
Sur la photo 4ième en partant de la droite, la véliplanchiste Dominique Vallée, tout sourire.
Crédit photo : Rolex / Daniel Forster © 2012
L’équipe canadienne est revenue de Miami avec une très belle récolte de quatre médailles. La palme revient à la Trifluvienne Dominique Vallée qui s’est adjugé le bronze en planche à voile. Quelle belle nouvelle pour cette athlète qui en a bavé au cours des derniers mois. Au point où plusieurs s’interrogeaient sur son sort. D’ailleurs le Canada a placé deux athlètes dans le top 10 de cette discipline, Laurence Bonneau-Charland terminant au 9e rang.
L’équipe canadienne a bien fait dans à peu près toutes les disciplines. En classe paralympique 2.4mr, le Néo-Écossais Paul Tingley a fait un retour sur le podium en accaparant la deuxième place. Seul l’intouchable Français Damien Séguin a fait mieux et était hors de portée. L’équipe a également placé deux autres de nos représentants dans le top 10, soit John Finch qui a terminé 6e et Allan Leibel qui a pris le 9e rang.
En laser, autre médaille canadienne avec David Wright qui termine troisième sur les 74 candidats au titre. Le Canada avait dépêché une importante délégation dans cette classe avec pas moins de 11 représentants. Chris Dold a accompagné Wright dans la flotte « Or « en terminant 8e.
En Finn aussi, les Canadiens sont là. À commencer par le Torontois Greg Douglas qui a raflé la médaille de bronze. Son coéquipier Brandon Wilton a terminé au 6e rang.
Mais évidemment, tous les yeux québécois étaient tournés vers Martin Robitaille qui a finalement pris la 7e place. Un très beau résultat. Robitaille s’est même payé le luxe d’une deuxième place lors de l’une des courses durant cette semaine.
L’équipe canadienne l’a aussi échappé de peu en Skud où le duo formé de John McRoberts et Stacey Loutit ont terminé 4es. Même chose en RS:X chez les hommes où David Hayes a raté le podium se contentant de la 5e place.
La seule déception est venue en Star où le Duo Richard Clarke et Tyler Bjorn n’ont pu faire mieux qu’une huitième place. Les deux hommes n’avaient pas leur bateau ont donc été contraint à naviguer avec un mulet. Ce qui explique ce résultat assez mitigé.

Photo : © 2012 archives
L’année 2012 sera l’une des plus importantes pour le monde de la course au large, et pour plusieurs raisons. La principale étant bien entendu la crise économique qui secoue l’Europe. Quelle incidence cela aura-t-il sur le milieu de la course? On sait que déjà, plusieurs coureurs (et pas les moindres) ont du mal à se dénicher des sponsors pour le Vendée Globe. L’année commence donc dans l’incertitude.
Déjà, certaines grandes courses ont été affectées. Qu’il s’agisse de la Volvo Ocean Race, de la Transat Jacques-Vabre ou de la Sydney-Hobart, elles ont toutes enregistré des vibrations suite au séisme économique européen. Et rien du moins pour l’instant ne semble indiquer que la tempête soit sur le point de se calmer.
Voile en Ligne a d’ailleurs contacté plusieurs coureurs en Europe pour s’enquérir de leurs intentions quant à la Transat Saint-Malo. Pour la plupart d’entre eux, la réflexion est lancée quant à une participation à la Transat. Mais ils affirment du même coup qu’il leur faut dorénavant tenir compte d’un contexte économique particulier.
« Nous ne sommes plus en 2008. C’est beaucoup plus difficile comme climat économique dans toute l’Europe. Il ne fait aucun doute que nous désirons faire cette course. Québec est une ville magnifique où nous aimons nous retrouver tous. Mais voilà, pour cela, il faut de l’argent. Et comme on le sait, ça ne pleut pas par les temps qui courent de ce côté-ci de l’Atlantique » nous a révélé l’un d’entre eux qui désirent garder l’anonymat.
Si l’on se fie à l’historique des courses, la Transat Québec Saint-Malo 2012 est parmi les plus chères qui soient en frais d’inscription. Et on ne se bouscule pas au portillon pour y prendre part. En comparaison, la Twostar a déjà plus de 80 inscrits. Heureusement, la Solidaire du Chocolat attire plusieurs équipes susceptibles de se rendre ensuite à Québec. Même chose pour l’Atlantic Cup qui ne rassemble pas elle non plus beaucoup de bateaux. Tous comptent sur la Solidaire du Chocolat et sur la Twostar pour apporter chez nous une masse critique de coureurs notamment en Class 40.
