
Il y a longtemps que la class 40 avait obtenue ses lettres de noblesse. On savait qu’on avait à faire à des gens sérieux. Cette classe très compétitive rehausse l’intérêt du public pour ce sport et réveille l’envie de certains de réaliser leur rêve en prenant part à des compétitions aux côtés de certains des meilleurs skippers du monde.
De plus, cette classe de course oriente son développement d’une façon intelligente du point de vue de la jauge et des budgets d’opération. Il y avait un marché ouvert pour ce type de compétition et une demande pour une classe internationale pouvant intéresser des sponsors disposant de ressources financières ne leur permettant pas de se risquer dans des classes plus dispendieuses ou voulant simplement tester le potentiel de visibilité qu’offre la voile de compétition. La classe a répondu à cette demande. Et maintenant qu’elle a atteint ses objectifs de façon brillante, voilà qu’elle passe à l’étape suivante et entre par la grande porte dans les grandes ligues.
Le fruit de ces brillants efforts est maintenant reconnu par l’ISAF, qui est l’instance internationale numéro un dans le monde de la voile, comme en fait foi le présent communiqué émis par le conseil mondial de la class 40. Vous remarquerez les chiffres liés à l’internationalisation de la classe qui sont aussi éloquent que révélateur quant à l’intérêt que ces bateaux suscitent en dehors de la France.
Le 10 mai dernier, lors de la réunion Mid-Year de l’ISAF, la Class40 a été provisoirement reconnue par Fédération Internationale de Voile. Cette décision permet à la Class40 d’organiser dès cet été son premier Championnat du Monde, du 18 au 21 août, à Hamble (Angleterre). La Class40 sera officiellement reconnue par l’ISAF lors de l’Assemblée Générale de la Fédération Internationale de Voile, en novembre prochain.
Suite au très rapide développement de la Class40 à l’international, cette reconnaissance de la part de Fédération Internationale est bien plus qu’une excellente nouvelle : la Class40 a désormais officiellement pris sa place sur l’échiquier international de la voile et de la course au large.
« Elle existe »
« La reconnaissance de la Class40 par les instances internationales est la preuve qu’elle a désormais acquis le statut de véritable classe internationale, organisée et sérieuse. La Class40 est ainsi reconnue à sa juste valeur, elle existe. Cela permet également d’officialiser son Championnat du Monde. C’est très important », précise Halvard Mabire, skipper Class40.
Michael Hennessy, représentant de la Class40 aux Etats-Unis note que « il s’agit d’une reconnaissance très bien venue au regard du fantastique développement que la Class40 a connu ces 4 dernières années. »
1er championnat du monde : 1er titre international
Grâce à cette affiliation, la Class40 va pouvoir organiser son premier « Championnat du Monde », du 18 au 21 août prochain, à Hamble en Angleterre. « Le premier Champion du Monde de Class40 sera donc connu cet été : c’est une étape majeure dans la vie d’une classe », insiste Miranda Merron, skipper Class40, en charge des relations internationales pour la classe.
Sur les 86 adhérents que la Class40 regroupe à la mi-saison 2009, 44 ne sont pas français*, soit 51 %. En 2008, 46% des adhérents Class40 n’étaient pas français. Des chiffres qui ne sont, semble-t-il, pas prêts de changer d’autant que le calendrier des courses de la Class40 devrait encore s’internationaliser à l’horizon 2010 – 2011…
Rendez-vous en novembre 2009 pour la confirmation de cette reconnaissance internationale de la Class40 lors de l’Assemblée Générale de l’ISAF.
* La Class40 rassemble 20 nations différentes : Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Belgique, Canada, Chili, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Roumanie, Royaume-Uni, Saint Marin, Slovénie, Suède, Suisse.

Boris Herrmann Felix Oehme ont touché terre samedi, peu après minuit heure locale et remportent ainsi la cinquième étape de la Portimao Global Ocean race. Les deux Allemands ont parcouru la difficile route reliant le Brésil aux Etats-Unis en 21 jours 9 heures et 47 minutes.
Comme on le sait, cette remontée de l’Atlantique était des plus techniques. Elle comportait une traversée du Pot-au-noir et de la mer des caraïbes, avant de finir avec une négociation du Golf-Stream dans une véritable autoroute de cargos. De quoi rédiger une thèse pour marin amateur, tellement chaque zone comportait ses difficultés et ses pièges. À ce jeu, certains concurrents en ont d’ailleurs payé le prix fort. C’est le cas de Team Mowgli qui s’est fait piéger dans le Pot-au-noir et qui n’a jamais pu revenir par la suite sur le peloton de tête.
Preuve des écueils de ce parcours si besoins est, alors qu’il naviguait à près de deux cent milles dans l’Est des Bahamas, le belge Michel Kleinjans a eu la peur de sa vie quand son coursier est allé choir contre un porte-conteneur tôt dans la matinée d’hier. Le skipper n’est pas blessé mais est le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est secoué. Les dégâts sont suffisamment importants pour que l’équipe technique prépare une sortie du bateau dès son arrivée à Charleston.
La coque présente des déchirure, le bout dehors a été partiellement arraché et l’un des ballasts est endommagé. Il y a donc un risuqe réel de voie d’eau. De plus, on pense que le mât a aussi touché la coque du monstre et qu’il pourrait également y avoir des bris de ce côté. Les gardes-côtes américains ont été avisé de se tenir prêt et le directeur de course Josh Hall a également demandé au duo de Team Mowgli de se détourner pour suivre et surveiller la route de Michel Kleinjans.
Au moment de l’impact, Roaring Forty avait, semble-t-il, ses lumières de pont et de mât qui étaient allumées. De plus, Le radar était en fonction tout comme les systèmes de repérage maritime des bâtiments environnants. Difficile, donc, de comprendre ce qui n’a pas fonctionné. On sait que souvent, les navigateurs solitaires font taire les alarmes-collision pour tenter de prendre quelques minutes de repos. Était-ce le cas ? Seule l’enquête pourra apporter un éclairage là-dessus. Notons aussi, que Michel Kleinjans a pu s’entretenir pendant quelques instants avec le pilote du cargo, histoire de donner un début d’explication à l’incident.
Pour revenir à la course, terminons en disant qu’en ce moment même, Le desafio Cabos de Hornos arrive à Charleston tandis qu’il reste respectivement 220 milles à parcourir pour Michel Kleinjans et 311 pour Team Mowgli.

Les Chiliens engagés dans la Portimao Global Ocean Race ont frappé un objet flottant non identifié dimanche dernier. Le bateau a été endommagé. L’un des deux safrans a été arraché. Cette malchance ne peut pas survenir à un pire moment pour Felipe Cubillos et Jose Munoz qui sont tous les deux au cœur d’une bataille avec le duo allemand de Beluga Racer qui navigue devant.
Parti au lof lors de la collision, les deux marins ont réussi non sans efforts à reprendre le contrôle de la situation. Le bateau chilien devait initialement faire route vers Puerto-Rico mais l’équipe s’est ravisé et compte maintenant finir la course en se rendant jusqu’à Charleston. Les réparations seront alors faites et un autre safran devrait à ce moment être installé sur le coursier.