Aujourd’hui, Georges a donné de ses nouvelles et pas les moindres. Pour les proches du marin de Lévis à qui nous avions eu l’occasion de parler au courant des dernières semaines, il était clair qu’à seulement 56 ans, rien ne pouvait garder Georges Leblanc à quai et le forcer à la retraite, et ce, en dépit de ses nombreuses déveines. Le marin est résolument entêté à coûte que coûte, conjurer le mauvais sort. Et depuis le temps des fêtes, il a pris les moyens pour y arriver.
Georges Leblanc a donc « magasiné » un bateau pour retourner en mer dès l’été 2009. Après quelques possibilité en Amérique du nord, la conjoncture ainsi que les échanges n’ont pas permit de conclure. Il s’est donc tourné vers l’Europe, plus précisément vers la Suède où il a déniché tout un spécimen.
La coque d’une longueur de 64 pieds est en kevlar, ce qui devrait offrir plus de résistance aux nombreux OFNI (objet flottant non identifié) que l’on retrouve dans le golfe et l’estuaire du fleuve St-Laurent. Son mât d’aluminium fait 96 pieds de longueur. Sa voilure fait plus de 300 mètres carrés au portant. Le coursier qui deviendra l’un des plus rapides au Canada, est présentement toujours en Suède. Il est entreposé à l’intérieur depuis plusieurs années et se trouve dans un état tout à fait impeccable. Il est muni de giant-winchs et d’un moulin à café. L’intérieur est entièrement configuré pour la course et équipé de bannettes antiroulis.
Au cours d’une entrevue accordé cet après-midi à Voile en ligne, Georges Leblanc n’a pas caché sa satisfaction et sa hâte de reprendre la mer. Les derniers mois furent pour lui très difficiles et frustrants. Certains médias allant même jusqu’à questionner ses compétences. Pourtant, les dernières semaines ont prouvé de manière éloquente qu’il n’y a pas qu’avec Georges Leblanc que la mer est sans pitié et qu’incidemment, ses capacités de navigateur n’ont rien à voir avec ses ennuis passés.
Maintenant que tout cela est derrière lui, un autre chapitre du carnet de bord de ce marin hors norme vient de se conclure pour laisser dorénavant une page blanche sur laquelle Georges Leblanc espère écrire de nouvelles aventures qu’il souhaite encore une fois partager généreusement avec les Québécois. Il est convaincue que cette fois-ci, l’histoire lui rendra justice et aura une fin heureuse. Après tout, la malchance c’est comme le vent. Ça finit toujours par changer de direction.
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