La Route Rimouski-Anticosti ne sera pas de la rigolade. Elle s’annonce pour être l’épreuve de type Open la plus relevée de l’histoire de la course au large au Québec et dans l’est du Canada. Pour une première édition, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on en aura plein la vue.
Cinq Mini 6.50 sont sur les rangs, soit ceux de Philipe Laville de Stoke en Estrie (Pogo Loco), Nicolas Gibault de Greenfield Park (GLLOQ), Sylvain Lévesque de Québec (Rakko Sailing Team), Guy Hernandez de Lévis (Benjamin) et Daniel Després de Trois-Rivière (Marie-Zoé). À ce groupe on rajoute Paul Bellemare de Rimouski sur le voilier CAL 39 Indigo.
Deux Class 40 sont aussi sur les rangs, soit ceux de Luc Forcier de Longueil (Sacramouille) qui embarquera Gabriel Fillipi et Luc Poirier. Puis celui d’Éric Tabardel sur Bleu-Salin’eau qui fera équipe avec le ministe Damien Depas. Autre inscription notable au tableau que celle d’Yves Lépine sur le Open 45 Atlantix Express. Plus lourds que les Class 40, ce dernier pourrait offrir une opposition de taille aux bateaux les plus rapides de la flotte étant donné l’interminable bord de près qui attend les équipes.
Un choc de titan est annoncé en classe IRC alors que Marcel Côté de Neuville prendra le départ sur son J111 flambant neuf (Survenant) tandis que pour la première fois sur une course tenue au Québec, on pourra voir à l’œuvre un splendide Farr 40, soit celui de Jean Trottier de Dolbeau-Mistassini (Defiant). Voile en Ligne a été informé que le globe-flotteur Antoine Lacasse fera équipe avec le skipper Bleuet. Antoine Lacasse a passé une partie de l’hiver dans le sud où il a couru sur tout ce qu’il a pu trouver. Il est entrainé et prêt au combat. Il prendra d’ailleurs part à la Charleston Race week jeudi prochain.
Pour revenir au voilier en question, mentionnons que c’est toute une chance de voir chez nous ce type de bateau. Le Farr 40 est un coursier de renommée mondiale. Des championnats internationaux sont organisés tous les ans pour ce voilier considéré comme étant le fleuron de la flotte issue du célèbre cabinet d’architectes de Bruce Farr. Ce dernier est d’ailleurs une sommité mondialement reconnue du yacht design. La présence d’un tel bateau à Rimouski pour la première édition de cette épreuve constitue donc à n’en point douter un véritable cadeau qui risque d’attirer des centaines de spectateurs et mordus de voile. La seule présence de ce bateau qui est carrément une merveille technologique vaut certes le détour de plusieurs centaines de milles.
La cerise sur ce sundae royal est bien sûr la participation du VO 60 Ocean Phenix de Georges Leblanc. On en sait d’ailleurs un peu plus sur l’équipe qui accompagnera Georges pour ce tour de l’île pas tranquille. Pour l’occasion, le vétéran de la Route du Rhum, de la Jacques Vabre et de la Québec-Saint-Malo embarquera Walter Timmerman ainsi que le patron de la Boutique 30 Degrés Michel Rousseau. Mais la grande vedette sera sans conteste le gagnant 2009 de la Bermuda One Two, le docteur Robert Patenaude. Ce dernier n’a pas encore confirmé sa présence, mais les discussions sont si avancées qu’il ne s’agit finalement que d’une formalité, affirme Georges Leblanc qui annonce du même coup qu’il dévoilera sous peu la composition entière de son équipe. Questionné également à savoir s’il comptait forcer un peu plus la note que lors de la Route Halifax-St-Pierre, le skipper de Lévis n’a laissé planer aucun doute sur ses intentions. « Nous allons là pour gagner et rien de moins. Le bateau sera poussé à sa limite cette fois-ci. J’ai bien l’intention de faire marcher le coursier dans ses polaires (…) » a dit le skipper lors d’une récente entrevue téléphonique.
