
Crédit photo: www.hobiecat.com
On vous parle aujourd’hui de catamaran de sport. Enfin direz-vous sans doute puisque nous devions le faire la semaine dernière, mais que des ennuis techniques ont contrecarré nos plans.
Mentionnons premièrement que la saison est commencée en F18 au Québec. Une compétition a même déjà eu lieu à Trois-Rivières. 12 bateaux ont pris le départ. Il s’agit d’une très belle flotte composée de plusieurs catamarans de divers type, que ce soit des F18, des Hobbies ou encore des tout nouveaux Wild Cat qui ont fait leur entrée officielle sur le circuit cette année.
Le Wild Cat est un catamaran de sport ultra rapide, équipé d’étraves perce-vagues et monté selon une formule qui, à l’échelle, rappelle quelque peu le catamaran géant Alinghi de la dernière coupe de l’America. Il semblerait d’ailleurs que ce soit plutôt les gens de la Cup qui auraient été influencé par le dessein de ce nouveau type de catamaran de sport selon ce que nous a dit Maxime Loiselle lorsque nous lui avons parlé récemment.
Pour celles et ceux qui voudraient voir de plus près ce spectaculaire type de catamaran de sport, vous pouvez vous adresser à la boutique La Vie Sportive sur la rue Bouvier à Québec. Ce sont des experts en Hobie cat. Ils ont déjà vendu quelques Wildcat et ils se feront un plaisir de vous en parler.
Pour revenir à la course de Trois-Rivières, il s’agissait bien sûr du premier affrontement de l’année. Et cela se déroulait dans le fief de Sylvain Carignan et Christian Nadeau qui sont les deux rivaux numéro un du duo formé de Maxime Loiselle et Louis-Philipe Éthier. Hélas, les deux Trifluviens ont été contraints à l’abandon en raison d’un bris majeur d’équipement. Il s’agit d’une très vive déception pour Carignan et Nadeau qui compétitionnaient chez eux devant leurs partisans.
La table était donc mise le duo de Québec. Maxime Loiselle et Louis Philipe Éthier ont en effet englouti presque tout rond le buffet complet du week-end. En classe Open comme en F18, ils ont raflé les premières places à répétition. Seule la régate numéro 4 qui s’est tenue le dimanche leur a échappé. C’est Anthony Bouheil et Daniel Carrier qui ont ravi momentanément la première place aux deux champions canadiens.
La course s’est tenue dans des conditions de vent assez changeantes. Lors de la troisième course, le vent a fait défaut à la mi-parcours, ce qui a forcé plusieurs à chercher la brise au milieu du fleuve. Résultat, surprises par les trous de vent, des équipes se sont alors retrouvées sur la route de deux cargos. La sécurité des coureurs n’a jamais été menacée, mais les pilotes comme les coureurs avaient bien hâte de voir les catas s’effacer du chemin. Un mauvais moment à passer…
La prochaine course aura lieu à la Baie de Beauport les 19 et 20 juin prochains. Il s’agira alors d’une autre étape du championnat provincial de F18.
Les F30 en expansion…
Par ailleurs, Voile en Ligne suit depuis quelques semaines la piste de plusieurs catamarans de type F30. Comme on le sait, il existe une unité de ce type à Trois-Rivières. Elle est la propriété de Sylvain Carignan et Christian Nadeau. Or, lors d’une récente visite à St-Jean-Port-Joli, nous avons été à même de constater qu’il existait au moins une autre unité de F30, propriété cette fois du skipper Che Bourgeault. Celui-ci a mis à l’eau l’an dernier. Le gréement dormant est légèrement différent de celui de Sylvain Carignan, mais tout comme celui de Trois-Rivières, il s’agit d’une unité ayant été dessinée par la firme d’architecte Joubert-Nivelt.
Une troisième unité navigue aussi à Carleton dans la Baie des Chaleurs. Cette unité sponsorisée par la firme de vêtements de sport Chlorophyle est la propriété du skipper Dany Nadeau. Elle a été mise à l’eau il y a quelques mois.
Ces engins sont à un échelon sous les F40 dont la popularité est si grande en Europe. Ce sont des voiliers spectaculaires dont les vitesses sur l’eau sont tout à fait vertigineuses. Lors d’un récent entretien téléphonique, le skipper Che Bourgault n’a pas caché que lui et ses deux autres comparses rêvent d’en découdre sur l’eau.
