 heures. Il s’agit d’un triangle dans lequel les équipes devront effectuer le plus grand nombre de passages de bouée sur une période de 24 heures. Le triangle sera situé devant la ville de Rimouski. Cette course permettra aux marins qui ne désirent pas s’élancer sur la route vers Anticosti de participer à une régate prestigieuse, sans pour autant partir sur une longue période.
Pour celles et ceux qui désireraient s’inscrire à ces courses, vous pouvez le faire en visitant le site internet de la Route Rimouski-Anticosti à l’adresse suivante:
En visitant les liens qui suivent, vous pouvez également visionner les vidéos des entrevues réalisées avec le patron de la station nautique Rimouski-Mitis monsieur Paul Bellemare, la directrice de course madame Madeleine Palfreeman ainsi que le navigateur Georges Leblanc qui expliquent ce que sera la course Rimouski-Anticosti lors de leurs visites au Salon des Athlètes Voile Québec dans le cadre du salon du Bateau et des sports nautiques de Montréal qui a eu lieu à la fin de janvier.
Interview avec Paul Bellemare: http://vimeo.com/19505164
Interview avec Georges Leblanc: http://vimeo.com/19492494
Video avec Madame Madelein Palfreeman: http://vimeo.com/19506054

Crédit photo: Spi Médias © 2011 Photo: Au centre Luc Forcier en compagnie de ses nouveaux coéquipiers. À gauche Gabriel Filippi et à droite Luc Poirier.
L’année voile commence de belle façon au Québec avec une excellente nouvelle. Mais d’abord un petit retour en arrière. Vous vous souvenez sans doute qu’il y a quelques semaines, le navigateur longueuillois Luc Forcier avait annoncé en ces pages son intention de vendre le Class 40 qu’il a construit de ses mains. Luc était à court de ressource et espérait trouver un acheteur pour reprendre le bateau. Hé bien sachez que le skipper a plutôt trouvé deux partenaires qui l’épauleront et prendront part avec lui à la prochaine Transat Québec Saint-Malo.
L’un des deux hommes est un ami de longue date de Luc Forcier. Il s’agit de Luc Poirier. Ce dernier est bien connu dans les médias pour avoir pris part à des épisodes de téléréalité il y a quelques années. Mais surtout, Luc poirier a d’abord fait les manchettes pour son redoutable sens des affaires. L’homme possède en effet une entreprise de gestion de patrimoine connu sous le nom d’Investissement Luc Poirier. Il a aussi des hauts faits d’armes dans le milieu de l’immobilier.
L’autre coéquipier est Gabriel Filippi. Gabriel Filippi est un spécialiste en communication et en motivation. Travailleur autonome, il œuvre notamment au sein de plusieurs entreprises privées parmi lesquelles il partage sa vision des relations interpersonnelles ainsi que celles entre les personnes, la nature et les milieux de vie. Mais Gabriel Filippi est principalement connu pour ses innombrables exploits de grimpeur. Il a plusieurs fois monté l’Everest. Il revendique l’ascension de six des sept plus hauts sommets du monde en plus d’avoir pris part à des épreuves d’Iron Man.
Luc Poirier et Gabriel Filippi sont deux amis dont les points communs sont entre autres la réalisation de défis personnels et sportifs. Luc Forcier et Luc Poirier se sont quant à eux revus durant l’automne. Et c’est à la suite de cette rencontre qu’ils ont convenu de poursuivre ce projet inusité qui consiste en une traversée de l’Atlantique n course.
Pourquoi inusité ? Tout simplement parce que ni Luc Poirier ni Gabriel Filippi ne possèdent quelque connaissance que ce soit en voile. Les deux hommes se donnent les dix-huit mois qui restent avant le départ de la Transat pour se préparer. Ils doivent tout apprendre. Ils doivent naviguer, se qualifier, suivre des cours théoriques, des stages de survie en mer, etc. Ils devront également apprendre tous les rudiments de la voile, y compris comment minimalement équilibrer l’un des bateaux de course les plus puissants et les plus modernes qui soient, le Class 40. C’est donc une tâche absolument colossale qui attend les deux hommes. Mentionnons toutefois que ceux-ci ne partent pas les mains vides loin de là. Luc Poirier et Gabriel Filippi ont tous les deux l’avantage d’être des athlètes accomplis. De plus, ils se connaissent très bien puisqu’ils ont fait ensemble l’ascension de l’Everest en 2009.
Lors d’une entrevue récente, nous avons demandé aux deux hommes s’ils réalisaient bien l’ampleur du défi qui les attend. Les deux répondent qu’ils sont décidés, qu’ils ne reculeront pas et qu’ils sont plutôt du genre à aller jusqu’au bout de leurs rêves et ambitions.