D’autres seraient en réflexion pour participer à cette course qui s’annonce pour être l’une des plus marquantes de l’histoire au Québec en termes de qualité des participants. Réjean Desgagnés évalue présentement la possibilité de défier Paul Bellemare en classe PHRF. À Cap-à-l’Aigle, l’intérêt d’Enrico Bouchard pour un tour d’Anticosti est manifeste depuis longtemps. Équipé d’un bateau très rapide, un Jeanneau One Design, il serait présentement à tenter de réunir son équipe avant de donner une réponse définitive. On sait qu’il faudra calculer environ quatre à cinq jours de mer et deux jours à quai au minimum en plus du convoyage. Ce qui évidemment, bouffe une partie des vacances de plusieurs équipiers.
Un autre vers qui les yeux sont tournés est Jean Corriveau de Ville LaBaie sur le C&C 39 R l’Européenne. Ce dernier avait pris part à la Route Halifax-St-Pierre l’an dernier. Finalement, on s’attend aussi à d’autres inscriptions, principalement venant du Yacht-Club de Québec qui n’a pour l’instant aucun représentant au départ du 10 juillet prochain.
Mais cela pourrait changer tout prochainement. Voile en Ligne s’est entretenu cet après-midi avec un autre vétéran de la Transat Jacques-Vabre. Marc Nadeau, pour ne pas le nommer est en ce moment même à préparer un équipage pour prendre part à la course. « Je ne suis pas encore inscrit officiellement, mais ma réflexion est très avancée. Et puis je suis encore en mode hivernage. Ce ne sera plus très long avant que je donne des nouvelles (…) ».
Ça réfléchirait aussi du côté de St-Pierre et Miquelon selon ce qu’a pu apprendre Voile en Ligne. Le patron de l’entreprise Archambeault, Philippe Paturel aurait été approché. Se laissera-t-il tenter par le chant des sirènes de Rimouski? Chose certaine, les retombés publicitaires qu’engendrerait la présence d’un Archambeault 40 sur le pas de tir à Rimouski ne sont pas à dédaigner. Ces bateaux traînent une réputation de coursiers tout à fait redoutable.
Comme on peut le constater donc, le tableau s’est enrichi de plusieurs grosses pointures alors que d’autres sont encore au stade de l’évaluation. Nous ne sommes que le 6 avril et déjà, la course s’annonce pour être passionnante. Les défis se lancent à qui mieux mieux. On espère également que d’autres plaisanciers se joindront à cet évènement historique qui est déjà considéré comme le Fastnet de l’Amérique du Nord. 655 milles nautiques d’un challenge de haut niveau pour ne pas dire de calibre international, et qui risque de marquer l’histoire de la course au large au Québec. À ceux qui sont tentés de prendre part à cette course, on lance le message suivant : ne vous traînez pas les pieds. On vous attend les bras grands ouverts à Rimouski.

Crédit photo: Spi Médias © 2011 Photo: Au centre Luc Forcier en compagnie de ses nouveaux coéquipiers. À gauche Gabriel Filippi et à droite Luc Poirier.
L’année voile commence de belle façon au Québec avec une excellente nouvelle. Mais d’abord un petit retour en arrière. Vous vous souvenez sans doute qu’il y a quelques semaines, le navigateur longueuillois Luc Forcier avait annoncé en ces pages son intention de vendre le Class 40 qu’il a construit de ses mains. Luc était à court de ressource et espérait trouver un acheteur pour reprendre le bateau. Hé bien sachez que le skipper a plutôt trouvé deux partenaires qui l’épauleront et prendront part avec lui à la prochaine Transat Québec Saint-Malo.
L’un des deux hommes est un ami de longue date de Luc Forcier. Il s’agit de Luc Poirier. Ce dernier est bien connu dans les médias pour avoir pris part à des épisodes de téléréalité il y a quelques années. Mais surtout, Luc poirier a d’abord fait les manchettes pour son redoutable sens des affaires. L’homme possède en effet une entreprise de gestion de patrimoine connu sous le nom d’Investissement Luc Poirier. Il a aussi des hauts faits d’armes dans le milieu de l’immobilier.
