
Crédit photo: Luc Forcier © 2010
Luc Forcier vend son bateau. L’aventure commencée en 2006 traîne en longueur et Luc est pour ainsi dire à court de ressources pour parachever la construction du deuxième class 40 à avoir été entièrement fait au Québec.
La construction du bateau avait pourtant bien commencé. En 2008, Luc Forcier espérait se trouver un partenaire financier qui lui aurait permis d’accélérer le processus de parachèvement du bateau pour prendre part à la Transat Québec Saint-Malo. Mais cette main ne s’est jamais tendue.
« J’ai dû aller jusqu’au bout de mes ressources financières en plus de vivre avec la démoralisante décision de devoir renoncer à prendre le départ de la course de 2008. Ce fût une décision crève-cœur » se rappelle Luc Forcier.
Il faut dire qu’au Québec, rien n’est facile en ce domaine. L’expertise dans la construction de voiliers de course est plutôt rare et les projets se montent à bout de bras par des particuliers. Les entreprises ne connaissent quant à elle que très peu ce type de produit.
À peu près tous les coureurs ont des passages à vide et doivent composer avec des sources de financement extrêmement modestes plus souvent issu d’un patrimoine monétaire personnel.
« Il faudra tôt ou tard réfléchir à des solutions. On offre un sport structurant, écologique, riche d’un point de vue pédagogique et doté d’un énorme potentiel publicitaire. Qu’attend-on pour s’y intéresser? Je ne sais pas (…)» affirme Luc Forcier.
Curieusement, en dépit du fait que Luc Forcier manque de ressources et qu’il est en recherche depuis plusieurs mois d’une aide qui tarde désespérément à venir, il demeure pourtant loin d’être désabusé. « Je suis un amoureux de la voile. Si je trouvais quelqu’un prêt à investir pour acheter sa part du bateau et du coup, se lancer sur le circuit avec moi, cela serait une excellente solution. Soit je vends le bateau ou je trouve un partenaire » poursuit Luc Forcier.
Le voilier est un plan Réjean Desgagnés à bouchains. Il s’agit d’une construction de type sandwich cèdre époxy. Le voilier est construit à 85%. La carène est entièrement faite, pontée poncée et peinturée. L’accastillage est partiellement installé. Luc Forcier dispose d’un gréement composé d’un mât en aluminium. Bref, il ne reste que l’électronique et la quille à installer.
Le bateau est visible sur la Rive-Sud de Montréal. Il s’agit bien sûr d’un prototype de Class 40 répondant aux nombreuses spécifications de la jauge. De ce côté, le travail a été effectué avec rigueur. En plus d’acquiter les frais d’inscription, l’acquéreur dois s’astreindre adéquatement au cahier de charge de la classe en matière de sécurité pour avoir le droit de prendre part aux courses prévues au calendrier du conseil de la Class 40. Le bateau doit aussi être jaugé.
Toute personne intéressée peut prendre contact avec l’entreprise Spi Médias via notre formulaire de contact sous l’onglet « contact ».

Crédit photo: ©JM Liot/DPPI/Idec
La route du rhum-La Banque Postale 2010 s’annonce pour être populeuse cette année avec pas moins de 55 inscriptions à ce jour. Et d’autres pourraient bien sûr se rajouter dans les semaines à venir. Pour l’instant, ce qui frappe à première vue c’est le peu de bateaux IMOCA (i l n’y a que huit Open 60 ) tout comme l’absence des Anglais et des Espagnoles au tableau des inscrits. On se demande bien où sont les Golding, Caffari, Alex Thompson, Sam Davies et autres sujets de Sa Majesté qui d’habitude, forment le haut du plateau regroupant les vedettes de l’IMOCA. Et c’est la même chose du côté des Pella et autres Ribero flottant… Ils nous manqueront tous.
À la décharge des organisateurs, il faut dire ici que la proximité de la Barcelonia World Race qui part le 31 décembre prochain force plusieurs à faire des choix en fonction des budgets et de l’assurance de prendre un départ. Une casse sur la Route du Rhum risquant de compromettre la participation à ce tour du monde a sans doute forcé plusieurs à faire des choix pour assurer aux sponsors un juste retour sur l’investissement.
Fort heureusement, ceux qui partiront ne sont pas les moindres. On retrouve Vincent Riou sur sa nouvelle monture, tout comme Jean-Pierre Dick. Les deux se mesureront à Marc Guillemot qui tentera le doublé Transat Jacques-Vabre-Route du Rhum-La Banque Postale sur son Safran maximisé. Ce sera bien sûr l’occasion de mesurer les avancées en termes technologiques sur les nouvelles unités avant le Vendée-Globe de 2012.
Si en IMOCA l’affaire semble jusqu’ici entièrement française, il en sera tout autrement en Class 40 où sept pays seront représentés. On verra entre autres le bucheron suisse Bernard Stamm qui sera l’une des grosses pointures. Il sera opposé à des sommités comme Tanguy De Lamothe, Yvan Noblet, Marc Lepesquieux et Thierry Bouchard pour ne nommer que quelques-uns des plus « dangereux ».