« Je pense que ce type de défi extrême m’aide et conforte mes valeurs personnelles. Ils raffermissent mes liens avec mes amis et ma famille. Cela m’aide à réaliser que nous devons rester modeste devant la nature » dit d’entrée de jeu Luc Poirier. Puis ce dernier de poursuivre « J’ai l’habitude de foncer et de me lancer dans des trucs que je ne connais pas toujours de manière approfondie et qui ne sont pas faciles. Je l’ai fait dans certaines démarches d’affaires et j’ai connu du succès. Là c’est un projet un peu fou. Mais c’est le genre de chose qui m’attire presque naturellement. »
Gabriel Filippi avoue de son côté voir ce projet un peu comme l’ascension d’une montagne. « La montagne, c’est comme la mer. Devant les deux, on sent que l’on n’a pas totalement le contrôle sur son destin. Les deux imposent l’humilité. Quant au projet, Il faut le prendre petit à petit comme il viendra. Chaque pierre, chaque pouce grimpé sont une petite victoire. Nous allons tenter de prendre les choses de la même manière avec ce nouveau défi. Et je crois que cela aura du bon dans la mesure où nous pourrons convaincre les gens que même des néophytes peuvent relever un challenge semblable. Cela pourrait en inciter d’autres à se lancer. »
Pour ce qui est du montage financier pour mener le projet à terme, c’est surtout là que Luc Forcier n’est plus seul. Il peut compter sur l’aide de deux hommes qui mettront eux aussi la main à la pâte pour trouver des partenaires. Les deux sont bien connus du milieu des affaires et pensent pouvoir convaincre plusieurs sponsors potentiels. 
Le bateau sera quant à lui déménagé dans un hangar dès le début de ce mois-ci. Une partie de la finition intérieure du bateau est à faire. L’électronique doit être installée, ainsi que plusieurs pièces d’accastillage. Il faudra également préparer le bateau pour l’installation des appendices, une dernière tâche qui devrait se faire tout juste avant la mise à l’eau au début de mai.
Le Class 40 de Luc Forcier est un prototype à bouchain dessiné par l’architecte Réjean Desgagnés. Il date de 2007. Il est entièrement fait de cèdre de la Gaspésie. Pour la saison 2011, le voilier sera pourvu d’un mât en aluminium.
En entrevue sur le sujet, le skipper Éric Tabardel, seul marin au Québec à être parvenu à construire entièrement et à naviguer sur un Class 40 s’est réjoui de ce qui arrive à Luc Forcier. « Quoi qu’il puisse se passer, cela est bon pour la voile au Québec. Cela pourrait aussi donner un élan à la classe. D’autres personnes seront peut-être tentées d’embarquer. Mais surtout, ce qui me plaît, c’est que cela fait en sorte que je ne serai plus seul. Nous pourrons créer l’évènement en étant deux».
De son côté, l’initiateur du projet Luc Forcier est évidemment ravi de la présence de Gabriel Filippi et Luc Poirier. « Cela me permet de relancer ce projet qui me tient tant à cœur. J’y ai tellement mis d’énergie que je ne me suis jamais résigné à mettre fin à ce rêve. Et là, la situation s’est complètement retournée. Les choses s’enlignent pour se concrétiser en 2012 avec deux gars qui ont le désir d’apprendre, qui disposent d’une excellente condition physique et qui vont m’aider à mener le projet à terme. Je pense que je ne pouvais rêver de mieux » conclut Luc Forcier.
Demeurez à l’affût, car Voile en Ligne vous informera de l’endroit, l’heure et la date de mise à l’eau du voilier de Luc Forcier au mois de mai.

Chez nous, l’année 2010 de voile sportive de compétition a commencé avec une présence importante et accrue du milieu de la course au large au salon du bateau de Montréal. Outre Georges Leblanc, on retrouvait également l’équipe des HEC de Montréal, ainsi que plusieurs membres de la classe Mini 6.50 qui, à l’initiative du patron de la Station Nautique Rimouski-Mitis Paul Bellemare, s’étaient donné rendez-vous pour fixer les bases de la première épreuve impliquant cette classe de bateaux au Québec.
Quelques semaines plus tard, en février, les Canadiens se distinguent avec une solide performance lors de la RORC Carabean 600 alors que le RP 52 Vela Veloce du skipper Richard Oland termine deuxième de l’épreuve au temps compensé derrière le Far 80 Beau Geste du skipper de Hong-Kong, Karl Kwok.
