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Armel LeCléac’h
Entre deux classements…

Arnaud Boissière fait une course splendide avec son
En rétrospective, le roi Jean aurait peut-être dû rester là où il se trouvait. Il aurait certes souffert d’un Pot-au-noir un peu plus long, mais il y serait entré le premier avec une vingtaine de milles de coussin. Il se trouve maintenant dans un Alyzée qui souffle avec les deux mains dans les poches en reluquant les belles filles qui font tourner les têtes… Le pot avant le pot quoi !
Mais ce dont je veux parler ce matin, c’est plutôt des autres concurrents. Ceux dont on ne parle pas depuis le début de cette course mais qui mène une guerre de tous les instants. Ceux qui sont tenaces et opiniâtres. Ceux pour qui ça paye, ceux pour qui ça pourrait payer et les autres qui bataillent courageusement à armes inégales. Ceux dont on souffle d’aise qu’ils n’aient pas un bateau plus rapide.
Mine de rien, Armel LeCleac’h fait sa course sur son Brit Air. Il y a encore quelques mois à peine, on disait de ce dernier que sa carrière était sous la guillotine lorsqu’il avait laissé tombé l’équipe d’Alain Gauthier et son multicoque Foncia. Il occupe ce matin le 4ième rang à moins de 48 milles du meneur.
Yan Élies est un autre de ces marins dont la constance est remarquable. Sa belle régularité lui a rapporté jusqu’ici, le titre de champion du classement IMOCA. Son Generali est extrêmement fiable et bien réglé. On se doute bien qu’il ne s’est pas rendu là où il est sans qu’il n’ait d’autres projets en tête dont justement celui de prendre la tête éventuellement dans cette course. Il pourrait bien surprendre dans les prochains jours. Il occupe présentement le 7ième rang à 83 milles de Loïck Peyron. Il est à surveiller étroitement.
À 32 ans, le jeune figariste Jéremie Beyou est une autre tête dure. Pour toute sorte de raisons, le jeune homme a été incapable de se justifier depuis la mise à l’eau de son Delta Dore. Mais malgré les nombreux coups du sort, il persiste et fait jusqu’à maintenant une très belle course. Il n’est qu’à 122 milles du leader.
Samantha Davies n’a pas dit son dernier mot dans cette histoire. La jeune et talentueuse anglaise ne concède plus aucun mille au leader depuis plusieurs jours. C’est comme si elle avait enfin trouvé ses marques sur l’ancien PRB. Elle est à seulement 232 milles de la tête.
Arnaud Boissière est probablement la surprise de cette course jusqu’ici. Son Akena Veranda construit en 1998 est l’un des plus vieux bateaux de toute la flotte. Néanmoins, il n’est qu’à 289 milles du meneur et 3 petit milles nautiques le sépare la machine la plus puissante du plateau, le Pindar de Brian Thompson. Imaginez ce que ce gars là ferait s’il avait un bateau comme celui de Peyron…
Un autre qui fait une belle course est l’anglais Steve White. Voulant réaliser un rêve, le jeune homme a pris le départ sans une cenne, et s’est trouvé des commanditaires à minuit moins cinq. Avec son gros orteil aussi construit en 1998, il est au 17ième rang et fait la vie dure à rien de moins que Johnny Malbon..!!
Demain : Les déceptions








