
Robert Patenaude est médecin urgentologue. Il œuvre en première ligne dans le service d’urgence de l’hôpital Honoré-Mercier à Saint-Hyacinthe. Le docteur Patenaude est aussi écrivain. Il a rédigé plusieurs essais sur le milieu de la santé au Québec. Parmi les plus connus, notons celui publié en 1999 et titré 24 heures à L’urgence et un autre intitulé La santé, ce mal nécessaire publié en 2003. Les deux livres sont disponibles aux Éditions Québec-Amérique.
Qu’est-ce que cela a à voir avec la voile ? Nous y venons. Soyez patient !
Au début des années 80, alors que le docteur Patenaude étudie en deuxième année de médecine, on lui annonce qu’il souffre d’une sévère forme de leucémie. Il n’a à l’époque que 23 ans. Les meilleurs pronostics ne lui donnent à ce moment que 24 mois à vivre tout au plus. En 1982, on lui propose un traitement nouveau qui n’a jamais été tenté. Il accepte et devient ainsi le premier canadien à subir une greffe de moelle osseuse. Ce traitement, expérimental à l’époque, lui permet de finalement vaincre le cancer. L’homme reste cependant profondément marqué et se promet de tout faire pour aider ceux qui l’ont guérit.
C’est ainsi qu’il se lie d’amitié avec son confrère et sauveteur le docteur Claude Perreault un spécialiste en immunologie qui travaille à l’Institut de Recherche en Immuno-Cancérologie affilié à l’université de Montréal (IRIC). Afin d’amasser des fonds pour la recherche et ainsi, aider son collègue, Robert Patenaude devient le porte-parole officiel de l’IRIC et met sur pied plusieurs campagnes de levée de fonds. De plus, il participe depuis plusieurs années à la célèbre course Bermuda one-two sous les couleurs de l’IRIC. Il en sera cette année à sa cinquième participation aux commandes de son C&C 41 baptisé Persévérance.
Comme on peut le constater, l’histoire de Robert Patenaude en est une de courage et de détermination qui caractérise non seulement le navigateur lui-même, mais aussi tous les chercheurs, ces travailleurs de l’ombre que l’on ne voit pas mais qui font une différence énorme entre la victoire et la défaite face à cette terrible maladie qu’est le cancer. Et la lutte se poursuit inlassablement tant et aussi longtemps qu’une solution définitive n’aura pas été trouvée.
Pour revenir au sport, mentionnons que le docteur Patenaude est également un athlète accompli qui s’engage dans toutes sortes d’activités sportives afin de promouvoir la santé par la prévention et surtout, se garder lui-même dans une bonne condition physique.
Mais son attachement à la cause de la recherche sur le cancer ainsi que son empathie pour les malades sont définitivement central dans sa vie. Voilà pourquoi le docteur Patenaude se lance de nouveau cette année dans cette course mythique. Comme on le sait, la première partie de la course entre Newport et les Bermudes s’effectue en solitaire, tandis que le retour vers Newport se cours en double. Pour l’occasion, c’est André Gagnon qui accompagnera Robert Patenaude. André Gagnon est un expérimenté de la voile. Il a notamment couru sur des Star et en J24.
Rejoint au téléphone plus tôt dans la journée, le docteur Patenaude a affirmé que son bateau amarré aux pontons de Saint-Paul-de-l’île-Aux-Noix est maintenant prêt pour la course. Il doit entreprendre le convoyage à travers les canaux des Adirondacks ce week-end pour être présent le 1er juin lors de l’inspection de sécurité.
Notons que Robert Patenaude a historiquement bien performé durant cette course. Il a aussi été le récipiendaire du trophée Juan Perez en 2007, un honneur remis par les coureurs à celle ou celui ayant fait montre du meilleur esprit sportif. Robert Patenaude tentera également de battre son record personnel qui est de 98 heures et 45 minutes effectué en 2001 sur un Swan 46.
Voile en ligne souhaite à Robert Patenaude le meilleur des vents. Nous effectuerons bien sûr, une couverture attentive de l’évènement et vous tiendrons au courant des moindres développements. Nous nous entretiendrons aussi avec le docteur Patenaude pendant la course.
