
Crédit photo: Jacques Vapillon © Istanbul-Europa Race Tous droits réervés copyright 2009
Depuis ce matin, le départ de la première édition de l’Istanbul-Europa Race a été donné. Les six concurrents engagés dans cette confrontation sont partis de la magnifique ville d’Istanbul en Turquie et tentent de rallier la ville de Nice qui marquera la fin de cette première étape de 1450 milles nautiques. Les six bateaux devront passer à travers deux autre épreuves, cette fois entre Nice et Barcelone (520 milles nautiques) puis de Barcelone jusqu’à Brest (1900 milles nautiques) avant de se voir adjuger le titre de premier gagnant de cette course en équipe au terme de près de 4000 milles nautiques d’eau salée.
Parlant des équipes, certaines ont choisit de faire la course en équipage réduit de deux personnes seulement alors que d’autres alignent jusqu’à six équipiers. On peut croire que cette première édition n’attire que peu de concurrents. Cela est exact mais comme le dit si bien l’adage, ce n’est pas la quantité qui compte mais bien plutôt la qualité, ce qui ne manque pas dans ce plateau des plus relevé. En effet, on retrouve de concurrents tels que Michel Desjoyeaux, Roland Jourdain, Jean-Pierre Dick et Kito de Pavant. Ce dernier qui à l’instar de son concurrent Marc Thiercelin, avait démâté dans les toutes premières heures du Vendée-Globe.  Â
Cette course n’en est pas une comme les autres. Le départ a été donné sur le Bosphore, un détroit séparant la mer de Marmara et la mer noire. Depuis des millénaires, il s’agit d’une véritable autoroute de cargos et d’embarcation en tous genres. Des milliers de bateaux transitent dans ces eaux pour rejoindre plusieurs ports au cÅ“ur de cette région située aux confins des continents européen, asiatique et africain. Le trafic maritime y est tellement dense que l’électronique doit absolument recevoir l’assistance de l’œil humain.Â
Une fois la mer de Marmara franchit, les équipes doivent emprunter le détroit des Dardanelles. Les équipiers devront alors effectuer une surveillance de tous les instants. Ils devront franchir le détroit en évitant le trafic maritime et en s’astreignant au respect des règles de navigation. Rien ne sera simple donc, dans cette portion de course qui est assurément la plus délicate de toutes. Elle débouchera ensuite sur les grandes stratégies qui marqueront l’entrée et le parcours à travers le chapelet d’îles qui garnissent la mer Égée. Les coureurs devront alors surveiller les courants, les marées et les vents catabatiques qui sont fréquents en raison de l’omniprésence des îles au passé volcanique et dont l’altitude influence de manière déterminante la direction et la force des vents.
C’est donc 4000 milles nautiques d’un suspense haletant que nous offre cette course en compagnie de certaines des meilleurs têtes d’affiche du monde de la course au large. Aux derniers temps de passage, Kito de Pavant occupait la position de tête suivit par Michel Desjoyeaux et Roland Jourdain. Les open 60 roulaient aux environs de 12 à 13 nœuds de vitesse et avaient presque traversé la mer de Marmara. Ils devraient s’engager dans le détroit des Dardanelles au courant de la nuit qui vient. Vous pouvez suivre cette excitante course en visitant le site internet de l’Istanbul-Europa Race. On y retrouve la fiche des concurrents ainsi que celle des équipiers en plus de magnifiques photos de relevés de position et d’une cartographie permettant un suivit de la course. Voici l’adresse :











