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Archive pour la catégorie ‘Au Québec’

La saison 2009 de voile sera riche en évènements pour les compé­titeurs en Etchells. Elle commen­cera aussi tôt que le week-end du 5 au 7 juin avec le cham­pion­nat cana­dien. Cette compé­tition qui se tient cette année au Hudson Yacht Club est l’une des activités marquant les célé­brations en 2009, du 100ième anniver­saire de fondation de ce célèbre club québécois de la région de Montréal.

C’est aussi ce qui explique que la saison débute tôt dans ce magnifique club qui a vu le jour 1909. Il est d’ailleurs l’un des plus vieux de la province avec celui de Québec qui date de 1861. L’histoire du Hudson Yacht Club est parsemée de succès. Le club a révélé au grand jour plusieurs grands champions de voile et coureurs océaniques dont entre autres, le regretté Gerry Roufs. Pendant plusieurs décennies, il fût un club privé regroupant essentiellement des résidents de Hudson. Sa vocation familiale lui a procuré au fil des ans le support constant de ses membres lui assurant ainsi prospérité et pérennité.

Pour revenir aux Etchells, notons que le championnat québécois, aura lieu un peu plus tard, soit durant la fin de semaine du 11 et 12 juillet au yacht Club de Pointe-Claire. Deux beaux week-ends de course en perspective donc, avec de spectaculaires régates à observer pour le public et les plaisanciers. Photographes avisés, à vos déclencheurs !

La saison se poursuivra ensuite à Rochester dans l’État de New-York où se tiendront des régates préliminaires les 11 et 12 septembre. Les Flyers ont ensuite rendez-vous à Toronto du 15 au 19 septembre 2009 où se tiendra le championnat nord-américain.

Les Etchells sont de magnifiques quillards de 30 pieds de longueur. Ils sont très légers et leur carène est aussi très affilée. À l’origine, ils étaient conçu pour peut-être devenir une classe olympique mais on leur a préféré les Soling qui sont évidemment plus petits. Les Etchells sont des embarcations très rapides pouvant atteindre 12 à 15 nœuds de vitesse, Elles offrent un niveau de compétition des plus relevé. Leur grande surface de toile en fait aussi des machines spectaculaire.

Les régatiers, qui sont généralement trois à bord, doivent rivaliser de calcul et d’ingéniosité pour gagner la moindre brasse sur leurs adversaires. Ils doivent aussi être en excellente condition physique pour manœuvrer ces coursiers dont les grand-voiles n’offrent pas de prise de ris. Ces bateaux sont donc très véloce et offrent aux amateurs de régates un très bon spectacle.

Nous sommes dans l’arrondis­se­ment Beauport à Québec. Dans l’un de ces quartiers de banlieusards tout ce qu’il y a de plus normal. À ce temps-ci de l’année, les bungalows sont cachés par les trois mètres de neige accumulée sur le terrain qui orne la façade de ces maisons pour la plupart bâties dans les années 70. De peine et de misère, je finis par trouver l’adresse recherchée et à l’une d’elles, je cogne à la porte. Un jeune homme me répond. C’est le responsable des communications de l’équipe Rakko sailing team.

J’entre et le jeune homme me guide au sous-sol par trois portes avant de me retrouver dans un petit sentier à l’extérieur menant à ce que l’on appelle chez-nous : un abri d’hiver pour auto. Je franchis un petit portique improvisé avec des couches de cellules de plastiques et voilà que je me retrouve dans l’atelier de construction d’un mini 6.5. Y a pas à dire, on n’imagine pas ce qui peut se passer dans les cours arrières de ces maisons…

Sylvain Lévesque m’accueille. C’est un vrai mordu. Il m’explique d’entrée de jeu que le nom Rakko vient du japonais. Une culture qu’il adore. Ça signifie la loutre. « C’est mon signe astrologique autochtone » me dit-il en riant. Le jeune homme a 36 ans. Il rêve d’une carrière de coureur océanique. « J’y investie toutes mes économies » me dit-il. Puis, il s’empresse de s’excuser pour le côté rustique du lieu. Il ajoute, sourire aux lèvres, « Ça me coûte une petite fortune de propane uniquement pour chauffer cet abri tout l’hiver durant. Si seulement un commanditaire nous aidait à payer nos factures de carburant, ce serait déjà un début… »

