À moins de 600 milles nautiques de l’arrivée, la vapeur commence drôlement à sortir par les oreilles des équipages de la flotte de la Volvo Ocean Race. Les trois premiers bateaux sont littéralement scotchés par un anticyclone leur barrant la route depuis le début de la fin de semaine dernière.
Il y a maintenant plus de 37 jours que les bateaux sont en route pour Rio de Janeiro. Or, ces derniers étaient initialement attendus pour le 20 mars… Mais comme dame nature n’en a rien à cirer, les VO 70 d’habitude si véloces se traînent comme des limaces à des vitesses tournant autour de 8 à 9 nœuds. On parle maintenant du 25 mars peut-être même du 26 comme date d’arrivée car la météo ne semble en aucune façon vouloir collaborer. Le manque de vent risque donc de causer une approche de Rio qui soit des plus laborieuses en plus d’être extrêmement taxante physiquement.
L’ennui, c’est que ce retard commence à peser lourd sur les épaules des coureurs qui sont forcés de se rationner en eau et en vivre. Et comme la chaleur est assez accablante dans cette partie du monde, on imagine assez bien que le fait de devoir prendre garde à sa consommation d’eau combiné à une fin de course interminable peut aisément taper sur les nerfs des coureurs.
Puis, comme si cela ne suffisait pas, voilà que le classement s’en mêle. En effet, seulement 63 petits milles nautiques séparent le premier du deuxième. Pour l’instant, le groupe Ericsson 3 dirigé par Torben Grael mène le bal suivit par l’autre frère suédois Ericsson 4. Puma suit ensuite 150 milles derrière le leader.
Et comme dans de telles conditions de molle, la moindre erreur peut coûter la victoire, les concurrents sont donc soumis à un finish sous haute tension. Les équipiers jouqués comme des dindons en tête de mât cherchant la moindre risée susceptible de propulser un peu plus avant le bateau. De quoi siffoner encore plus les énergies de moins en moins renouvelables des coureurs. Ces derniers risquent donc d’en baver encore quelques heures avant de voir le célèbre Christ de Rio appaiser leurs souffrances.
Tags: Ericsson 3, Ericsson 4, Puma, Torben Grael, VO 70, Volvo Ocean RaceArticles relatifs
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