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Crédit photo: Offshore Challenge racing team
Le monocoque BT a fait son entrée tôt ce matin dans le port de Vitoria à Terceira aux Açores. Bien que le monocoque soit dorénavant protégé des fureurs de l’océan Atlantique, il n’est pas tiré d’affaire pour autant, car le risque de chavirage est toujours présent en raison de la grande quantité d’eau à l’intérieur, ce qui le rend totalement instable.
L’équipe de BT aura fort à faire. Il faudra d’abord pomper l’eau de mer puis récupérer ce qui peut l’être. Le monocoque sera ensuite dépouillé de son électronique. On sait que l’eau de mer a un effet dévastateur sur ce genre d’équipement. Viendra ensuite l’étape de démâtage. Puis, le monocoque sera fort probablement rappatrié en Angletterre par cargo où il rejoindra sa base. Il fera alors l’objet d’une inspection minutieuse de sa structure.
Bien que les chances soient bonnes de sauver le bateau, rien n’indique à ce stade-ci que le bateau pourra naviguer de nouveau. Tout dépendra des résultats des différentes expertises qui nous en diront plus sur les dommages subies lors de cette Transat Jacques Vabre, et surtout sur les effets qu’ont pu avoir la pression énorme ainsi que la présence d’une grande quantité d’eau salée sur le carbone et les cloisons.
Crédit photo-montage: www.cammas-groupama.com
Coup de tonnerre hier dans l’Atlantique sud. Alors que Groupama 3 avait repris sa vitesse de croisière après avoir été scotché pendant plusieurs jours par l’anticyclone de Sainte-Hélène, on apprenait que Franck Cammas et son équipe devaient renoncer à leur tentative de record pour le trophée Jules Verne.
Le grand trimaran a été victime du bris d’une cloison dans le bras de liaison arrière sur bâbord. C’est une déception immense pour Cammas et ses hommes qui ont donc dû renoncer à poursuivre leur tentative de record en raison des risques pour la sécurité de l’équipage. Tant que le bateau marche à vitesse réduite, il semble toutefois que ces risques ne se posent pas.
Le bateau qui se trouve en ce moment à mi-chemin entre les continents américain et africain en plein Atlantique sud, fait maintenant route sous vitesse réduite vers Cap Town en Afrique du sud. Il subira dès son arrivée une inspection approfondie pour savoir s’il peut continuer sa route jusqu’à sa base à Lorient en France ou s’il doit encore être ramené par cargo.
C’est la deuxième fois que L’équipe Groupama doit renoncer à une tentative de record pour le trophée Jules Verne. On se rappellera qu’en 2007, Franck cammas et ses hommes avaient dû oublier la compétition après que le bateau ait chaviré à quelques 125 milles nautiques dans l’Est de la Nouvelle-Zélande.
Pour l’instant, l’équipe s’est réorganisée autour des « experts » embarqués du domaine de la résine et des composites que sont Lionel Lemonchois et Thomas Coville. Les deux hommes ont effectué des réparations toute la nuit durant, dans une mer de chien pour tenter de solidifier le bras de liaison et empêcher la dégradation de la structure.
Groupama a, quant à lui, fait route plein sud pour éviter la nuit dernière, un énorme coup de vent avec des rafales balayant à 60 nœuds. Il a repris sa route directe vers Cap Town un peu plus tôt ce matin. Tous le monde à bord se serre les fesses et les coudes. Franck Cammas rapportait dans une récente communication que chacun fait son travail et que le bateau avance bien, se payant même des pointes autour de 17 nœuds. L’arrivée à Cap Town est prévue entre le 22 et le 24 novembre.
BT entre la vie et l’abysse…
La situation est maintenant critique pour BT. Le bateau est non seulement dans un piteux état mais il risque maintenant de sombrer à tout moment. Le monocoque victime d’une vague scélérate ayant arraché son rouf, a maintenant l’étrave sous l’eau, ce qui donne à penser que la pression est venue à bout de certaines cloisons étanches.
Par ailleurs, l’équipe technique de BT team Ellen tente désespérément de sauver le Open 60 de Sébastien Josse. Pris en remorque depuis hier, le monocoque est à 47 milles nautiques des Açores. Mais le temps presse. Le remorqueur avance à environ 3 nœuds de vitesse dans une mer formée. De plus, on attend vers la fin de la journée d’aujourd’hui, un fort coup de vent sur zone. Ça n’augure donc rien de bon.







