
Écoutez l’entrevue audio faite avec l’urgentologue de l’hôpital Honnoré Mercier de Saint-Hyacinthe quelques minutes seulement après son arrivée aux Bermudes. l’entrevue est disponible dans notre section Multumédia sous l’onglet audio. Vous cliquez sur les mots « entrevue avec Robert Patenaude » qui sont en bleu et en hyperlien.

[Écouter l'entrevue audio réalisée avec M. Robert Patenaude]
Au terme d’une course exceptionnelle, le docteur Robert Patenaude a terminé au premier rang de la première étape de la Bermuda one two. Cette étape de 635 milles nautiques est courue en solitaire. Rien ne fût facile pour le docteur Patenaude qui à l’instar des autres concurrents, a été au prise avec un océan cahoteux dès le début de la course, lui occasionnant un mal de mer de chien. Le vent est ensuite tombé mais la mer a continué sur sa lancée étant de plus en plus croisée avec des creux de 4 à 6 mètres.
Dans ce tumulte, Robert Patenaude voit son spi glisser entre les filières lorsque le vent revient. Il perd une bonne heure de navigation pour récupérer l’immense tissu imbibé de tonnes d’eau salée.
Puis il repart. Son principal adversaire Dirigo est devant mais il est décalé de près de cinq milles plus au nord. Robert Patenaude retrouve la pression en premier et creuse un écart minime mais suffisant pour remporter la course. Il termine seulement 7 minutes devant son concurrent de la classe après avoir heurté un cétacé dans les derniers milles de course.
Nous tenterons de rejoindre Robert Patenaude dans les heures qui viennent. On sait cependant qu’aux dernières nouvelles, il s’affairait à la préparation d’une plongée exploratoire pour évaluer les dommages causés à son coursier. Le responsable de la course aux Bermudes monsieur Roy Guay a confirmé à Voile en Ligne que le safran du voilier de type  C&C 41, avait été touché. Â
Rappelons que 39 bateaux ont pris le départ de cette course célèbre qui est des plus compétitives. Robert patenaude termine au 4ième rang de toute la flotte tout juste un soixantaine de milles derrière les Class 40 qui sont beaucoup plus puissants et avancés technologiquement.Â
Le médecin de 51 ans courait sous les couleurs de l’Institut de Recherche en Immuno-Cancérologie affiliée à l’Université de Montréal. C’est au sein de cet institut que travail le médecin traitant du docteur Patenaude, le docteur Claude Perreault. Ce dernier a sauvé et guéri le docteur Patenaude.
Alors qu’il était étudiant en première année de médecine, Robert Patenaude apprend qu’il est atteint d’une leucémie très sévère qui le condamne à un pronostic de survie de quelques mois seulement.  Il accepte alors le traitement expérimental du docteur Perreault et devient ainsi la premier greffé de moëlle osseuse au Canada. C’est donc pour amasser des fonds  et aider la recherche que le docteur Patenaude s’élance depuis 5 ans dans le Bermuda one two. Un juste retour pour ces chercheurs de l’ombre et le personnel soignant qui redonne à tous les jours espoir à des centaines de personnes atteintes de cancer.
Voile en Ligne tient à féliciter le docteur Robert Patenaude pour son remarquable exploit. Vous pouvez faire un don à l’IRIC en visitant l’adresse suivante:
www.iric.ca/Actualites/Perseverance2009.html

L’étonnante course de Robert Patenaude dans la Bermuda one two se poursuit au rythme de 7,4 nÅ“uds à l’heure et le C&C 41 québécois a pris une avance d’un peu plus de 4 milles nautiques sur son concurrent de la classe, le Dirigo. Ce dernier décalé d’environ cinq milles plus au nord pourrait devoir tirer un bord de plus pour espérer venir à bout de la dure couenne du docteur Patenaude si l’on en croit les fichiers météo. Persévérance occupe présentment le cinquième rang seulement 4,2 milles derrière le 6.50 Acadia du skipper Clay Burkhalter.Â
C’est donc une course splendide que l’urgentologue québécois mène sur son bateau de séries. Il peut même encore espérer remporter la victoire en temps compensé, ce qui serait une première pour un Québécois. Il n’a que 62 milles de retard sur le leader Cutlass, un Class 40 skippé par Alex Merhen qui devrait couper le fil d’arrivée dans les minutes qui viennent.
Quoi qu’il advienne d’ici la fin, il s’agit tout de même d’une performance éblouissante. De toute évidence, Robert Patenaude est un gagnant. Cette course fût des plus difficiles. Les conditions météo ainsi que celles de la mer sont difficiles depuis le départ. Des vents forts, des grains, une mer formée et casse-bateau puis vint ensuite une interminable zone sans vent. De quoi ennuyer les skipper pour de vrai. Robert patenaude rapporte d’ailleurs avoir laissé quelques plumes au début de la course quand son spi est tombé à l’eau.
Le bon docteur a matossé son coursier et met toute la gomme pour terminer premier. Il devrait couper la ligne d’arrivée et toucher terre vers le milieu ou la fin de la nuit prochaine. Une autre longuesoirée en perspective donc pour celui qui court sous les couleurs de l’Institut de Recherche ne Immuno-Cancérologie de l’Université de Montréal (IRIC). Robert Patenaude risque de devoir régatter au contact à qulques milles de l’arrivée. Ce genre de duel est toujours épuisant et demande paradoxalement beaucoup de dextérité et de force physique. Car les coureurs doivent souvent multiplier les manoeuvres pour tenter de prendre l’initiative ou encore contrôler leurs adversaires.Â
Vous pouvez faire un don à l’IRIC en cliquant sur le lien suivant :











