Voile En Ligne 2013-05-19 @ 23:23:53 -04:00 UTC
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OSTAR: Le navigateur Gianfranco Tortolani secouru en mer au large de la Nouvelle-Écosse!

gianfrancotortelanni

Gianfranco Tortolani a dû abandonner son bateau lorsque celui-ci a subit une sérieuse suite à un . Crédit photo Stuart Holmes – Starboard Photography

La course de l’ a été le théâtre d’un sauvetage hier après-midi au large de la Nouvelle-Écosse. L’italien Gianfranco Tortolanni s’est retrouvé dans le trouble après le chavirage de son Open 30.  Son mât était endommagé et le bateau commençait à prendre l’eau dangereusement au point où l’une de ses balises de détresse s’est activée. Un porte-conteneur s’est dérouté afin d’aller aider le concurrent italien qui a finalement dû évacuer son bateau en perdition et fût incidemment récupéré saint et sauf. L’opération de récupération s’est déroulée comme prévue et fort heureusement, le marin ne s’était pas blessé durant sa mésaventure.

L’OSTAR tire présentement à sa fin. C’est le skipper néerlandais Jan Kess Lampe qui est arrivé premier avec un temps réel de 17 jours 17 heures et 40 minutes.  Il brise le record de presque deux jours pour un 40 pieds. L’ancienne marque datant de 1992 était de 19 jours 11 heures et 19 minutes. C’est toutefois le britannique Will Sayer qui domine le tableau sur le temps compensé. La français Anne Caseneuve, bien connue chez nous, participait encore cette année avec son multicoque 50 baptisé Croisière-Anne-Caseneuve, mais elle a dû abandonner la course après quelques jours de navigation en raison d’un safran cassé. Elle est rentrée en Europe par ses propres moyens.  Notons en terminant, que contrairement à la dernière édition, aucun canadien ne figurait cette année sur la ligne de départ.

Abandon de Roland Jourdain!

Que voilà une bonne décision!

Depuis que a annoncé qu’il avait perdu son bulbe de , tous le monde retenait son souffle. Non pas parce que nous espérions que Bilou puisse finir la course mais bien plutôt parce que tous ceux qui suivent les péripéties de ces marins savent que naviguer sans bulbe de est une aventure plus que périeuse. À n’importe quel moment, le bateau peut chavirer et mettre en péril la sécurité du marin. Et plus nous regardions les fichiers météo, plus nous savions que ceux-ci jouaient contre Bilou, et plus nos mâchoires se serraient et nos orteils se recroquevillaient dans nos godasses.

Tous le monde comprend le désarroi d’un gars comme Roland Jourdain. Surtout quand on pense que c’est pour lui un troisième tour du monde et que là-dessus, c’est son deuxième à finir en queue de poisson. Ce gars là a mis tout ce qu’il avait pour finir cette course et la gagner. Il aurait certes mérité un bien meilleur sort.

Mais nous savons que l’homme a du cœur au ventre. Et parfois, ce ne sont pas toujours les victoires qui font les gagnants. Bilou est un père de famille et personne n’aurait trouvé amusant de le voir risquer sa peau entre les Açores et les Sables d’Olones. Bref, le public n’en demande pas tant.

Pour toutes ces raisons, la décision qu’il a prise est la meilleure. Ce choix intelligent l’honore au plus haut point. C’est donc avec le ballast de sympathie rempli à pleine capacité que Bilou rentrera chez lui. Ses fans, son sponsor ainsi que sa famille ont de quoi être fiers. À défaut du tour complet du monde, Bilou a une fois de plus fait le tour du cœur de ses supporters qui lui sont gré, nous en sommes certains, de ne pas avoir viré ce dernier à l’envers.

Violent coup de chien sur la Volvo.


crédit photo: Gabriele Olivo/Telefonica Blue/

La flotte de la Volvo Ocean Race en a vu de toutes les couleurs. Les dernières 36 heures de cette 4ième étape entre Singapour et se sont déroulées dans un indescriptible chaos. Un magistral s’est abattu sur la flotte des V0 70 causant des dégâts considérables et rarement vu. La mer a frappé avec une telle furie que plusieurs bateaux on dû aller se mettre à l’abri sous le vent de l’île de Luzon au nord des philipines pour éviter d’être carrément démoli. Les vents de 50 nœuds et la mer formée de creux de 14 mètres n’ont toutefois pas laissé les Volvo aller se cacher sans leur faire payer un lourd tribut.

Puma a vu sa bôme être cassée, Telefonica Black a abandonné la course en raison de très inquiétantes fissures apparu sur sa coque. Green Dragon a aussi des problèmes structurels. Quant à Delta Loyds, son rail est endommagé, sa grand-voile est déchirée et il a demandé assistance car l’une de ses deux barres-roue est bloquée.

Point positif de l’affaire, bien qu’ils en aient bavé comme jamais, on ne dénombre aucun marin blessé dans cette hécatombe.

Côté course, Telefonica Blue en a profité pour prendre la poudre d’escampette et creuser un écart de 65 milles nautiques sur ses deux poursuivants, en l’occurrence les soeurs Ericson 3 et 4. Il faut dire que des tempêtes, Bouwe Bekking en a vu d’autres. Avec Torben Grael, il est de loin le plus expérimenté de la flotte en ce domaine. Premier à s’engager dans le détroit de Luzon en dépit du mauvais temps, Telefonica blue prend maintenant une sérieuse option sur la victoire d’étape.

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