Crédit photo: © Pascal Desroches/ Prince de Bretagne
Le trimaran Prince de Bretagne du skipper Hervé Cléris a subit une avarie majeure hier matin au cours d’un entraînement en mer d’Iroise. Personne n’a été blessé mais le trimaran a été pris en charge et remorqué par une vedette de la Société Nationale de Sauvetage Maritime française (SNSM).
Le service de presse d’Hervé Cléris rapportait hier soir que ce dernier naviguait avec son équipe sur le bateau pourtant flambant neuf lorsque le flotteur tribord s’est désolidarisé de la plate-forme. Preuve du professionnalisme de l’équipe si nécessaire, le skipper et ses hommes ont réussi à ramener le bateau avec son flotteur au port de Camaret en dépit d’une mer formée.
Pour la petite histoire, rappelons qu’Hervé Cléris est l’un des plus illustres amis des Québécois gravitant dans le milieu européen de la course océanique. Présent lors de la Transat Québec Saint-Malo 2008 Hervé Cléris, le trimaran Prince de Bretagne et son équipage composée des Québécois Charles Mony et Gaël Simon avaient terminé troisième de leur classe. Hervé Cléris avait depuis lors, fait construire ce tout nouveau trimaran
En milieu de matinée aujourd’hui Hervé Cléris a répondu aux questions des nombreux journalistes venus pour s’enquérir sur ce qui a bien pu causer pareille fortune de mer aussi inattendue qu’inexpliquée… En attendant d’en savoir plus sur les causes , voici les explications du skipper.
L’avarie ?
On était en navigation. Il y avait de la mer, de la houle avec un vent autour des 15-18 nœuds mais c’était des conditions tout à fait maniables. On a entendu un gros crac qui s’est prolongé pendant environ 10 secondes et l’on a vu le flotteur tribord. qui se désolidarisait des bras. J’ai eu tout de suite le réflexe de lofer et de choquer les voiles sinon, on chavirait n’ayant plus d’appui sous le vent. On a réussi à rester bout au vent en démarrant le moteur pour assurer le mat. Dès que tout était assuré on a lancé un « mayday » qui a été relayé par le Cross. On a été récupéré très près de la côte par la SNSM de Camaret. J’en profite pour remercier toutes les personnes qui sont intervenues pour nous sortir de ce mauvais pas.
Le remorquage ?
Très délicat car il y avait le flotteur qui était simplement retenu par le filet. Il venait cogner dans la coque centrale. Il y avait quand même environ 4 mètres de creux… C’était chaud ! On ne pouvait remorquer qu’à 2 ou 3 nœuds. On a réussi à gérer et surtout on a tout ramené au port de Camaret.
Les causes ?
C’est évidemment trop tôt pour le dire. On a réuni l’équipe. On va travailler pour connaître les causes. Le bateau est neuf c’est certain mais l’on avait fait notre qualif (pour la Jacques Vabre) dans des conditions musclées dans le Golfe de Gascogne pour justement tester le bateau. Il n’y a eu aucun signe avant-coureur.
La Transat Jacques Vabre ?
Forcément, notre participation n’est pour l’instant plus d’actualité avec ce bateau car il ne s’agit pas juste de recoller les morceaux. Il faut comprendre ce qui s’est passé. Un gros chantier nous attend.
Le moral ?
Ça fait un an qu’on travaille tous d’arrache-pied pour ce projet. On touchait à une première récompense de ces efforts. C’est très décevant car nous voilà de nouveau en chantier. Mais on va se serrer les coudes. Et puis l’on va faire ce qu’il faut pour revenir.
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