« J’ai acquis ce bateau parce que j’aime la vitesse et j’aime m’amuser. Nous avons le plan d’eau idéal pour ça ici à St-Jean (…) C’est sûr que nous aimerions organiser une course. Mais il y a des contraintes. Il faut un horaire et surtout, ça prend un budget. Pour Dany Nadeau par exemple, partir de la Baie des Chaleurs pour amener son bateau sur Québec n’est pas évident. Si on veut des courses, il devra y avoir certaines facilités (…)
L’idéal serait bien sûr un convoyage par train. Un moyen de transport qui longe la vallée du St-Laurent jusqu’à Montréal. Sans compter qu’un tel mode de déplacement pourrait amener d’autres unités des Maritimes s’il en existe et si l’intérêt d’une course est présent.
Quant à l’espoir de voir une classe de ce type émerger au Québec, compte tenu des coûts considérables qu’implique la construction de ce type d’engin, on peut penser qu’il sera difficile pour des particuliers de supporter l’effort financier lié aux opérations des F30. Ça prend de véritables écuries de courses disposant du soutien d’un sponsor pour espérer évoluer dans pareil circuit. Comme il est difficile de trouver le financement pour des écuries de F18, on imagine mal alors comment les F30 pourraient avoir gain de cause là où des monotypes moins coûteux rencontrent des difficultés.
L’espoir réside bien entendu dans l’évolution de la voile comme sport-spectacle. L’intérêt va en s’accroissant d’année en année et il n’est donc pas exclu que cet engouement débouche sur quelque chose d’intéressant pour les catamarans de sport. Avec le moindrement de vision, on peut imaginer ce que serait le spectacle d’une compétition de F30 ou de F40 sur le fleuve le long de la promenade Samuel de Champlain avec quelques skippers de chez nous. Il faut cultiver son rêve…
En terminant, voici les l’horaire des prochains rendez-vous de catamaran de sport au Québec. Nous vous invitons également à visiter notre page Multimédia sous l’onglet vidéo où vous pourrez voir sur les deux dernières vidéos que nous avons sur notre page, les F30 de Che Bourgault et Dany Nadeau à l’oeuvre.
——————————————————————————–
19 et 20 juin Québec
championnat provincial
——————————————————————————–
17 et 18 juillet Québec
hors chapionnat
——————————————————————————–
21 et 22 août Oka
championnat provincial
——————————————————————————–
4 et 5 septembre Venise à Quebec/Baie Missisquoi
championnat provincial
Crédit photo: Daniel Guay et site internet du Défi Jeunes Marins.
Sur la photo, les membres de l’équipe au Yacht-Club de Québec.
De gauche à droite, première rangée : Guillaume Dallaire, Louis-Simon Falardeau, Amélie Larouche Francis Lapierre. Deuxième rangée Audré Plamondon, Sébastien Mouveault, Vicky Pedneault, Karen-Julieth Annaconna, Jean-Renée Rodrigue. Rangée du haut : Guillaume Boutin, Jean-Alex Martin, Marie Hélène Pelletier, Cinthia Brouillard, Charles-Olivier Amyot.
La formation de l’équipe représentant le Yacht-Club de Québec dans le cadre du Défi International Jeunes Marins a été récemment présentée aux médias. Il s’agit de 14 jeunes de la région de Québec. Parmi eux, on retrouve 8 garçons et 6 filles. La présence massive de femmes au sein de l’équipe est une fort bonne nouvelle quand on sait jusqu’à quel point on multiplie les efforts pour tenter d’attirer la gente féminine dans ce type de sport où pourtant, elles connaissent de retentissants succès. 
Le défi culminera cette année avec la présentation de l’Atlantic Challenge qui rassemblera à Midland en Ontario du 24 au 31 juillet prochain des dizaines de jeunes originaires de 13 pays différents. Ces jeunes vivront alors l’expérience d’une navigation dans la Baie Georgienne, réputée pour sa beauté, mais aussi pour ses nombreux écueils maritimes offrant de réels défis aux marins.
Les origines…
Chaque année, le Défi Jeunes Marins offre à des jeunes de la région la chance de se familiariser avec les rudiments de la navigation traditionnelle à bord des yoles de Bantry. Ces embarcations françaises tirent leurs origines de l’époque des guerres napoléoniennes alors qu’elles étaient utilisées pour transporter les dignitaires et le courrier. L’un des premiers exemplaires de cette embarcation fût confisqué et son équipage capturé. Le voilier fût quant à lui entreposé dans un chantier, propriété d’un dénommé Bantry, d’où le nom qui la désigne maintenant.
Les yoles sont des bateaux de 38 pieds de longueur, fonctionnant à la fois à rame et à la voile. 13 personnes prennent place dans la yole, soit 10 rameurs et 2 vigies qui sont dirigés par un barreur qui donne les ordres à l’équipe. 4 filles doivent également être à bord. La mixité est donc obligatoire.
