Beaucoup de mouvements dans la classe IMOCA cette semaine. Le skipper Brian Thompson a d’abord été honoré de l’ordre mérite par le roi du Barhein Hamad bin Isa Al Khalifa, suite à sa cinquième place dans le Vendée-Globe.

D’autre part, l’assemblée générale de l’IMOCA s’est tenue hier à Barcelone en Espagne sur l’invitation de la FNOB.
On sait que la Fondation pour la Navigation Océanique de Barcelone est très impliquée dans la Barcelona World Race et a récemment fait l’acquisition de deux bateaux, soit ceux de Loïck Peyron et de Jean-Pierre Dick. La FNOB annonce ainsi son intention de devenir un partenaire majeur de L’IMOCA.
À cette occasion, l’IMOCA s’est appliquée à rencontrer deux objectifs, soit ceux de fiabilité et de sécurité. Ainsi donc, l’assemblée s’est appliquée à limiter les écarts de vitesse entre les nouveaux bateaux et ceux des générations antérieures. Trois mesures ont été votées:
1) le nombre de voiles limitée à 10 (peu importe le nombre d’équipiers à bord)
2) le nombre d’appendices limité à 5 (1 quille, 2 safrans et 2 dérives)
3) la définition d’une hauteur de mât maximum.
Cette dernière résolution aura également un impact sur la sécurité dans la mesure où elle permet de limiter la puissance des mâts. Cette mesure est une conséquence directe de la série de casses observées lors du Vendée Globe. Ces mesures seront définies afin de faciliter l’utilisation de la bôme lors de la mise en place d’un gréement de fortune. Elles permettront également plus de manœuvrabilité en cas de perte de mât.
Les problèmes se quille rencontrés ont également engendré la mise en place d’une mesure qui instaure de nouveaux tests obligatoires de contrôle de torsion, de flexion et de vibration des quilles afin de prévenir un grand nombre d’abandons.
Concernant la sécurité des skippers, Wavre a rappelé l’expérience de Yann Eliès au cours de laquelle il s’est cassé le fémur et s’est retrouvé dans l’impossibilité d’atteindre sa trousse de secours et autres équipements d’urgence. « Nous allons tenter de faciliter la tâche des navigateurs blessés en améliorant l’accès aux équipements de secours et nous adapterons la règle en conséquence ».
Des mesures techniques seront également étudiées afin de maintenir le tableau arrière hors de l’eau en cas de chavirage, permettant au skipper de s’extraire du bateau par la trappe de secours comme l’a fait Jean Le Cam lors du Vendée-Globe.
Les membres de l’assemblée ont également approuvé le besoin de développer de nouvelles technologies, notamment les systèmes d’énergies renouvelables. L’une des prochaines règles autorisera le développement de moteurs électriques qui fonctionneront à l’aide d’éoliennes, de panneaux solaires ou d’hydro générateurs dont les bateaux IMOCA sont déjà équipés.
Le programme de courses a également été défini. La décision la plus attendue était la confirmation de l’European Pro Tour dont le départ sera donné à Istanbul, avec des étapes à Nice, Barcelone, un port Britannique (à confirmer) et une arrivée à Brest. Les autres épreuves au calendrier sont La Transat Jacques Vabre, La Route du Rhum, La Barcelona World Race et le Vendée Globe.
Le nouveau Conseil d’administration de l’IMOCA a été élu comme suit: Président, Dominique Wavre; Vice-président, Pascal Chadail et Jacques Guilbaud; Secrétaire Général, Bernard Stamm; Président du Technical Committee, Pascal Chadail; Président de l’Event Committee, Jean Le Cam. Yann Eliès et Alex Thomson complètent le Conseil d’Administration. Luc Talbourdet reste Trésorier.
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Le voilier Hugo Boss a été remis à l’eau après un chantier de plusieurs mois. Le monocoque noir parcourra la Méditerranée cet été et sera présent lors du Grand-Prix de Monaco de Formule 1. On sait qu’Hugo Boss est aussi partenaire de l’écurie MacLaren. De ce côté, Voile en Ligne a appris de bonne source qu’en dépit des difficultés rencontrées jusqu’à maintenant par cette écurie de course océanique l’entreprise Hugo Boss entend rester partenaire du monde de la voile de compétition de haut niveau et ce, avec ses ressources actuelles.
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En terminant, l’entreprise espagnole de communication Telefonica pourrait s’engager en classe IMOCA. C’est ce qu’a laissé entendre le manager de la FNOB Jose Benavides. Selon le magazine Course Au Large qui a publié une dépêche sur le sujet sur son site Internet, Il semble que l’écurie qui est déjà engagé dans la Volvo Ocean Race s’intéresse de façon sérieuse à la classe IMOCA et envisagerait un partenariat pour le prochain Vendée-Globe 2012.
