Voile En Ligne 2013-05-22 @ 19:54:26 -04:00 UTC
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Solidaire du Chocolat: La fessée!

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Crédit photo: B. Duquenne. ©

Dans le toponyme “golfe de Gascogne”, on retrouve le mot cogne. On ignore si l’étymologie du mot faisait référence aux  millions de baffes-météo que les navigateurs de tout temps ont dû encaisser pour traverser ce lieu, Mais chose certaine, ceux qui ont choisit ce nom auraient pu difficilement trouver mieux.

On dirait qu’à chaque course, le célèbre Golfe prélève sa taxe de bienvenue. La facture est cette fois-ci encore des plus salée. Benoît Parnaudeau a du faire demi-tour et retourner avec son p’tit bonheur, direction le quai le plus proche au pc. L’avant de son bateau se délamine.  Rien de dangereux là-dedans, semble-t-il. Les deux marins n’ont pas demandé assistance. Néanmoins, ils font route vers Brest.

Quatre autres équipes ont connu des fortunes de mer qui les ont aussi contraintes à rebrousser chemin.  Il s’agit  des Class 40 Les Conquérants de Normandie  de Marc Lepesqueux et  Jean-Charles Monnet en raison d’une fissure à la coque, de ORCA de Richard Tolkien et Neal Brewer pour les mêmes raisons mais au niveau du mât, d’Appart city d’Yvan Noblet et Damien Guillou pour une grand-voile déchirée ainsi que des Américains Davis MacKenzie et Brian Harris en raison de problèmes d’électronique. Tous ont fait demi-tour sans demander assistance.

Ajoutons à cela l’escale technique  d’Yves Ecarlat et Lionel Regnier à bord de Valé Inco Nouvelle Calédonie, cagnard 9. Les deux hommes doivent aussi passer chez le couturier pour une grand-voile déchirée. Ils s’arrêtent à la Corogne. On rapporte également que les Gravol font partie du menu de bon nombre de coureurs. Pas étonnant quand on pense que la flotte s’est fait brasser le pommier pas à peu près la nuit dernière. Et ce n’est pas fini…

Et tous aux abris ! Car il semble que l’accalmie sera de courte durée. Les cirées n’auront vraisemblablement pas le temps de sécher avant le prochain coup de vent qui devrait s’abattre sur la flotte d’ici une douzaine d’heure. Voilà pourquoi tous les duos ont mis le cap vers le sud pour s’écarter au plus sacrant du chemin de cette nouvelle dépression. À peu près tout le monde a décidé de mettre sur la glace ses ambitions d’option pour adopter une stratégie plus conservatrice.

Sportivement, la flotte est présentement en train de contourner le Cap Finistère. Les classements ne veulent pas dire grand-chose. D’autant que la plus grosse partie du peloton (17 sur 23 bateaux) se trouve dans un rayon de cent milles nautiques. Le duo composé du suisse Bernard Stamm et du Français Bruno Jourdren sur Cheminées Poujoulat assument toujours le rôle de leader. Ils commencent toutefois à sentir le souffle des poursuivants Thierry Bouchard et Oliver Krauss sur Mistral Loisir Pôle Santé ainsi que les jeunes loups de Novedia de Tanguy De Lamothe et Adrien Hardy. Les deux sont à moins de 11 milles derrières. 

Belle bagarre aussi entre la 7ième et la 15ième position où 8 bateaux sont dans un rayon de 20 milles. Il n’y a que la Class 40 pour nous offrir de tels duels. On retrouve dans ce groupe Les Telecom Italia de Giovanni Soldini. Si on a peu entendu parler des italiens depuis le début de la course, cela s’explique surtout par l’option sud prise dès le départ. Ils se sont dès lors, écartés sensiblement à la fois de la route directe et de la tête du classement. On devrait savoir bientôt si Monsieur Soldini a misé sur le bon canasson.
    

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