
Départ spectaculaire lors de la Coupe Ville de Québec 2011 du CRYQ
Crédit photos: Spi Médias inc.
Paralysés depuis plus d’une semaine, Voile en Ligne reprend aujourd’hui la publication de ses articles. Nous avons été contraints à des travaux majeurs à nos bureaux. D’importants éléments liés à la sécurité devaient être corrigés. La présence d’une garderie avoisinante rendait ces lacunes extrêmement préoccupantes ce qui nécessitait une intervention immédiate. Nous nous excusons pour les inconvénients que cela a pu entraîner à nos lecteurs.
Pour cette raison, nous vous offrons aujourd’hui un survol des évènements les plus importants des deux dernières semaines. Commençons par la Bermuda One-Two qui a vu un deuxième Canadien être couronné en autant d’édition. L’Ontarienne Diane Reid a réalisé une performance de toute beauté en terminant au deuxième rang lors de l’allée en solitaire et au premier rang lors du retour en duo. Elle enregistre donc une première et éclatante victoire dans cette course en classe mini 6.50.
De son côté, le Québécois Philippe Laville a connu plusieurs ennuis, notamment avec un safran. Lors du retour, il a tout de même terminé deuxième. La performance la plus remarquable revient toutefois à l’Américain Christian Reimer qui a terminé la portion en solitaire au cinquième rang. Le marin aux commandes de son mini 6.50 Frogger s’est même payé le luxe de terminer devant le Class 40 Toothface, un score qui a mis tout le monde sur le dos. Il a toutefois été contraint à l’abandon dans la deuxième partie de la course en raison de sévères maux de dos.
Chez nous le Trifluvien Daniel Després a mis à l’eau son mini 6.50 Marie-Zoé. Les espars et l’accastillage sont en place et les premiers bords ont été tirés. Daniel Després se prépare maintenant en vue de la Route Rimouski-Anticosti dont le départ est prévu pour le 10 juillet prochain.
Pendant ce temps, en Europe, les multicoques font flèche de tous bois. Le multi 50 pieds Prince de Bretagne piloté par Lionel Lemonchois a pulvérisé le record SNSM tout comme son grand frère Banque Populaire V qui a amélioré le temps de référence de plus de 40% sur ce même parcours.
On apprenait du même souffle que les autorités de la classe MOD 70 ont l’intention de tenir une course l’été prochain entre New York et un port de la France, et ce, à peu près à la même date que la Transat Québec-Saint-Malo. Questionné sur le sujet, le sujet, le Président de la transat québécoise Sylvain Gagné a semblé agacé, mais ajoutait du même souffle qu’un important travail est en cours pour redimensionner la Transat. On parle d’organiser bientôt un aller-retour sur l’Atlantique. Des discussions à cet effet sont très avancées selon ce que Voile en Ligne a pu apprendre.
De plus, l’organisation de la prochaine Transat a été confiée à l’entreprise Gestev dont les compétences sont bien connues en matière événementielle. La Transat proposera une pléiade d’activités durant les 10 jours que durera le village de course de 2012. Les classes de catamarans de sport F18 et Extrême 30 pourrait être impliquée à ce que l’on dit. Les premiers dans une compétition inscrite au calendrier CAN-F18, tandis que les deuxièmes évolueraient dans des courses de démonstration. Des valeurs sûres qui ne manqueront pas d’être très spectaculaires.
À Beaconsfield, le championnat mondial de Shark 2011 a couronné l’Ontarien David Foy. Le barreur de Crazy Ivan qui originaire d’Ottawa compétitionnait avec son frère Jamie ainsi que le régleur Dave O’Sullivan. Les trois hommes ont complété la semaine de compétition avec seulement un tout petit point d’avance sur l’équipage dirigé par Johan Koppernaes.
Au Royaume-Uni, la Skandia Sail for Gold Regata a été concluante pour les Canadiennes et les Canadiens qui n’ont placé rien de moins que cinq équipes dans le top 10 des différentes classes. Parmi les Québécois, notons la présence de Tyler Bjorn qui en compagnie de son compatriote Richard Clarke a terminé au sixième rang en Star et ce, en dépit d’une avarie majeure lors de la cinquième course.
Martin Robitaille a aussi très bien fait en terminant au 37e rang. Le Lavallois a toutefois été pénalisé de 20% lors de la cinquième course. Néanmoins, il s’est classé au 25e rang dans la quatrième reprise et a fait belle figure alors qu’il s’agissait de sa première épreuve de qualification et de calibre olympique.