Début de mars, le Class 40 Bleu du skipper Éric Tabardel participe à la Heineken Regatta. Ce premier véritable test est concluant, alors que le class 40 québécois devance sont principal rival, Kazimir Partner du skipper hollandais Lenjohn van der Wel. Bleu abandonnera toutefois lors de sa première journée de compétition en raison du bris du bout dehors. L’autre voilier canadien, Vela Veloce fera une autre belle course et terminera encore une fois au deuxième rang.
Au même moment, se tient à Québec le deuxième séminaire de formation nautique organisé par l’entreprise Formation Nautique Québec. L’évènement permet à plusieurs coureurs de prendre contact avec le public de la région de Québec. Voile en Ligne est sur place à titre de partenaire de l’évènement qui fait la promotion active et efficace du Championnat Régional de Yachting de Québec qui prépare sa saison 2010. Celle-ci débutera au début de juin.
Au mois d’avril, l’équipe de voile des HEC de Montréal-Dexpa participe à la 42e course de l’EDHEC qui se tient à Brest en France. Au terme d’un voyage aussi épuisant que chaotique en raison de l’éruption d’un volcan en Islande, l’équipe parvient de peine et de misère à se rendre à destination. En dépit d’innombrables ennuis, l’équipe réalise une performance incroyable en terminant au 9e rang de toute la flotte de 53 bateaux et au 2e rang du classement international, un résultat absolument magistral et inespéré.
À la même époque, le duo canadien formé de Richard Clarke et du Québécois Tyler Bjorn s’illustre en remportant les Star Class Spring Series Western Hemisphere Championships 2010 qui se tenaient aux Bahamas. Il s’agit d’une victoire d’autant plus éclatante que cette classique très prestigieuse n’est disputée qu’une fois tous les cinq ans seulement, et que les nouveaux champions succèdent aux Américains Brian Sharp et Paul Cayard.
Début mai, le VO60 Ocean Phenix du navigateur Georges Leblanc est remis à l’eau. Débute à peu près au même moment, une collaboration entre le skipper de l’Équipe de Voile Océanique et l’entreprise Formation Nautique Québec pour mettre sur pied le premier programme québécois de formation élite visant à parfaire la formation de navigateurs voulant prendre part à des courses.
Au milieu du mois de juin, Tyler Bjorn Et Richard Clarke terminent troisièmes de l’European Star Championship 2010 auquel prenaient part pas moins de 132 équipages venant de 26 pays différents. L’élite mondiale de cette discipline olympique était présente à ce rendez-vous majeur qui se tenait sur les abords de la mer Ligurienne à Viareggio en Italie.
Le mois de juin se termine avec une bien triste nouvelle alors que l’on apprend le décès des suites du cancer du président de la Transat Québec-Saint-Malo Me Jacques R Gingras. Monsieur Gingras a aussi été fortement impliqué dans le milieu de la voile et dans le développement de ce sport auprès des jeunes.
En juillet Le Class 40 Bleu Salin’Eau remporte la 5e édition de la Route Halifax St-Pierre en temps compensé pour la classe IRC1. Il s’agit d’une éclatante et impressionnante victoire pour Bleu Salin’Eau qui devance ainsi le Open 60 Spirit Of Canada du skipper Derek Hatfield et le VO 60 Ocean-Phenix du skipper Georges Leblanc. Mentionnons que cette classique bisannuelle a regroupé cette année pas moins de 6 équipes québécoises, soit un record de participation pour le Québec. Les équipages fêtent le 14 juillet à St-Pierre et Miquelon où le fabuleux accueil local laisse des cœurs lourds lors du retour à la maison.
Également au mois de juillet, la Lac Ontario 300 auquel participe les Québécois l’Estrien Philippe Laville et son co-skipper Jean-Philippe Bergeron de Trois-Rivières se déroule dans les pires conditions jamais vues pour cette course. Une ligne de grain génère des vents de 60 nœuds et des creux de plus de 15 pieds. La microrafale endommage plus de 30 bateaux qui sont alors contraints à l’abandon.
Finalement toujours au mois de juillet, le Canadien Richard Oland et l’équipe du RP 52 Vela-Veloce s’illustrent encore en remportant la US National IRC Regata, une prestigieuse épreuve organisée par le New York Yacht-Club se tenait à Newport au Rhodes-Island. Le skipper du Nouveau-Brunswick et son équipage ont été dominants en terminant premiers des 4 courses initiales en plus de finir deuxièmes lors des deux dernières épreuves. Vela-Veloce a donc non seulement gagné dans sa classe, mais il a aussi raflé la mise toutes catégories confondues, ce qui en fait le nouveau titulaire du titre de champion américain en classe IRC.