Pour ce qui est des yoles…
Ayant sombré dans l’oubli pendant plusieurs décennies, on a vu réapparaître graduellement les yoles de Bantry depuis l’année 1986. Cette année-là avait été marquée par une première course tenue dans le cadre du centenaire de la statue de la Liberté à New York. Depuis lors, l’intérêt pour ces bateaux n’a eu de cesse de croître.
Discipline des plus structurantes, la participation à une équipe de yole a même amené certaines équipes de jeunes à construire eux-mêmes leur yole. Une tâche représentant un défi très complexe en raison du cahier de charges qui accompagne la construction d’une yole. Il s’agit d’une jauge monotype et les spécifications techniques sont nombreuses.
Vous pouvez suivre ces jeunes et les encourager en visitant le site internet du Défi Jeunes Marins à l’adresse suivante :
Pour en savoir plus sur la construction des yoles, il y a dans Bellechasse un chantier maritime réputé qui a d’ailleurs construit la première yole au Québec. Ce bateau navigue aujourd’hui dans la région sous le nom de Sault-Au-Matelot. Ils ont aussi fait le service-conseil pour la construction d’une autre yole, soit celle de Gaspé. Le chantier dont on parle est celui de la Rivière des Mères. Ghislain Pouliot en est le maître d’œuvre. Lui et son équipe possèdent une excellente expertise maintenant reconnue à l’échelle nord-américaine. Ils sont également connus pour leur implication dans le projet de Québec du Défi Jeunes Marins). De ce fait, ils maîtrisent bien la navigation sur ce type de bateau.
Vous pouvez les contacter en visitant leur site internet à l’adresse suivante :
www.chantier-riviere-des-meres.qc.ca

Crédit photo: © CYA
Le duo canadien formé de Richard Clarke et du Québécois Tyler Bjorn s’est illustré en remportant les Star Class Spring Series Western Hemisphere Championships 2010 qui se sont tenus la semaine dernière aux Bahamas. Il s’agit d’une victoire d’autant plus éclatante que cette classique très prestigieuse n’est disputée qu’une fois tous les cinq ans seulement, et que la dernière paire à l’avoir emportée était formée des Américains Brian Sharp et d’un certain Paul Cayard.
Les Canadiens ont été couronnés au terme d’une semaine de compétitions qui a offert des conditions particulièrement musclées. Vents forts au menu avec au surcroît une mer garnie de bons creux. La semaine a d’ailleurs été ponctuée de plusieurs démâtages, déchirures de voiles et avaries aux gréements, appendices et carènes. Mais il semble tout de même que ce genre de météo n’a pas l’heure d’impressionner le duo canadien pour la peine.
Pourtant, ceux-ci n’ont pas été en reste. Ils ont aussi connu leur part de difficultés, particulièrement lors de la dernière manche. Paradoxalement, alors que les conditions s’amélioraient sensiblement, les deux Canadiens ont connu leur pire résultat. Ils ont toutefois pu garder leur position en raison de l’écart considérable les séparant de leurs poursuivants immédiats.
Les deux hommes ont joué crescendo et ainsi devancé avec quasi facilité le duo américain formé d’Augie Diaz et du redoutable régatier bien connu Bruno Prada. Ils les ont battus par rien de moins que 11 points d’avance, ce qui n’est pas rien. C’est un autre duo américain formé de Mark Mendelblatt et John Von Schwarz qui s’est contenté de la troisième place.
La paire formée de Richard Clarke et Tyler Bjorn était la seule et unique affichant les couleurs unifoliées lors de cette compétition regroupant 29 équipages venant de 10 pays différents, principalement d’Europe et d’Amérique du nord. Nous reverrons les deux Canadiens en compétition en Italie au mois de juin lors des Championnats Mondiaux.
Les Star sont des quillards monotypes de calibre olympique mesurant environ 22 pieds et demi et dessinés à l’origine par l’architecte William Gardner. Ils sont conçus avec un bouchain vif et gréés en Sloop bermudien. Jusqu’en 1976, ils constituaient une classe olympique en double. Ils ont alors été remplacés momentanément par les Tempest. Depuis 1980, ils sont de nouveau une classe olympique officielle. Incidemment, cette victoire canadienne est de fort bon augure en prévision des jeux de Londres en 2012.
Voile en Ligne tient à féliciter Richard Clarke et Tyler Bjorn pour cette magnifique performance. Cette éclatante victoire n’est surtout pas le fruit du hasard. Nous avons eu l’insigne honneur de rencontrer ce gentleman qu’est Tyler Bjorn lors du dernier congrès de la Fédération Québécoise de Voile (FVQ) et ce dernier nous avait fait part des nombreux efforts consentis à l’entraînement. Pas de doute, ce succès est pleinement mérité.





