Transat Ag2R : l’autoroute des alizés s’ouvre enfin pour les sudistes.

Crédit-photo: service de presse de la Transat AG2R
Les prochaines heures seront déterminantes et nous diront si ce rythme soutenu permettra aux chasseurs de rattraper les proies. pour ça, ils leurs faudra combler des écarts aussi considérables que le 315 milles nautiques de retard qu’accusent par exemple le duo LeCam et Morvan sur leur cercle vert et qui, au dernières nouvelles, commençaient tout juste à accélérer, ayant enfin trouvé la pression des alizés. Au moment d’aller sous presse, ces derniers semblaient être les mieux placés pour rattraper les premiers. Mais rien n’est encore joué dans cet interminable suspens.
Francis Joyon: Le roi incontesté de la mer !
D’aucun savent que Francis Joyon est un vrai. Ce gars là est de la trempe des Tabarly, Parlier et Desjoyaux. Dimanche matin (Heure locale) il aura mis moins de 60 jours à parcourir le tour du monde soit plus de 28000 miles nautiques. Pensez-y ! C’est moins de deux mois ! Inimaginable ! Fabuleux ! Sensationnelle ! Incroyable ! Les superlatifs vont manquer pour mesurer ce qui sera le comble de tous les exploits dans le monde la course au large.
La Clipper
Dans tout le brouhaha des derniers jours, j’ai omis de vous parler de cette course autour du monde en étapes entièrement courue par des amateurs que l’on nomme la Clipper race. Et je m’en veux terriblement car l’édition 2007-2008 de cette course mérite un suivi d’autant plus qu’on y retrouve cette année une équipe canadienne qui fait fort bonne figure. Ils en sont à la cinquième étape et occupent présentement le 7ième rang au cumulatif. Il faut cependant savoir que seuls 4 petits points séparent la 4ième de la 7ième position. Le classement est donc très serré.

L’équipe du voilier Nova-Scotia sous l’égide du jeune Skipper Robert MacInally continue donc de batailler ferme. L’équipe est notamment composée du Docteur Lucy Mendham et de Paul MacGilivary qui agit comme spécialiste en sécurité nautique.
Cette course s’arrêtera aussi à Halifax en Nouvelle-Écosse au début de juin. Nous aurons donc une bonne occasion d’aller encourager cette équipe en ce début d’été qui marquera aussi simultanément le passage sur la côte est, (à Boston) des Open 60 de la classe IMOCA en course dans la Transat anglaise.
Vous pouvez suivre cette course à l’adresse internet suivante :
http://www.clipperroundtheworld.com/
La Barcelona World Race
La Barcelona World Race en est à son 68ièeme jour de course. Depuis maintenant près d’un mois, le duo formé de Jean-Pierre Dick et Damien Foxall sur Paprec-Virbac mène cette course qui a beaucoup perdue de son intérêt depuis les démâtages de PRB, Delta Dore et Véolia. Le voilier Hugo Boss suit en deuxième position à plus de 600 milles nautiques de distance… Je parlais à Georges Leblanc pas plus tard que ce matin qui me disait qu’au courant des mois à venir, il devra y avoir un sérieux examen pour remédier à ces avaries de mâts en série. Nous sommes en effet chanceux de ne pas avoir eux plus de blessés jusqu’ici.
On peut commencer à prévoir une arrivée en un peu plus de 80 jour si les leaders ne se retrouvent pas trop encalminés comme ce fût le cas pour le début de la course. La Méditerrané est une véritable boîte à surprises. On ne sait jamais à l’avance quel temps elle va nous sortir de son chapeau. Il peut donc se passer encore beaucoup de choses d’ici la fin.

Impliqués dans la Barcelona World Race à bord de Temenos II,
Finalement, je vous rappelle que je serai au salon nautique de Montréal les 26 et 27 janvier prochain. Au plaisir de vous y rencontrer !
Lancement des défis Georges Leblanc
Le but de cette initiative est de susciter l’engouement pour la course au large chez des plaisanciers ordinaires. Pour ce faire, ils devront s’astreindre cependant au respect de certains règlements. Comme par exemple, les prétendants doivent répondre entre autres aux règles de sécurité du comité de course ainsi qu’aux jauges inscrites. Il n’est par contre aucunement compliqué de se conformer et pouvoir ainsi participer. Les organisateurs voulant ouvrir le défis au plus grand nombre possible, ont évité une réglementation démotivante.
La deuxième course s’adresse quant à elle à des marins plus expérimentés. Théoriquement longue de 655 milles nautiques, elle prend son départ de la Marina de Rimouski pour effectuer ensuite un tour de l’île d’Anticosti avant de revenir à son point de départ. Cette dernière course demande beaucoup plus de préparation. Elle contraint les bateaux de se rapprocher d’une île réputée pour ses naufrages. Les forts vents, une mer forte, les marées et les nombreux effets de côte s’additionnent à un relief sous-marin capricieux. Le tout ne permettant aucun relâchement de la part des marins qui devront certes barrer sans arrêt pour grappiller quelques précieuses secondes ça et là et qui permettront ensuite d’enregistrer les temps de référence.
Georges Leblanc sera d’ailleurs un des premiers à établir ces temps à battre puisqu’il prendra le départ le 23 juin prochain pour une première marque entre Cap-à-l’Aigle et Rimouski. Viendra ensuite le tour de l’île d’Anticosti le 25 juin. Cette dernière sera plus sérieuse car elle servira d’entraînement pour les équipiers qui s’embarqueront avec Georges pour la Transat Québec St-Malo.
Bracelet MOB de Raymarine
Fait aussi important dont on a parlé lors de cette conférence de presse : les marins seront à cette occasion équipés d’un bracelet de repérage. Cette nouvelle technologie, commercialisée par l’entreprise Raymarine, émet un signal dès qu’un membre d’équipage passe accidentellement par dessus bord. Elle effectue également le pointage du bracelet émetteur sur le GPS, ce qui facilite le repérage lorsque les conditions sont difficiles comme pendant la nuit par exemple.
Tous ont été particulièrement choqué par la disparition en mer de la fille du directeur général du club de hockey des Canadiens de Montréal Laura Gainey et la plupart des intervenants du milieu s’entendent pour affirmer que personne d’autre que les marins eux-mêmes ne peut prendre en charge leurs propre sécurité sur un navire ou une embarcation de plaisance. On doit se rappeler qu’il y a des précautions particulières à prendre lorsque la mer est dure et que l’on doit effectuer des manœuvres sur le pont d’un voilier qui enfourne la vague, comme porter son harnais et son gilet de flottaison. Toutefois, il n’en demeure pas moins que cette technologie accessible et peu coûteuse saura certainement aider lorsque l’impensable se produira.
En terminant, je vous indique que l’on peut s’inscrire au défi Georges Leblanc en visitant le site web de l’équipe de voile océanique de Georges Leblanc au
http://www.georgesleblanc.com/
Bonne chance à tous les participants.










