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Après s’être classés 12es et 6es lors des deux premières courses dimanche, ils ont poursuivi avec des 10e et 17e places lundi, puis des 7e et 15e échelons mardi. Ils cumulent 50 points, tandis que les meneurs, les Brésiliens Robert Scheidt et Bruno Prada, en totalisent 26. Bjorn est satisfait, mais aussi déçu.
« Nous sommes contents d’être parmi les 10 premiers. C’est bon pour la qualification olympique, un de nos principaux buts pour cette régate. En même temps, nous sommes ici pour gagner un championnat du monde. Nous commettons des gaffes que nous ne devons pas faire pour le niveau que nous voulons atteindre. »
Aux mondiaux de l’ISAF, les 11 meilleurs pays obtiendront un billet pour Londres. Mieux encore, si Bjorn et Clarke terminent parmi les 10 premiers, ils s’assureraient d’être les représentants du Canada aux Jeux. Après une première journée satisfaisante, des vents imprévisibles ont parfois déjoué les deux navigateurs.
«Nous faisions de très bons départs et, avec un vent régulier, nous étions en voiture. Mais, tout à coup, il y avait un changement de vent de 30 degrés et nous étions sur le mauvais côté. Ça et nos petites fautes nous ont ajouté des points. Nous avons laissé au moins 10 à 15 points », a expliqué Bjorn. « En même temps, nous sommes huitièmes et il reste quatre manches. Nous pouvons encore améliorer notre classement », a conclu l’athlète de Beaconsfield, qui aimerait se battre pour une médaille samedi.
Deux autres Québécois sont en action en Australie. Matthieu Dubreucq, de Laval, et Trevor Parekh, de Dorval, se retrouvent 57es parmi les skiffs 49er. Ils ont respectivement obtenu des 22e, 22e, 35e, 30e, 29e et 25e rangs jusqu’à maintenant. Mercredi, Bjorn et Clarke ainsi que Dubreucq et Parekh seront de retour sur l’eau. Tous les quatre seront en congé jeudi, avant d’entreprendre le dernier droit de leur compétition vendredi. Quatre places à la grand-messe
Le 16e échelon de Christopher Cook chez les dériveurs de type Finn et le 15e rang de Nikola Girke du côté des planches à voile RS:X ont garanti un billet olympique pour le pays, ce qu’ont également réussi à faire les navigateurs canadiens pour les dériveurs biplaces 470 et monoplaces Radial.
Il s’agit d’une bonne nouvelle pour Martin Robitaille, de Deux-Montagnes, qui navigue en Finn, et pour Dominique Vallée, de Trois-Rivières, véliplanchiste de RS:X. S’ils sont les meilleurs athlètes canadiens aux Championnats du monde de leur classe, ils seront délégués à Londres. Le mondial de Finn aura lieu du 10 au 18 mai, à Falmouth, en Grande-Bretagne, tandis que les mondiaux de RS:X se dérouleront du 20 au 28 mars, à Cadix, en Espagne.

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Après s’être classé 27e et 23e des deux premières manches lundi et avoir été inactif en raison des orages mardi, le résidant de Deux-Montagnes a terminé 8e, 18e et 23e des trois dernières courses qualificatives mercredi. En éliminant son pire résultat, il a donc accumulé 72 points.Robitaille affiche du coup quatre points de plus que le 36e et dernier athlète qualifié pour la flotte argent.
Le Québécois se consolait cependant à l’idée qu’il avait « tout donné » à chacune de ses sorties. « Tout au long de la compétition, je savais que chaque bateau comptait. Il m’a finalement manqué une position, ce sont des choses qui arrivent. » Je ne me laisse pas trop abattre. Je suis premier de la flotte argent, alors je vais essayer de la gagner. Je veux prouver aux autres pour la prochaine compétition que je suis dans le coup. »
Plusieurs laissez-passer olympiques sont par ailleurs disponibles aux mondiaux de l’ISAF. En classe Finn, les 10 premiers (selon un quota d’un navigateur par pays) obtiendront un billet pour les Jeux de Londres. Pouvant maintenant au mieux se classer 37e, Robitaille devra se rabattre sur les Championnats du monde de Finn, qui auront lieu du 10 au 18 mai, en Grande-Bretagne, pour espérer se qualifier. « C’était de toute façon mon principal objectif », a souligné celui qui devra y décrocher une place parmi les 16 meilleurs (en excluant les athlètes des pays déjà qualifiés) pour naviguer à Londres l’été prochain.
Mauvaise journée au bureau
La véliplanchiste Dominique Vallée est aussi en action aux mondiaux de l’ISAF, en RS:X. Elle a fini 25e et 15e lundi, puis a ajouté des 24e, 25e et 25e rangs mercredi. Elle occupe le 53e échelon à mi-régate. « Ç’a été une mauvaise journée au bureau aujourd’hui» a avoué la Trifluvienne. «Le vent s’annonçait léger à modéré, mais il a augmenté jusqu’à 17 et 22 nœuds. J’ai connu de bons départs, mais j’ai maintenu une très mauvaise vitesse au près. » Comme Robitaille, Vallée terminera la compétition au sein de la flotte argent de sa classe.
Tyler Bjorn et Richard Clarke en Star, de même que Matthieu Dubreucq et Trevor Parekh en 49er navigueront également à ces Championnats du monde.