Si l’absence de Giovani Soldini est à noter jusqu’à maintenant, il reste qu’on verra le retour de plusieurs coureurs intéressant dont par exemple, Régis Guillemot. Il faudra suivre également le retour en course de François Angoulevant qu’on a très peu vu depuis la Transat Québec-St-Malo tout comme l’arrivée d’un jeune loup en la personne de l’architecte Samuel Manuard qui a dessiné le Class 40 d’Éric Tabardel.
En classe Multi 50, il sera intéressant de suivre la confrontation, principalement entre deux multis 50, soit Prince de Bretagne que le fruitier français a décidé de confier aux bons soins de Lionel Lemonchois et d’autre part Crêpes Whaou qui tentera de retrouver le chemin de la victoire après sa deuxième place dans la course Vendée-St-Petersbourg. On attend toujours de voir si Actual et Yves LeBlevec viendront encore une fois tenter de détrôner le grand Escoffier. Actual ne figure toujours pas au tableau des inscrits.
Le choc des titans…
C’est en classe « Ultime » que se déroulera le duel le plus attendu de cette course. Cette nouvelle classe a été formée en raison de la disparition des Multicoques ORMA que l’on tente tant bien que mal de remplacer par les Multis One Design de 70 pieds (MOD 70) dont les premières unités devraient sortir de chantiers à l’automne si Dieu le veut… Elles ne seront toutefois pas prêtes pour participer à la Route du Rhum.
Dans cette classe, quatre monstres se feront face. Parmi ceux-ci, on retrouvera Franck Cammas qui naviguera en solitaire sur son trimaran géant Groupama III. Hé oui! Il sera opposé à Sydney Gavinet qui naviguera sur le sistership de Sodebo. Ce dernier commandé par Thomas Coville sera d’ailleurs présent sur la ligne de départ tout comme Francis Joyon sur IDEC.
La présence de ces bouffeurs d’océans en porte plusieurs à croire que le record de Lionel Lemonchois pourrait sauter. En admettant que dame Nature collabore et que les casses ne soient pas au rendez-vous pour « casser le party », c’est en moins de 7 jours, 17 heures 19 minutes et 6 secondes qu’il faudra boucler le parcours pour espérer venir à bout de ce record. Rien de moins sûr quand le départ est à une date fixe sans égard aux fenêtres météo.
Finalement, la classe Rhum est la dernière en lice. Il s’agit d’une classe « bonbons mélangés » dans laquelle on retrouve des unités dont la longueur varie entre 39 et 59 pieds. On y retrouvera Pierre-Yves Chatelin, Yves Ecarlat, Pierre-Yves LeGuennec et Luc Coquelin, quatre habitués de la mer qui avec quelques nouveaux venus, devraient se faire une belle lutte.
La Route du Rhum 2010 présente donc un plateau formé du noyau du monde professionnel de la course océanique européenne entouré de plusieurs habitués ainsi que des candidats dont on a peu ou presque jamais entendu parler. Plusieurs amateurs donc. Mais celles et ceux qui ont suivi la Solidaire du Chocolat et la Transat AG2R sont à même de savoir que les petits nouveaux sont parfois eux aussi, capables d’impressionner la galerie. Rendez-vous au départ le 31 octobre prochain.

Crédit photo: l’Escale Nautique
Éric Tabardel et l’équipe du Class 40 Bleu ont amorcé leur voyage de retour vers Gaspé. Ils passeront par les Bermudes où ils comptent arrêter pendant quelques jours avant de repartir vers Halifax puis leur destination finale. Bleu compte quatre membres d’équipage, soit Éric Lauvergeon, Jean-Maurice Dupuis et Jérome Rhetière qui seconderont le skipper durant ce périple qui compte un peu plus de 2000 milles nautiques.
Rappelons qu’Éric Tabardel a quitté le Québec à la fin l’été dernier à destination de Madère puis s’est dirigé vers les Canaries avant de retraverser avec les alizés jusqu’à St-Martin. Éric Tabardel s’est adonné à des tests sur son bateau ainsi qu’à des navigations d’entraînement avant de prendre part à la Heineken Regatta. Il a dû abandonner en raison d’une avarie subite au bout dehors.
Éric Tabardel a toutefois fait un bilan très positif de ces navigations qu’il cumule en vue de la Transat Québec Saint-Malo 2012. Les essais du bateau ont révélé tout le potentiel de rapidité que son plan Manuard peut développer. Sa prochaine présence en course est prévue pour le 10 juillet prochain alors qu’il sera au départ de la Route Halifax-St-Pierre.
Éric Tabardel est toujours à la recherche d’un sponsor majeur qui dynamisera son équipe et renforcerait sa présence sur les circuits internationaux des Class 40. L’équipe Bleu a beaucoup à offrir, dont un potentiel réel de bien figurer lors des courses. Disposant d’un coursier de dernière génération et en bonne santé mécanique, l’équipe est aussi en mesure d’offrir d’intéressantes retombés publicitaires à un éventuel partenaire, principalement dans la perspective de la prochaine saison ainsi que de la Transat Québec Saint-Malo 2012.
En terminant, mentionnons que l’on peut suivre le périple d’Éric Tabardel et de son Class 40 Bleu en visitant la page Facbook de l’équipe à l’adresse suivante :