L’autre coéquipier est Gabriel Filippi. Gabriel Filippi est un spécialiste en communication et en motivation. Travailleur autonome, il œuvre notamment au sein de plusieurs entreprises privées parmi lesquelles il partage sa vision des relations interpersonnelles ainsi que celles entre les personnes, la nature et les milieux de vie. Mais Gabriel Filippi est principalement connu pour ses innombrables exploits de grimpeur. Il a plusieurs fois monté l’Everest. Il revendique l’ascension de six des sept plus hauts sommets du monde en plus d’avoir pris part à des épreuves d’Iron Man.
Luc Poirier et Gabriel Filippi sont deux amis dont les points communs sont entre autres la réalisation de défis personnels et sportifs. Luc Forcier et Luc Poirier se sont quant à eux revus durant l’automne. Et c’est à la suite de cette rencontre qu’ils ont convenu de poursuivre ce projet inusité qui consiste en une traversée de l’Atlantique n course.
Pourquoi inusité ? Tout simplement parce que ni Luc Poirier ni Gabriel Filippi ne possèdent quelque connaissance que ce soit en voile. Les deux hommes se donnent les dix-huit mois qui restent avant le départ de la Transat pour se préparer. Ils doivent tout apprendre. Ils doivent naviguer, se qualifier, suivre des cours théoriques, des stages de survie en mer, etc. Ils devront également apprendre tous les rudiments de la voile, y compris comment minimalement équilibrer l’un des bateaux de course les plus puissants et les plus modernes qui soient, le Class 40. C’est donc une tâche absolument colossale qui attend les deux hommes. Mentionnons toutefois que ceux-ci ne partent pas les mains vides loin de là. Luc Poirier et Gabriel Filippi ont tous les deux l’avantage d’être des athlètes accomplis. De plus, ils se connaissent très bien puisqu’ils ont fait ensemble l’ascension de l’Everest en 2009.
Lors d’une entrevue récente, nous avons demandé aux deux hommes s’ils réalisaient bien l’ampleur du défi qui les attend. Les deux répondent qu’ils sont décidés, qu’ils ne reculeront pas et qu’ils sont plutôt du genre à aller jusqu’au bout de leurs rêves et ambitions.
« Je pense que ce type de défi extrême m’aide et conforte mes valeurs personnelles. Ils raffermissent mes liens avec mes amis et ma famille. Cela m’aide à réaliser que nous devons rester modeste devant la nature » dit d’entrée de jeu Luc Poirier. Puis ce dernier de poursuivre « J’ai l’habitude de foncer et de me lancer dans des trucs que je ne connais pas toujours de manière approfondie et qui ne sont pas faciles. Je l’ai fait dans certaines démarches d’affaires et j’ai connu du succès. Là c’est un projet un peu fou. Mais c’est le genre de chose qui m’attire presque naturellement. »
Gabriel Filippi avoue de son côté voir ce projet un peu comme l’ascension d’une montagne. « La montagne, c’est comme la mer. Devant les deux, on sent que l’on n’a pas totalement le contrôle sur son destin. Les deux imposent l’humilité. Quant au projet, Il faut le prendre petit à petit comme il viendra. Chaque pierre, chaque pouce grimpé sont une petite victoire. Nous allons tenter de prendre les choses de la même manière avec ce nouveau défi. Et je crois que cela aura du bon dans la mesure où nous pourrons convaincre les gens que même des néophytes peuvent relever un challenge semblable. Cela pourrait en inciter d’autres à se lancer. »
Pour ce qui est du montage financier pour mener le projet à terme, c’est surtout là que Luc Forcier n’est plus seul. Il peut compter sur l’aide de deux hommes qui mettront eux aussi la main à la pâte pour trouver des partenaires. Les deux sont bien connus du milieu des affaires et pensent pouvoir convaincre plusieurs sponsors potentiels. 
Le bateau sera quant à lui déménagé dans un hangar dès le début de ce mois-ci. Une partie de la finition intérieure du bateau est à faire. L’électronique doit être installée, ainsi que plusieurs pièces d’accastillage. Il faudra également préparer le bateau pour l’installation des appendices, une dernière tâche qui devrait se faire tout juste avant la mise à l’eau au début de mai.
Le Class 40 de Luc Forcier est un prototype à bouchain dessiné par l’architecte Réjean Desgagnés. Il date de 2007. Il est entièrement fait de cèdre de la Gaspésie. Pour la saison 2011, le voilier sera pourvu d’un mât en aluminium.