Si on revient chez nous, le Yacht-Club de Québec a célébré en grandes pompes son 150e anniversaire de fondation le 18 juin dernier. À cette occasion, plus de 60 bateaux ont paradé pour le salut officiel au commodore, monsieur André Gariépy. Ce dernier a d’ailleurs profité d’une imposante cérémonie pour honorer les anciens commodores et remettre un fanion aux membres ayant cumulé 25 années de membership actif.
Toujours dans la région de Québec, le Championnat Régional de Yachting de Québec a lancé sa saison 2011 avec un cocktail le 6 juin dernier. Cette soirée de rencontre et d’information sur les nouveautés en matière de calendrier et de course a été suivie par deux courses qui se sont tenues respectivement les 11 et 25 juin.
La première des deux épreuves était la traditionnelle Coupe Ville de Québec qui ouvre les hostilités en début de saison. Les compétitions revêtaient cette année un caractère un peu particulier compte tenu de la présence des plusieurs coursiers de dernière génération. Parmi ceux-ci notons la présence du First 40 Zoé du skipper François Brassard ainsi que de deux J111 dont les skippers étaient respectivement Carl Desgagnés et Marcel Côté.
C’est toutefois le J35 Jake d’André Beaudet qui a eu le dessus et qui a remporté la mise au compensé. Il a devancé le Olson 30 Surfer Girl du skipper Dave Savard ainsi que le J111 Volteface de Carl Desgagnés.
En classe B on signale le retour de Mike Carlson sur le C&C 34 Epicurus qui a devancé le C&C 275 Veloce du skipper Kevin More et le J24 Reactor de François Lanouette. Du côté de la classe C, Daniel Bouchard a repris le chemin de la victoire en signant un premier gain devant le Fair Play de Victor Savard et le Liberty Belle de François Frégeau.
La deuxième course de la saison s’est déroulée le week-end dernier alors que se tenait la Coupe Ville de Lévis DSS Marine. Nous y reviendrons dans un autre article plus tard cette semaine. Le prochain rendez-vous du CRYQ aura lieu le 9 juillet prochain alors que sera disputée la Coupe Port de Québec-Fédération canadienne de la faune.
La deuxième manche du circuit québécois de catamaran de sport F18 a eu lieu en fin de semaine dernière au Pointe-Claire Yacht-Club. On sait que la régate de Trois-Rivière avait laissé certains compétiteurs sur leur faim. De petits airs avaient gâché la fête et permis aux deux Néo-Écossais Prentice et Laroche de repartir avec le titre.
Le dernier week-end a par contre été plus venté. Et du coup, les potentiels on eu libre cours pour s’exprimer. Maxime Loiselle et Louis-Philippe Éthier n’ont en conséquence à peu près rien laissé à leurs rivaux. Ils ont dominé outrageusement, terminant avec la moitié des points (8) de leurs plus proches adversaires (16). Ces derniers (le duo Bouheil-Picard) ont d’ailleurs fort bien fait en devançant les Néo-Écossais Prentice et Laroche au deuxième rang.
On remarque que les équipes sont de plus en plus agressives et cela paraissait sur le plan d’eau d’où nous pouvions assister à des départs des plus spectaculaires. Le début de la deuxième reprise du vendredi a d’ailleurs donné lieu à un début de course extrêmement serré au cours duquel le duo Prentice-Laroche a contraint l’équipe d’Olivier Pilon à abattre. Le catamaran de Sextant Marine a donc dû lever le pied pour éviter la collision avec le bateau comité.
Ça promet pour le reste de l’été. On sent qu’une certaine parité est en train de s’installer graduellement dans cette classe en développement. Prochain rendez-vous les 6 et 7 août à la baie de Beauport.
À ne pas manquer dans les prochains jours, la course autour des îles aux Îles de la Madeleine durant le week-end de la confédération ainsi que la Transpac dont le départ de Los Angeles est prévu le 4 juillet à l’occasion de la fête nationale américaine. Deux Québécois seront du départ, soit Tyler Bjorn sur le Open 60 Ô Canada et Thomas Anglade sur le First 40 Naos II. Voile en Ligne suivra ces deux course attentivement et alimentera sa page Facebook des dernières nouvelles.