Publié le 16/02/09 par Daniel Lévesque
Brian Thompson termine ce Vendée-Globe courroucé par une monture qui lui en a fait bavé. Le plan Kouyoumdjan n’était visiblement pas prêt et l’anglais n’a jamais pu se justifier. Le pari de la puissance a aussi laissé nombre de questions en suspens. Bref, c’est peut-être ce qui explique que Brian ne semblait pas tellement enclin à faire dans les relations publiques, étant trop occupé à tenter d’aligner les sparadraps sur sa grand-voile et à réparer les multiples bobos de son coursier.
Bien que le résultat de sa course soit quelque peu mitigé, on ne peut que saluer le courage de cet homme et son opiniâtreté en dépit de situations qui ont de toute évidence, dû amener quelques vagues scélérates de frustrations. Brian Thompson a aussi fait ses classes dans ce Vendée-Globe où l’inexpérience est un facteur qui peut être dominant. De toute façon, il faut se rappeler au premier chef que quiconque prend le départ de cette course est un gagnant qu’il en revienne ou pas. Mais quand on en revient, c’est d’autant plus méritoire. Faire le tour du monde à la voile en solitaire sans escale ni assistance n’est rien de moins qu’un exploit.
Pour le reste, il faudra laisser la poussière retomber pour mieux jauger des retombées. Mais dans l’ensemble, c’est plus que positif. Car avant toute chose, il faut considérer que tous les coureurs reviennent de l’enfer. L’instinct de survie a donc donné à Brian Thompson la place qu’il mérite amplement sur le classement de cette course et qui confirme avec éloquence qu’il a sa place dans le plateau de ces coureurs océaniques qui sont l’élite de ce sport. Comme quoi patience et longueur de temps valent mieux que force ni que rage.
Voile en ligne tient à Féliciter Brian Thompson pour son exploit.
Mais je dois tout de même retirer mes paroles à la veille de cette attaque en règle qui s’annonce dans le golfe de Gascogne. Il ne faut en effet, jamais sous-estimer la détermination des sujets de Sa Majesté. Car comme le dit si bien l’adage, « si la tendance se maintient » il risque d’y avoir trois anglais sur le top cinq du Vendée-Globe 2008-2009.
Marc Guillemot va, quant à lui, trouver le temps bien long. Navigant sans quille, son bateau ne peut plus accélérer. Et comme si ce n’était pas suffisant de rouler à vitesse réduite, il se doit d’être au taquet presque 24 heures par jour. Et pour mettre la cerise sur le sundae, voilà que Dame nature s’en mêle. Le vent tournera bientôt au Sud-Est, puis franc-Est. Marc devra donc faire du près avec un bateau sans quille… Autrement dit, il se baladera en configuration dedeuche sur trois roues dans les dunes du Sahara ! Il aura grand intérêt à rester poli…
C’est alors qu’il risque aussi de voir la flotte de la couronne britannique se faire la paire. Car après Sam Davies, suivront Brian Thompson et avec un peu de chance, Dee Caffari. Cette dernière surnommée à juste titre « l’infirmière du Vendée-Globe qui colle, un après l’autre, les sparadraps sur les fibres baladeuses de sa grand-voile.»
Tout cela tient ! Mais à quel prix ? On imagine aisément la fatigue et le stress qui accablent Marc. Il fait face à un anticyclone qui lui bouche le chemin et demain, viendront les vents contraires qui le forceront à louvoyer. C’est ce que l’on appelle bouffer le poulet avec les os. On ne peut qu’espérer voir la chance tourner pour finalement sourire à Crocodile-Guillemot, lui qui jusqu’à maintenant refuse obstinément de lâcher le morceau.
On était bien loin de s’imaginer que l’arrivée au Cap Finistère allait se transformer en répétition de la bataille des plaines d’Abraham. Et qu’y a-t-il de plus déterminé qu’un anglais? Une anglaise bien sûr! Que nos cousins se le tiennent pour dit! Quant à moi, plus question de faire de prédiction. Plus je m’avance et plus je me cale… Si ça continue, je vais devoir sortir mon canoë de sauvetage.
http://www.voilesetvoiliers.com/
Mais surtout, ne manquez pas de participer au petit quiz sur la quille mystère qui s’intitule: À qui appartient cette quille? C’est sur la page d’accueil aussi.
Bonne chance…