Pour celles et ceux désirant soutenir le docteur Patenaude, vous pouvez faire parvenir un don à l’IRIC en cliquant sur le lien suivant :
http://www.iric.ca/Actualites/Perseverance2009.html
vous trouverez au bas de la page toutes les coordonnées pour effectuer votre don. En terminant, on peut suivre le docteur Patenaude par le biais de son blogue à l’adresse suivante :
http://blogue.iric.ca/patenaude

Les autorités du championnat régional Banque Scotia de yachting de Québec (CRYQ) informe celles et ceux désirant prendre part aux courses de l’été 2009 qu’elles tiendront une clinique aujourd’hui 13 juillet à 19h00 au Yacht-Club de Québec. Cette rencontre a pour but de d’informer les participants sur les règles de course, les parcours ainsi que la sécurité.
Ce rendez-vous est fort utile pour disposer d’une bonne connaissance des règles et prendre acte des changements apportés à l’édition 2009 du CRYQ. Il permettra aussi aux participants d’effectuer un premier contact avec les organisateurs. Ces derniers signalent d’ailleurs qu’ils attendent les participants en grand nombre.

Au terme de 9 jours de compétition, l’équipe québécoise de Navtech.ca a presque atteint son objectif, soit celui de figurer parmi les trente premières équipes au classement final du championnat mondial de J24 tenu la semaine dernière à Annapolis au Maryland. Il faut absolument mentionner ici les détails que l’on peut lire sur le communiqué émis par l’équipe et qui stipulent que «mis à part les dix premiers qui sont des professionnels, tous les autres équipages étaient sensiblement du même niveau. C’est ce qui, semble-t-il, a donné des résultats si différents d’une course à l’autre. Avec une disqualification au départ de la dernière journée de compétition, les Québécois ont terminé 36e alors que d’autres manches les ont donnés 13e et même 7e. Piégé par plusieurs faux départs, ils affirment que cela est toutefois assez fréquent. Lors de la disqualification de Navtech.ca, ils étaient 12 bateaux dans la même situation sur un total de 79.»
Cette difficulté à trouver le synchronisme a-t-il eu quelque chose à voir avec la précocité de la saison et le peu d’heures d’entraînement qui a précédé cette compétition ? Possible dit Thomas-Étienne Barbeau. L’équipe Navtech.ca ne disposait pas des commodités ni du budget qui lui aurait permis d’espérer faire mieux. Mais du même souffle, le skipper ajoute que cette compétition était l’une des plus relevé auquel il lui a été donné de participer. « Nous avons terminé devant un ancien champion olympique et un ancien champion du monde a fini tout juste devant nous. C’est dire jusqu’à quel point nous nous battions contre de grosses pointures » de dire Thomas Barbeau.
Le skipper affirme par ailleurs avoir beaucoup appris de cette participation aux championnats mondiaux et dit ne rien regretter. « Nous bien navigué et performé de façon plus qu’honorable. Il y avait 82 bateaux sur les rangs et notre classement est loin d’être gênant, bien au contraire. Bien sûr, nous aurions aimé faire mieux mais dans les circonstances, nous sommes satisfaits » de conclure Étienne Barbeau. Le prochain rendez-vous sera le championnat canadien qui se tiendra au Hudson Yacht club cet été. Pour ce qui est des prochains championnats mondiaux qui se tiendront en Suède en 2010, l’équipe Navtech.ca ne compte pas y prendre part, si tant est qu’elle ne puisse trouver un commanditaire majeur pouvant financer sa participation et ce, dès les mois qui viennent.
Pour revenir aux championnats mondiaux du week-end dernier, mentionnons que le Canada a très bien fait. Trois équipes de chez nous ont terminé parmi les 31 premiers bateaux. Hormis Navtech.ca, mentionnons l’excellente performance de l’équipe Clear Air du skipper Rossy Milev associé au Port Credit Yacht club près de Toronto qui ont terminé 4ième. Une autre équipe canadienne, Rex de Scott Weakley a terminé au 20ième rang.
Finalement, toute personne désirant aider l’équipe Navtech.ca peut prendre contact avec Spi Médias par téléphone ou via le formulaire de contact que l’on retrouve sur ce site.