Avis important
Voile en Ligne publiera bientôt son 1000e article. À cette occasion, nous publierons une série d’articles souvenirs. Ceux-ci devaient être en ligne cette semaine mais nous avons retracé des personnes qui sont venues enrichir substantiellement le contenu de ce que nous publierons. Voilà qui explique le retard dans nos parutions. Demeurez à l’affût! Car il ne reste plus qu’un article avant le 1000e.
Inondations en Montérégie: l’industrie de la voile lourdement affectée.
Ce n’est pas dans les habitudes de Voile en Ligne de s’immiscer dans ce type de dossier. Mais nous jugeons aujourd’hui que la gravité de la situation est telle, qu’elle rend notre intervention nécessaire. De quoi s’agit-il ? Des inondations dans la vallée du Richelieu. Ce que les gens là-bas vivent depuis maintenant plus de sept semaines est tous simplement inimaginable.
Vous voyez sur la photo ci-haut la Marina Gosselin de St-Paul de l’île aux Noix. La photo a été prise il y a quelques jours. L’an dernier en mai, nous nous baladions sur les pontons que vous apercevez au bas de ce cliché. Il s’agit de ceux qui sont situés le plus près de la rivière. Le patron de la boîte Monsieur Gosselin nous accueillait avec son équipe, des gars et des filles aussi aimables que compétents, qui nous faisaient alors visiter quelques-unes des plus récentes et des plus belles unités de Beneteau. Il faisait beau et les sourires nombreux, étaient aussi radieux que le soleil.
Un hiver anormalement enneigé dans les Appalaches et les Adirondacks a provoqué en ce début de saison l’une, pour ne pas dire LA pire des crues des eaux de l’histoire du Québec. Plus de soleil. En lieu et place une pluie interminable et des vents faisant monter le niveau d’eau et semant la désolation partout. Les sourires ont fait place aux traits tirés d’une population épuisée par un combat qui n’en finit plus de finir.
Il importe de mentionner que la vallée du Richelieu est à tous points de vue, l’une des régions les plus fertiles du Québec. Le dynamisme local rayonne. Avec raison, car toute la vallée regorge de beautés. Les terres agricoles s’étendent sur des kilomètres et la rivière Richelieu riche en histoire, enrubanne le tout d’un panorama qui attire les touristes par dizaine de milliers.
Au cœur de la région, la ville de St-Jean sur le Richelieu avec ses casemates et sa tradition militaire. En amont, le magnifique lac Champlain, à cheval sur la frontière entre le Canada et les États-Unis. D’une superficie de près de 1300 kilomètres carrés, ce (presque grand) lac est une étendu d’eau devenue le lieu de villégiature numéro un de dizaines de milliers de plaisanciers et ce, des deux côtés de la frontière où incidemment, on retrouve l’État de New York. Entre les deux, plusieurs petits villages comme St-Blaise et St-Paul.
Cela fait maintenant sept semaines que c’est l’enfer. Il ne s’agit plus seulement d’un simple désastre naturel, mais également d’une tragédie régionale et d’un drame humain sans commune mesure avec tout ce que le Québec a vécu jusqu’ici.
Les gens ont les pieds dans l’eau et sont vidés par des semaines d’incessant combat. On a du mal à voir la lumière au bout du tunnel. On est physiquement et psychologiquement affecté. La priorité ? Tous ont avant tout hâte de se nettoyer et de revoir un peu la vie d’avant. Même si on est à des semaines d’un véritable retour à la normale, les gens continuent d’espérer et de se battre courageusement.
Évidemment, toutes les considérations entourant la pratique de la course au large ou même de la plaisance deviennent bien secondaires. C’est du moins ce que l’on croit à première vue. Parce que pour une petite communauté comme celle de St-Paul de l’île aux Noix, c’est toute l’économie régionale qui repose sur la pratique du boating. À cette tragédie humaine se juxtapose maintenant une menace économique majeure.
Les gens de la Montérégie sont fiers. Ils ne demandent pas la charité. Ils ne seront jamais du genre à demander des faveurs non plus. Ces hommes et ces femmes ont du caractère et du ressort. Ils savent qu’ils sont capables de s’en sortir, ils vont s’en sortir et ils font ce qu’il faut pour ça. Pour cette raison, ils sont un exemple de courage pour nous tous.
Mais nous avons aussi un devoir de solidarité envers eux. Parce qu’ils sont des nôtres. Des tonnes de débris jonchent maintenant les rues et les terrains. Il faut les ramasser. Les 11 et 12 juin prochain, une vaste corvée est organisée pour leur venir en aide. Allons aider ! Allons serrer des mains. Allons voir les commerçants de la région pour leur dire : ouvrez vos portes ! Nous revoici ! Nous ne vous avons pas oublié.
