Publié le 16/02/09 par Daniel Lévesque
Brian Thompson termine ce Vendée-Globe courroucé par une monture qui lui en a fait bavé. Le plan Kouyoumdjan n’était visiblement pas prêt et l’anglais n’a jamais pu se justifier. Le pari de la puissance a aussi laissé nombre de questions en suspens. Bref, c’est peut-être ce qui explique que Brian ne semblait pas tellement enclin à faire dans les relations publiques, étant trop occupé à tenter d’aligner les sparadraps sur sa grand-voile et à réparer les multiples bobos de son coursier.
Bien que le résultat de sa course soit quelque peu mitigé, on ne peut que saluer le courage de cet homme et son opiniâtreté en dépit de situations qui ont de toute évidence, dû amener quelques vagues scélérates de frustrations. Brian Thompson a aussi fait ses classes dans ce Vendée-Globe où l’inexpérience est un facteur qui peut être dominant. De toute façon, il faut se rappeler au premier chef que quiconque prend le départ de cette course est un gagnant qu’il en revienne ou pas. Mais quand on en revient, c’est d’autant plus méritoire. Faire le tour du monde à la voile en solitaire sans escale ni assistance n’est rien de moins qu’un exploit.
Pour le reste, il faudra laisser la poussière retomber pour mieux jauger des retombées. Mais dans l’ensemble, c’est plus que positif. Car avant toute chose, il faut considérer que tous les coureurs reviennent de l’enfer. L’instinct de survie a donc donné à Brian Thompson la place qu’il mérite amplement sur le classement de cette course et qui confirme avec éloquence qu’il a sa place dans le plateau de ces coureurs océaniques qui sont l’élite de ce sport. Comme quoi patience et longueur de temps valent mieux que force ni que rage.
Voile en ligne tient à Féliciter Brian Thompson pour son exploit.
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