
La Portimao Global Ocean race offre encore et toujours des scénarios d’Hollywood. Parti d’Ilhabela au Brésil pour rejoindre la ville de Charleston en Caroline, les Class 40 ainsi que le seul Open 40 en lice poursuivent leur bagarre au couteau là où ils l’avaient laissé.
A la sortie du Pot au noir, les Allemands occupaient toujours le haut du pavé mais leurs dauphins du Desafio Cabos de Hornos sont en filigrane seulement 70 milles derrière. Le Belge Michel Kleinjans caracole quant à lui avec les leaders n’accusant qu’une centaine de milles de retard sur les Allemands. Quant à Team Mowgli, Jeremy Salvesen et David Thomson ont choisi une option très Est après avoir subit quelques bris et être ensuite tombés dans une véritable chausse-trappe qui a englué le bateau anglais pendant des heures au point de se retrouver avec une déprimante dernière place à plus de… 400 milles du leader. Quand le pot au noir décide d’être noir…
La flotte longe présentement la latitude de la Guyane. Selon les fichiers météo, le vent devrait encore souffler pendant quelques heures mais diminuer en vélocité, ce qui devrait permettre un regroupement de la flotte. Ce brassage intermittent des cartes finira tôt ou tard par donner une bursite à Éole en plus des maux de tête qu’il cause aux coureurs.
Publié le 18/02/09 par Daniel Lévesque
Contre toute attente, ce sont les Chiliens du Desafio Cabos de Hornos qui ont finalement eu le dessus lors de l’interminable 3ième étape de la Portimao Global Ocean Race qui s’est déroulé entre Wellington en Nouvelle-Zélande et Ilhabela au Brésil.
Le suspense aura duré jusqu’à la toute fin alors qu’en début de semaine, les Allemands Boris Hermann et Félix Ohemm avaient repris la tête, ayant même creusé l’écart jusqu’à plus de 80 milles nautiques devant le Desafio, alors qu’il restait moins de 500 milles à faire avant l’arrivée. Mais c’était sans compter sur ce champ de mines météorologiques qui allait bouleverser la donne.
À l’origine de ce spectaculaire revirement de situation, une multitude de molles ayant littéralement scotché Beluga Racer alors que les Chiliens Felipe Cubillos et José Muñoz profitaient d’un microclimat beaucoup plus favorable étant décalé de près d’une cinquantaine de milles dans l’est. Ces derniers ont d’autant plus de mérite que leur moral était dans les talons il y a quelques jours. En se repositionnant dans l’est pour tenter d’éviter l’anticyclone qui barrait le chemin à la flotte, ils avaient vu les Allemands prendre la poudre d’escampette et creuser un écart des plus démoralisant.
Cette victoire chilienne remet en question la hiérarchie alors qu’il reste encore deux très importantes étapes à cette course. Les Chiliens semblent maintenant être en mesure de pousser un peu plus leur plan Verdier Ils font davantage corps avec leur bateau et c’est ce qui incidemment a fait en sorte qu’ils ont pu en tirer le meilleur partie lors de cette dernière étape.
Rien n’est donc joué dans cet historique tour du monde qui met en vedette des open et des class 40 des plus compétitifs offrant un excellent spectacle sportif, tel que cette classe de bateau commence à avoir l’habitude de nous donner.
La prochaine étape entre Ilhabela au Brésil et Charleston en Caroline du sud aux USA débute le 25 avril. Les paris sont ouverts.






