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Class 40
Ne dormez pas sur la GOR…

Les participants à la Global Ocean Race sont parvenus à compléter l’étape la plus périlleuse de ce tour du monde en Class 40. Partis de Wellington en Nouvelle-Zélande, les équipages ont rejoint la ville portuaire uruguayenne de Punta del Este. Trois bateaux se sont rendus à destination. Le premier fut Cesna citation du skipper Conrad Coleman. Au terme d’un voyage difficile, le Class 40 a été ralenti par une interminable bulle sans vent et a ainsi mis des heures avant de passer la ligne d’arrivée. Il a été suivi de Fiancial Crisis de Marco Nannini, et Pesheya Racing de Nick Legat.
On ne peut mettre de côté le fait que l’exploit de traverser le cap Horn en provenance de la Nouvelle-Zélande est digne de mention. Mais force est d’admettre qu’en outre, la traversée n’a pas eu grand-chose de palpitant si ce n’est que la courte confrontation entre les deux premiers à l’approche du célèbre cap, et qui fût rapidement remportée par Cesna Citation.
Le demi-tour d’Halvard Mabire et l’abandon des coursiers Campagne de France et BSL ont carrément été le coup de la corde à linge. C’est comme si vous assistiez à un combat ou deux pugilistes de la carte principale décidaient de retourner au vestiaire. Si on pouvait demander un remboursement, on le ferait. D’autant que l’organisation de course a de manière inexplicable retardé sa décision de changer pour des raisons de sécurité la dernière portion du parcours vers le Cap Horn.
Ce cafouillage a dégarni la course de son intérêt. Pire encore, depuis quelques jours la Solidaire du Chocolat éclipse presque totalement ce tour du monde. Évidemment, la crise financière européenne a eu une incidence bien sentie sur les deux épreuves prévues au calendrier du conseil mondial de la Class 40. Mais il y a une limite à tout mettre sur le dos de la conjoncture.
Ce qui nous amène à conclure que tout le concept de cette course devra être revu en entier. La Class 40 a intérêt à ne pas perdre de vue qu’en dépit de son caractère plus abordable, elle demeure tout de même une classe assez dispendieuse. Son avenir dépend de sa force de cohésion et de l’accessibilité du concept. Accessibilité en terme monétaire, mais aussi en terme de capacité de compréhension du public.
En faire un peu moins, mais mieux et consolider ce qui est à sa portée et qui peut rapporter de façon significative et directe. Voilà le défi que la Class 40 doit relever. Comme on l’a vu récemment avec l’abandon de la classe des MOD 70 par Veolia, le milieu est fragile. Il ne faut pas étirer sa chance. En ces temps d’incertitude, l’élastique peut nous péter à la gueule et ce, peu importe la grosseur de la classe ou du bateau. Fin de la leçon.
Le Sud-Africain Nico Budel est de retour sur le circuit. Il a parcouru le chemin entre Le Cap et Punta Del Este pour reprendre la course. Bonne nouvelle même si ce n’est pas cela qui va relancer l’intérêt « flat tire ». Prochain départ le 1er avril alors que les concurrents se dirigeront vers Charleston en Caroline du Sud. Un périple de près de 5800 milles avec un passage du pot au noir et de la mer des Caraïbes, avant-dernière étape avant le retour vers l’Europe.
Solidaire du Chocolat: Petit plateau mais gros joueurs.