En entrevue sur le sujet, le skipper Éric Tabardel, seul marin au Québec à être parvenu à construire entièrement et à naviguer sur un Class 40 s’est réjoui de ce qui arrive à Luc Forcier. « Quoi qu’il puisse se passer, cela est bon pour la voile au Québec. Cela pourrait aussi donner un élan à la classe. D’autres personnes seront peut-être tentées d’embarquer. Mais surtout, ce qui me plaît, c’est que cela fait en sorte que je ne serai plus seul. Nous pourrons créer l’évènement en étant deux».
De son côté, l’initiateur du projet Luc Forcier est évidemment ravi de la présence de Gabriel Filippi et Luc Poirier. « Cela me permet de relancer ce projet qui me tient tant à cœur. J’y ai tellement mis d’énergie que je ne me suis jamais résigné à mettre fin à ce rêve. Et là, la situation s’est complètement retournée. Les choses s’enlignent pour se concrétiser en 2012 avec deux gars qui ont le désir d’apprendre, qui disposent d’une excellente condition physique et qui vont m’aider à mener le projet à terme. Je pense que je ne pouvais rêver de mieux » conclut Luc Forcier.
Demeurez à l’affût, car Voile en Ligne vous informera de l’endroit, l’heure et la date de mise à l’eau du voilier de Luc Forcier au mois de mai.

Crédit photo: Groupama
Le suspens aura duré des jours et des jours. À certains moments, on aurait cru qu’ils n’y arriveraient jamais, tellement la météo était récalcitrante. Et pourtant, ils l’ont fait. Franck Cammas et son équipe ont mis 48 jours 7 heures 44 minutes et 52 secondes pour faire le tour du monde. Ils ont remis le pied à terre le 20 mars 2010 dans une quasi-indifférence difficile à expliquer.
Pourtant le défi est à la hauteur des hommes qui sont parvenus à graver leur nom sur le Trophée Jules Verne. En dix-sept ans, il y aura eu vingt tentatives pour battre ce record et six seulement se traduiront par des succès : Bruno Peyron en 1993, Peter Blake et Robin Knox-Johnston en 1994, Olivier de Kersauson en 1997, Bruno Peyron en 2002, Olivier de Kersauson en 2004 et à nouveau Bruno Peyron en 2005. Finalement il y aura Franck Cammas sur Groupama 3 en 2010. Au surcroît, Franck Cammas devient le premier navigateur à abaisser ce record sous la barre des 50 jours.
On ne se rendra compte de l’extraordinaire valeur de ce record qu’à la longueur du temps qu’il tiendra. Et parions qu’il tiendra encore un sacré bout… Mais bon sang quand réaliserons-nous que Franck Cammas est un skipper hors de l’ordinaire? Ce gars-là a tout gagné!
• Vainqueur de la Solitaire du Figaro en 1997
• Vainqueur de La Transat Jacques Vabre en 2001, 2003 et 2007
• Vainqueur de la Transat Québec-Saint-Malo en 2000
• Vainqueur de tous les grands prix ORMA 2005 et 2006
• 6 titres de Champion du Monde ORMA (2000, 2001, 2003, 2004, 2006 et 2007)
• 2 titres de Champion du monde Fico-Lacoste des skippers (2000 et 2004)
• 1 titre de Champion du monde Multi-Cup (2006)
• Vainqueur du Trophée Clairefontaine (2000, 2006 et 2009)
• Vainqueur du Spi Ouest-France 2007 en open 7.50
• Vainqueur du Bol d’or (Voile-Léman) 2008
• Vice Champion du monde de F18 2008
• Conquête du Trophée Jules Verne. 2010
• Vainqueur de la Route du Rhum (Ultime) 2010
Avec un tel palmarès, et surtout avec ce que Franck Cammas a accompli en 2010, comment expliquer que la Fédération française de voile ait pu manquer la marche à ce point en ne le nommant pas marin de l’année 2010 ? L’explication du problème réside peut-être dans la façon dont on prend en compte les classements. D’ailleurs l’ISAF comme la plupart des fédérations de voile mélange les pommes et les oranges en mettant côte à côte les « day sailors » et des coureurs océaniques.