Le coureur met tout ce qu’il a dans son rêve. La construction de son plan Dudley est avancée. La carène en bois est complétée, la silhouette du rouf se dessine et l’équipe est présentement à la conception de la quille. Ses acolytes Philipe Bourassa et Alix De Courcy mettent la main à la pâte pour l’aider. De temps à autre, il se paye une main-d’œuvre pour mélanger les composites, cela quand il reste quelques sous…

Coût total de l’opération construction : 70 000 dollars canadiens. Il en faudra quelques milliers de plus pour payer les coûts du programme de course. Ça inclut la mise à l’eau du monotype pour des essais en eaux canadiennes, le convoyage du bateau vers l’Europe par cargo, le coût des déplacements, les frais liés à la certification de jauge, les frais de quaiage, de mise à l’eau ainsi que l’inscription au différentes courses. Coût du bateau inclu, on dépassera alors facilement les 100 000 dollars canadiens. Le rêve a un prix que le principal interressé finance presque entièrement de lui-même jusqu’à maintenant.

Évidemment, Sylvain Lévesque compte sur l’arrivée d’un sponsor majeur. La Mini-Transat a ceci de particulier qu’elle est très accessible. Son coût est une fraction de ce que coûte par exemple une campagne IMOCA. Quant aux retombées, elles sont excellentes en particulier pour une entreprise ayant des intérêts sur le marché européen.

Cela ne fait en effet pas de doute que c’est une formule gagnante qui attend quiconque embarquera dans l’aventure. Le jeune homme est charismatique et volubile. Il est passionné et donc, très bon vendeur de son sport. Il espère mettre son coursier à l’eau dans le courant de l’été. À qui la chance de s’associer avec cette équipe ?

Le Spirit of Canada est à vendre. On peut voir le bateau affiché sur le site de l’IMOCA. On demande 1,3 millions d’euros pour le plan Owen Clarke bâti en 2006. Bien que cette nouvelle ne soit pas des plus réjouissantes, la responsable des communications du Team, Madame Patianne Verburgh, a tenu à préciser qu’il ne s’agit nullement de lancer la serviette pour Derek Hatfield. Selon elle, le skipper de 56 ans caresserait d’autres projets et la perspective de vendre son bateau ne signifie pas pour autant le chant du cygne de la campagne IMOCA pour le canadien.

Parlant de Derek Hatfield, ce dernier est présentement en route vers la Nouvelle-Zélande où il doit s’arrêter dans les heures qui viennent. Le convoyage de l’Australie vers le nord de l’Atlantique, qui a débuté il y a quelques jours, doit être interrompu en raison de problèmes de pilote automatique. Mentionnons que Derek Hatfield a cherché et cherche toujours depuis plusieurs semaines un sponsor qui lui aurait procuré les ressources dont il a besoin pour ramener son bateau dans l’Atlantique-nord. Le prix d’un convoyage par cargo étant exorbitant et n’ayant pu trouver l’aide recherché, le skipper a donc décidé de ramener seul son coursier. Cependant, il semble que le temps commence à manquer pour le canadien qui devra quitter la Nouvelle-Zélande au plus tard d’ici deux semaines car le passage du Cap Horn ou du détroit de Magellan est impossible durant l’hiver australe qui approche à grands pas. Pour ce qui est d’un passage du canal de Panama, en raison des risques élevés au niveau de la sécurité, il faut être un minimum de quatre personnes en plus du skipper pour réaliser cette opération.

Toute personne ou organisation souhaitant aider Derek Hatfield peut en tout temps prendre contact au Canada avec l’entreprise Spi Médias au numéro suivant :

+1.418.821.9792

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Dernère mise à jour du site le 2012-02-05 @ 21:24