Crédit photo: © Bruno Bouvry / Images de mer
Admettons que notre titre est trompeur. Il y a tout de même onze bateaux au départ de cette course soit le double de la Volvo Ocean Race. Ce qui n’est tout de même pas rien. Mais en comparaison des 24 bateaux qui s’étaient alignés au départ de l’édition de 2009, disons que c’est plus modeste. Évidemment, le climat de morosité économique qui affecte nos cousins européens y est pour quelque chose. Mais après la pluie vient le beau temps. Ainsi, les mauvais jours finiront bien par finir comme on dit chez nous.
Et en attendant, le directeur de course Damien Grimont et son équipe n’ont pas chômé. La solidarité étant le pivot de l’épreuve, l’organisation a multiplié les démarches et projets avec de multiples partenaires pour venir à bout de donner le drapeau vert. L’histoire est d’ailleurs relatée avec éloquence dans une entrevue donnée par Damien Grimont lui-même à nos collègues Frédéric Girou et Raphaël Bonamy du quotidien Ouest-France et que nous vous encourageons à lire.
C’est connu que plus on est de fous, et plus on rit, bien sûr. Mais ce n’est pas parce qu’il y a moins de monde qu’on ne rigolera pas. Et si la quantité est moins au rendez-vous, la qualité, elle, répond présente. Dans les vingt-deux participants, on retrouve nombre d’étoiles de la course au large. Yannick Bestaven, Éric Drouglazet, Adrien Hardy, Tanguy DeLaMothe, Jörg Riechers, des ministes, des figaristes et même des pros issus de la classe IMOCA. Bref, on ne manque de rien pour donner une course qui sera enlevante.
Le Franco-Québécois Benoît Parnaudeau qui est aussi circumnavigateur est du voyage. Parnaudeau est comme on le sait, le premier Québécois d’origine à avoir complété le Vendée Globe. Le skipper des grandes causes du commerce équitable en profiterait à ce que l’on dit pour faire un croche vers chez nous pour la Québec Saint-Malo.
La Solidaire du chocolat est davantage une course pour le financement de causes humanitaires. Ce qui n’empêche toutefois pas de donner un spectacle du plus haut intérêt du point de vue sportif. Les gars qui la font veulent quand même la gagner. Au surplus, la Solidaire du Chocolat a le mérite d’être également une confrontation d’architectes. On y retrouve deux nouvelles unités dessinées par l’architecte du Class 40 Bleu, Sam Manuard. Son tout nouveau Class 40 Mach 4 fait ses premières armes sous les mains des skippers Jörg Riechers et Marc Lepesqueux (Mare). L’autre unité de son cru est dirigée par Aloys Le Claquin et Ludovic Aglaor (Jack in the Box).
Ces deux équipes font face au Pogo 40 S2 d’Adrien Hardy et Stéphane Le Diraison, (Agir Recouvrement/ Bureau Veritas) un coursier dessiné par le cabinet de Jean-Marie Finot et mis à l’eau en juin dernier, ainsi que l’Akilaria 40 RC2 de Bertrand Delesne et Sébastien Rogues (Eole Generation-GDF SUEZ) un pur-sang dessiné par Marc Lombard aussi mis à l’eau en juin 2011. Tout cela sera donc des plus intéressant à surveiller.
Partis hier après-midi, les coureurs ont passé une première nuit sur la corde à linge. La chaise musicale des classements ne permet pas encore de distinguer les hommes des enfants. Mais ça va vite. Ça flash à 12 et 13 noeuds avec des moyennes de rapprochement avoisinant les 14 noeuds. Premier obstacle à se dessiner sur la route des duos, une barrière anticyclonique au Cap Finistère. La flotte va se regrouper.
Équipe Vitesse/distance au premier
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1 |
Agir Recouvrement / Bureau Veritas |
13.9 nds |
0.00 mn |
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2 |
12.9 nds |
2.69 mn |
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3 |
12.8 nds |
7.05 mn |
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4 |
12.8 nds |
8.46 mn |
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5 |
12.3 nds |
10.60 mn |
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6 |
Poèmes Bleus – Planète Insuline |
11.9 nds |
18.05 mn |
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7 |
11.8 nds |
18.86 mn |
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8 |
Eole Generation – GDF SUEZ |
12.0 nds |
18.88 mn |
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9 |
11.5 nds |
20.55 mn |
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10 |
Looking for sponsor |
10.2 nds |
28.25 mn |
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11 |
10.6 nds |
37.90 mn |
Coup de vent annoncé sur la GOR

Un fort coup de vent est annoncé dans les prochaines heures sur la Global Ocean Race. Le voilier de tête Cesna Citation a pris la chance de tenter de doubler le célèbre cap avant l’arrivée de la tempête. L’autre Class 40, le Financial Crisis du skipper Marco Nannini cherche à se mettre à l’abri.
Les vents prévus dépassent les 40 noeuds. Mais c’est surtout les creux casse-bateau qui posent problème. La mer a tendance à remonter à cet endroit, créant des conditions de navigation extrêmement difficile en raison de la hauteur des vagues.
Le troisième bateau Peshaya Racing skippé par le sud-Africain Nick Legatt devrait avoir le temps de s’écarter par une route sud.