Dans un tout autre ordre d’idée, l’année 2012 a commencé par le triomphe de Loick Peyron et de l’équipe Banque Populaire dans sa conquête pour le trophée Jules-Verne. Nous aurons un article là dessus bientôt. Janvier marque aussi le début du Salon Nautique de Toronto où Voile en Ligne sera les 18 et 19 janvier prochain. Notons aussi plusieurs compétitions telles que la Rolex Miami OCR qui se tiendra du 22 au 28 janvier prochain.
En février viendra le Salon du Bateau et des sports nautiques de Montréal. Notez que nous serons là les 9 et 10 février pour la couverture du salon.
Le mois de mars sera celui de la Solidaire du Chocolat Les Class 40 s’élanceront de Nantes-Saint-Nazaire le 11 mars en direction du Mexique. Il y a 18 inscrits jusqu’à maintenant.On s’attend donc à un beau plateau. La Transat AG2R suivra le 21 avril. Les Figaros quitteront Concarneau en France pour rejoindre St-Barthélémy dans les Antilles.
Puis viendra la première édition de l’Atlantic Cup qui se tiendra du 11 au 27 mai. Le 3 juin 2012, une flotte de plusieurs dizaines de voiliers quittera Plymouth en Angleterre. Destination? Newport dans le Maine. Ce sera la Twostar, une course que nous suivrons attentivement. Vous saurez pourquoi dans les heures qui viennent.
Chez nous, outre la Transat Québec Saint-Malo qui partira le 22 août prochain, on retiendra la première édition de la Route Rimouski/Saint-Pierre et Miquelon. La scène internationale sera aussi riche en évènements cette année, notamment avec les Olympiques de Londres où les Canadiens seront fortement représentés en voile avec d’excellentes chances de médailles.
L’année se terminera par la septième édition du Vendée-Globe dont le départ est prévu le 10 novembre prochain. Quinze coureurs sont inscrits jusqu’à maintenant sur ce tour du monde qui frappe toujours l’imaginaire des coureurs autant que celui des terriens.

Photo: © archives
Après s’être classés 12es et 6es lors des deux premières courses dimanche, ils ont poursuivi avec des 10e et 17e places lundi, puis des 7e et 15e échelons mardi. Ils cumulent 50 points, tandis que les meneurs, les Brésiliens Robert Scheidt et Bruno Prada, en totalisent 26. Bjorn est satisfait, mais aussi déçu.
« Nous sommes contents d’être parmi les 10 premiers. C’est bon pour la qualification olympique, un de nos principaux buts pour cette régate. En même temps, nous sommes ici pour gagner un championnat du monde. Nous commettons des gaffes que nous ne devons pas faire pour le niveau que nous voulons atteindre. »
Aux mondiaux de l’ISAF, les 11 meilleurs pays obtiendront un billet pour Londres. Mieux encore, si Bjorn et Clarke terminent parmi les 10 premiers, ils s’assureraient d’être les représentants du Canada aux Jeux. Après une première journée satisfaisante, des vents imprévisibles ont parfois déjoué les deux navigateurs.
«Nous faisions de très bons départs et, avec un vent régulier, nous étions en voiture. Mais, tout à coup, il y avait un changement de vent de 30 degrés et nous étions sur le mauvais côté. Ça et nos petites fautes nous ont ajouté des points. Nous avons laissé au moins 10 à 15 points », a expliqué Bjorn. « En même temps, nous sommes huitièmes et il reste quatre manches. Nous pouvons encore améliorer notre classement », a conclu l’athlète de Beaconsfield, qui aimerait se battre pour une médaille samedi.
Deux autres Québécois sont en action en Australie. Matthieu Dubreucq, de Laval, et Trevor Parekh, de Dorval, se retrouvent 57es parmi les skiffs 49er. Ils ont respectivement obtenu des 22e, 22e, 35e, 30e, 29e et 25e rangs jusqu’à maintenant. Mercredi, Bjorn et Clarke ainsi que Dubreucq et Parekh seront de retour sur l’eau. Tous les quatre seront en congé jeudi, avant d’entreprendre le dernier droit de leur compétition vendredi. Quatre places à la grand-messe
Le 16e échelon de Christopher Cook chez les dériveurs de type Finn et le 15e rang de Nikola Girke du côté des planches à voile RS:X ont garanti un billet olympique pour le pays, ce qu’ont également réussi à faire les navigateurs canadiens pour les dériveurs biplaces 470 et monoplaces Radial.
Il s’agit d’une bonne nouvelle pour Martin Robitaille, de Deux-Montagnes, qui navigue en Finn, et pour Dominique Vallée, de Trois-Rivières, véliplanchiste de RS:X. S’ils sont les meilleurs athlètes canadiens aux Championnats du monde de leur classe, ils seront délégués à Londres. Le mondial de Finn aura lieu du 10 au 18 mai, à Falmouth, en Grande-Bretagne, tandis que les mondiaux de RS:X se dérouleront du 20 au 28 mars, à Cadix, en Espagne.





