
Gianfranco Tortolani a dû abandonner son bateau lorsque celui-ci a subit une sérieuse avarie suite à un chavirage. Crédit photo Stuart Holmes – Starboard Photography
La course de l’OSTAR a été le théâtre d’un sauvetage hier après-midi au large de la Nouvelle-Écosse. L’italien Gianfranco Tortolanni s’est retrouvé dans le trouble après le chavirage de son Open 30. Son mât était endommagé et le bateau commençait à prendre l’eau dangereusement au point où l’une de ses balises de détresse s’est activée. Un porte-conteneur s’est dérouté afin d’aller aider le concurrent italien qui a finalement dû évacuer son bateau en perdition et fût incidemment récupéré saint et sauf. L’opération de récupération s’est déroulée comme prévue et fort heureusement, le marin ne s’était pas blessé durant sa mésaventure.
L’OSTAR tire présentement à sa fin. C’est le skipper néerlandais Jan Kess Lampe qui est arrivé premier avec un temps réel de 17 jours 17 heures et 40 minutes. Il brise le record de presque deux jours pour un 40 pieds. L’ancienne marque datant de 1992 était de 19 jours 11 heures et 19 minutes. C’est toutefois le britannique Will Sayer qui domine le tableau sur le temps compensé. La français Anne Caseneuve, bien connue chez nous, participait encore cette année avec son multicoque 50 baptisé Croisière-Anne-Caseneuve, mais elle a dû abandonner la course après quelques jours de navigation en raison d’un safran cassé. Elle est rentrée en Europe par ses propres moyens. Notons en terminant, que contrairement à la dernière édition, aucun canadien ne figurait cette année sur la ligne de départ.
Tous le monde comprend le désarroi d’un gars comme Roland Jourdain. Surtout quand on pense que c’est pour lui un troisième tour du monde et que là-dessus, c’est son deuxième à finir en queue de poisson. Ce gars là a mis tout ce qu’il avait pour finir cette course et la gagner. Il aurait certes mérité un bien meilleur sort.
Mais nous savons que l’homme a du cœur au ventre. Et parfois, ce ne sont pas toujours les victoires qui font les gagnants. Bilou est un père de famille et personne n’aurait trouvé amusant de le voir risquer sa peau entre les Açores et les Sables d’Olones. Bref, le public n’en demande pas tant.

crédit photo: Gabriele Olivo/Telefonica Blue/Volvo Ocean Race
Puma a vu sa bôme être cassée, Telefonica Black a abandonné la course en raison de très inquiétantes fissures apparu sur sa coque. Green Dragon a aussi des problèmes structurels. Quant à Delta Loyds, son rail est endommagé, sa grand-voile est déchirée et il a demandé assistance car l’une de ses deux barres-roue est bloquée.
Point positif de l’affaire, bien qu’ils en aient bavé comme jamais, on ne dénombre aucun marin blessé dans cette hécatombe.
Côté course, Telefonica Blue en a profité pour prendre la poudre d’escampette et creuser un écart de 65 milles nautiques sur ses deux poursuivants, en l’occurrence les soeurs Ericson 3 et 4. Il faut dire que des tempêtes, Bouwe Bekking en a vu d’autres. Avec Torben Grael, il est de loin le plus expérimenté de la flotte en ce domaine. Premier à s’engager dans le détroit de Luzon en dépit du mauvais temps, Telefonica blue prend maintenant une sérieuse option sur la victoire d’étape.