Or, sans rien enlever à des athlètes comme Antoine Albeau qui a réalisé de fabuleuses performances sportives, on se doit d’admettre qu’il y a une sacrée différence entre la gestion du stress et de l’épuisement dans une compétition qui se déroule 24 heures sur 24 durant plusieurs jours et d’autre part, faire des courses triangles ou des épreuves de match-racing. Si l’un n’a rien à enlever à l’autre, il reste que les deux disciplines sont complètement différentes. Et il faudra tôt ou tard le réaliser. Car quand un gars gagne le Trophée Jules Verne et la Route du Rhum dans la même année sans avoir la reconnaissance qu’il mérite, on se demande bien ce qu’il aurait dû faire de plus. Marcher sur les eaux peut-être ?
La Route du Rhum aura été l’évènement phare de la saison de voile 2010. Encore une fois, Franck Cammas aura prouvé de manière percutante son extraordinaire talent de marin en l’emportant avec panache. Telle une pieuvre, il a manœuvré seul sur Groupama 3, un engin demandant une force et une condition physique au top. On avait même installé un vélo pour permettre d’accélérer certains changements de voile. Il faut le faire !
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En IMOCA, l’année a été caractérisée par plusieurs mises à l’eau de nouvelles unités, dont le nouveau Foncia ainsi que Virbac-Paprec 3. On retiendra que les nouveaux bateaux n’ont pas cassé grand-chose lors de la Route du Rhum. Un manque d’optimisation aura laissé la place aux coursiers plus âgés et contribué à la décisive et spectaculaire victoire de Roland Jourdain lors de la Route du Rhum. Il s’agissait du deuxième titre consécutif de Bilou sur cette épreuve. Le sympathique et coloré skipper de Veolia Environnement avait pris place à bord de l’ancien BT sauvé in extremis du naufrage lors de la dernière édition de la Transat Jacques Vabre. Refait, maximisé, et parfaitement préparé, le plan Farr a offert une excellente performance.
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Chez les Multis 50’, L’année fut loin d’être facile pour les équipes de pointe. Presque toutes ont dû faire face à des avaries majeures ou des chantiers interminables comme celui qui a causé d’énormes maux de tête à l’écurie Prince de Bretagne. Fort heureusement, la victoire-surprise de Lionel Lemonchois aura été un baume sur les souffrances de l’équipe. Elle aura confondu les sceptiques, mais surtout prouvé qu’il peut être utile de ne jamais renoncer.
Rappelons qu’en dépit d’un retard considérable, Lionel Lemonchois a réussi à revenir et remporter la course à la faveur d’avaries majeures subit par les deux leaders soit Crêpes Whaou de Franck-Yves Escoffier et Actual d’Yves LeBlevec. Comme quoi, on ne sait jamais ce qui peut arriver aux leaders.
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La classe 40 a poursuivi son expansion en 2010. Plusieurs autres unités ont été mises à l’eau et d’autres sont en chantier. La class 40 gagnent en popularité et est en voie de devenir la catégorie reine de la course au large, un peu comme le fût la class de 500 cc en moto. Le contrôle des coûts et des règles de jauge strictes favorise l’émergence de nouveaux joueurs qui ne se font pas prier pour démontrer tout leur talent, et ce, qu’ils soient professionnels ou amateurs. Ce fut le cas lors de la Route du Rhum qui a couronné Thomas Ruyant, un jeune homme d’à peine 30 ans qui a aussi gagné la dernière Mini-Transat et qui est en passe de devenir une référence en course au large. On a aussi vu l’architecte Sam Manuard qui à sa première grande course y est allé d’une très belle performance tout comme l’Allemand Jorg Riechers.
L’année 2010 se termine avec les victoires de Wild Oats XI (en temps réel) et Secret Mens Business 3.5 (au compensé) dans la Sydney-Hobart Yacht Race. Puis il y a bien sûr le départ tant attendu de la Barcelona World Race la dernière journée de l’année, un tour du monde en double sur des coursiers de classe IMOCA. Nous reviendrons là-dessus dans les heures qui viennent.
En attendant, nous sommes est fier de vous annoncer que le marin de l’année 2010 selon Voile en Ligne est Franck Cammas et l’équipe Groupama. Félicitations !