L’école secondaire Cardinal Roy innove encore cette année. Non seulement reconduit-elle les programmes arts-sport et études déjà existants mais elle le bonifie en plus de plusieurs nouvelles concentrations dont un programme multisports et bien entendu un autre associé à la voile sportive. L’annonce de cette nouvelle a eu lieu ce matin lors d’une conférence de presse tenue à l’école située au centre-ville de Québec.
C’est l’athlète bien connu et multiple champion du monde de balle au mur Dany Bell qui a agi comme maître de cérémonie et présenté les nouveautés lors de cet évènement qui a réuni plusieurs intervenants du milieu ainsi qu’une brochette de journalistes s’étant déplacé pour l’occasion.

C’est justement Dany Bell qui sera le coordonnateur du programme. Athlète accompli, la réputation de Dany Bell dépasse largement les frontières du Québec et du Canada. En plus de sa discipline et sa rigueur, l’homme est connu pour être un motivateur hors pair, une qualité qui ne manque pas d’être utile dans les fonctions qu’il occupe.
Étaient également présent, le président de la commission scolaire de la Capitale Monsieur Pierre Lapointe ainsi que sa collègue directrice de l’école Cardinal Roy, madame Danielle Bélanger.
En entrevue, Dany Bell a bien entendu expliqué aux personnes présentes que la participation au programme arts-sports-études est tributaire d’un développement accru de l’autonomie et du sens des responsabilités chez celles et ceux qui y prennent part. Les étudiants doivent parfois mettre les bouchées doubles puisqu’ils ont moins de temps pour étudier en raison de leur entraînement.

Deux étudiantes, Roxanne Azarria et Aïcha Bastien N’Daye, participantes à la concentration danse, sont également venues expliquer les bienfaits du programme sur l’esprit de corps et l’estime personnel. Un témoignage convaincant et d’une grande pertinence. La présence de ces deux jeunes filles a démontré avec éloquence combien celles et ceux prenant part à ces programmes ont une bonne tête.
Par ailleurs, la mise sur pied d’un tel programme nécessite des investissements importants et des infrastructures conséquentes. C’est le cas de la voile où la commission scolaire a pu compter sur le soutien de l’entreprise Gestev. Gestev qui est bien connu pour ses retentissants succès en matière d’organisation d’évènements est aussi le gestionnaire de la Baie de Beauport où se tiendra l’entraînement des athlètes liés au programme. L’entreprise dirigée par Patrice Drouin met à la disposition des étudiants ses infrastructures, le soutien du coordonnateur sur place en la personne de Daniel Robitaille ainsi que celui de l’entraîneur de voile bien connue Paule Samson. Madame Samson dispose d’un brevet d’instructeur de voile de grade 3 et est dûment qualifiée par la Fédération de Voile du Québec.
En entrevue, Daniel Robitaille a affirmé que les programmes sports-études sont dans la mire de Gestev depuis longtemps. « Nous avions tenté le coup il y a quelques années. Mais nous n’avions pas de contrat de gestion à l’époque, ce qui nous avait forcés à mettre le programme de côté à notre grand désarroi. Maintenant que nous avons une situation stable, nous sommes heureux de mettre les infrastructures de la Baie à la disposition du programme. Il y a longtemps que nous attendions ce moment. Patrice Drouin (patron de Gestev) nous demandait sans cesse des nouvelles pour savoir où nous en étions dans ce dossier. Il tenait grandement à ce que nous menions cela à terme. Pour cette raison, nous sommes vraiment contents de voir que ça a évolué dans la bonne direction (…) » a déclaré Daniel Robitaille.

Ce genre de dossier n’est jamais simple. Il y a de multiples questions reliées aux assurances et l’implication de plusieurs intervenants, principalement des parents, est essentielle. « Il y aura un volet sur le conditionnement physique. Mais l’entraînement nécessitera le déplacement des équipes de voile vers la Floride durant une ou deux semaines par hiver (…) » selon Paule Samson.
En définitive, il s’agit d’une très belle initiative qui nous l’espérons grandement, fera boule de neige, non seulement dans la région de la Capitale mais également ailleurs au Québec. Car il n’y a aucun doute que la voile a sa place à l’école.