Nouvelles encourageantes
Nous avons parlé aux gens de la marina Gosselin lundi dernier. L’eau s’est grandement retirée de la cour, les services se rétablissent et l’accès au commerce revient graduellement à la normale. Le commerce n’a d’ailleurs fermé ses portes que durant deux jours, soit au pire des inondations. On espère donc débuter les mises à l’eau bientôt. Pour cela, on attend le ok de Transport Canada pour la réouverture de la rivière Richelieu à la plaisance. Le meilleur est donc à venir.

Crédit photo: Maxmarine
Maxime Loiselle et Louis-Philippe Éthier ont réalisé un bel exploit en remportant la Madcatter, une course qui en était à sa 35e édition. L’épreuve s’est déroulée sur le lac Oneidas près de Syracuse dans l’état de New York les 20, 21, 22 mai dernier. 72 équipages prenait part à cette compétition.
Le duo qui navigue maintenant sur un Capricorn version 2 a survolé la compétition grâce à deux victoires, deux 2e et une 4e place. Ils deviennent ainsi les premiers Québécois et les premiers Canadiens à remporter cette course en 35 ans d’histoire.
Les premières épreuves se sont déroulées dans le petit temps. Mais l’équipe a su trouver les réglages pour aller chercher le meilleur rendement de sa nouvelle monture. « Nous sommes pas mal fiers de notre coup. Nous avons été en mesure de vaincre notre bête noire. Nous avions beaucoup de mal à être efficaces dans les petits airs. Et là je pense qu’on a trouvé plusieurs solutions (…) » disait Maxime Louiselle en entrevue cette après-midi.
Les autres courses se sont quant à elles déroulées dans des conditions un peu plus normales. Il y avait plus de vent, ce qui a permis aux deux Québécois de laisser libre cour à leur style mieux adapté à des conditions ventées et surtout d’expérimenter encore davantage leur nouveau coursier dans des vitesses maximums.
Le C2, mis mis sur le marché en 2010, est à des années-lumière de la version initiale du Capricorn. Le plan de pont légèrement plus élevé est reculé d’une bonne dizaine de centimètres. Les traverses sont amincies pour offrir moins de résistance aux vagues qui s’engouffrent entre les flotteurs et l’ergonomie a été substantiellement améliorée, notamment au chapitre du déploiement des voiles d’avant. La toile peut maintenant être renvoyée et affalée à la volée, les drisses étant préinstallées et manoeuvrables très facilement. Même chose pour la grand-voile équipée d’un cunningham permettant d’ajuster son angulation pour une prise au vent presque parfaite.
C’est avec cet engin disponible chez MaxMarine que les deux comparses ont enfumé certains des meilleurs coureurs de F18 américain. Parmi ceux-ci, on compte Chris Titcomb et Trip Burd qui figurent parmi le top 5 des meilleurs aux USA et qui, avec les yeux grands comme des trente sous, ont vu passer Max Loiselle et Louis Philippe Éthier.
Les deux hommes commencent leur été de très belle façon. Malheureusement, ils ne pourront se rendre aux championnats du monde faute de budget. « Ça se déroule en Hongrie cette année et tout les prix que ce soit l’inscription, l’hébergement ou location de bateau, etc. tout ça a presque doublés. J’ai du mal à comprendre pourquoi. C’est dommage, car il sera difficile pour beaucoup de bonnes équipes de prendre part à ce championnat (…) » poursuit Maxime Loiselle.
Quant au circuit québécois de F18, la saison démarre le week-end prochain avec le premier rendez-vous à Trois Rivières. On annonce de forts vents durant cette fin de semaine. Maxime Loiselle s’en frotte déjà les mains. « On va s’amuser comme des fous » conclut l’un des as du F18 au Canada. D’ailleurs, ils seront tous là. À commencer par Sylvain Carignan et Christian Nadeau ainsi que le champion canadien 2010 Olivier Pilon. Voile en Ligne sera sur place pour suivre le déroulement de la course. Vous pourrez suivre l’évènement sur nos pages Facebook et Twitter dès 9h00 dimanche matin prochain, soit le 29 mai.
Voile en Ligne tient à féliciter Maxime Loiselle et Louis Philippe Éthier pour leur victoire lors de la Madcatter 2011.