Le mois d’août 2010 commence par la finale des Jeux du Québec qui couronnent Justin Vitecoq et Fannie De Alacala comme champion de voile du Québec. Quelques jours plus tard, le Saint-Pierrais Bernard Ozon remporte la Solo des fous 2010. Il succède ainsi à Réjean Desgagnés qui avait remporté l’édition 2009. Ce dernier termine pourtant premier en temps réel, mais son temps compensé est insuffisant pour rééditer son exploit de 2009.
Toujours en août, s’amorcent aussi les festivités entourant la première édition du Défi Georges Leblanc-Mini 6.50 à Rimouski, une semaine de challenge, de familiarisation et de contact avec le public. Huit skippers prennent part à l’évènement qui est un succès de foule et de participation. Le Mini 6.50 GLLOQ skippé par Nicolas Gibault est le premier à enregistrer un temps de référence sur le parcours Rimouski, Forestville-Rimouski.
Au début de septembre, le J33 américain Sound Wave du skipper David Bradshaw remporte l’édition annuelle de l’omnium Champlain qui se tient durant le week-end de la fête du Travail. À la fin du même mois, le First 38 The First du skipper Marc Deslauriers remporte la course marathon Clair de Lune du Lac Champlain. Également à la fin de septembre 2010, l’athlète paralympique Paul Tingley remporte une éclatante victoire lors des championnats mondiaux de 2.4mR qui se tiennent aux Pays-Bas. 
En octobre, la saison du Championnat Régional de Yachting de Québec se termine avec la victoire de l’équipe Adrénaline-Surfer Girl du skipper Dave Savard. L’équipe est récompensée pour sa régularité ainsi que le sérieux mis dans sa saison de voile. En plus de prendre part à toutes les courses du CRYQ, l’équipe Adrénaline-Surfer Girl s’est entraînée tout l’été et a pris part à la CORK à Kingston en Ontario. Lors du banquet de fin d’année du CRYQ, l’équipe Vegan-Sunlife du skipper Marc Villeneuve remporte le trophée Spi Médias pour sa persévérance, son esprit sportif et sa contribution à l’essor de la voile.
En novembre, on apprend que Sylvain Gagné devient le nouveau président de la Transat Québec Saint-Malo. Il s’adjoint une équipe qui donne une dynamique résolument beaucoup plus proactive à la Transat. On y projette notamment de mettre sur pied des activités entre les différentes éditions de la Transat. L’équipe démarre sur les chapeaux de roues en étant présente au salon nautique de Paris et en consolidant des partenariats avec différentes classes de course. Dans un but promotionnel, elle s’affaire non seulement à l’organisation, mais aussi au renouvellement des formules entourant la présentation des courses.
En décembre, on apprend la mise sur pied de deux courses au Québec. Les deux au départ de la ville de Rimouski. La première est un tour de l’île d’Anticosti avec un retour à Rimouski. Le départ est prévu pour l’été 2011. Tandis la deuxième course prévue pour l’été 2012 est jumelée avec la Route Halifax Saint-Pierre et Miquelon. Il s’agit d’un sprint au portant encore au départ de Rimouski avec une arrivée chez nos cousins français de l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon.
Le marin de l’année 2010 selon Voile en Ligne
En terminant, nous sommes heureux et fiers d’annoncer que le marin québécois de l’année 2010 selon Voile en Linge est Tyler Bjorn. En plus de remporter une éclatante victoire sur la scène internationale en Star avec son compatriote Richard Clarke, Tyler Bjorn a également fait partie de l’équipage du RP 52 de Richard Oland qui a remporté la US National IRC Regata en juin dernier. Athlète accompli, le Québécois trône maintenant parmi les plus hauts rangs des sommités mondiales de la voile et constitue sans aucun doute, l’un des plus beaux espoirs de médailles pour les jeux de Londres en 2012.
Voile en Ligne tient à féliciter Tyler Bjorn pour ses extraordinaires performances sportives!
Et surtout, merci à tous nos lecteurs!
Nous terminons l’année 2010 avec près de 100 000 visiteurs soit pas moins de 97 227 au total. Nous totalisons également plus d’un million de pages vues soit 1 145 342 pages. Ce succès ne nous étonne pas compte tenu de l’engouement du public pour les histoires venant de la mer. Les médias comme le nôtre ne font que canaliser cette fascination qui va en s’accroissant.
Nous tenons à remercier tous nos collaborateurs ainsi que nos commanditaires à qui nous souhaitons une belle et prospère année 2011.
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