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À surveiller dès ce soir ! Deux énormes mâtins se disputant le même os. Primo, le maxi-trimaran Banque populaire V dans sa tentative d’établir un nouveau record pour la traversée en équipage de l’océan Atlantique d’ouest en Est. Le trimaran skippé par le français Pascal Bidégory et son équipe de dix hommes devrait prendre le départ en fin d’après-midi ou dans la soirée. La distance à parcourir est de 2859,5 milles nautiques entre le phare d’Ambrose au large de New-York et et la ligne d’arrivée entre Ouessant et le Cap Lizard au sud de l’Angleterre. La convoitée marque à battre pour cette tentative de record est de 4 jour 3 heures 57 minutes et 57 secondes. Elle est présentement détenue depuis 2008 par le maxi-trimaran Groupama III skippé par un autre français Franck Cammas.
Incidemment, Cammas et son équipe se trouvent eux aussi à New-York pour tenter d’améliorer leur propre marque sur ce parcours. Ils devraient prendre le départ à quelques minutes près de leurs rivaux de Banque Populaire. C’est donc un véritable choc de titans auquel nous assisterons dans les prochaines heures.
Du côté de Banque Pop, Bidegory et son équipe ont l’avantage d’une machine « légèrement » plus puissante que celle de Groupama. Mais, il y a un mais. Pourront-ils la pousser jusqu’à son maximum, et si oui, pendant combien de temps ? Il s’agit à toute fin pratique du véritable premier test pour ce géant des mers. Ses débuts furent ponctués par une avarie à un flotteur et un retour au port en raison de l’absence de fenêtre météo sur le record de la Route de la Découverte en février dernier. C’est donc un baptême du feu pour ce maxi-trimaran.
Le grand bleu a cependant un autre avantage, soit celui d’être opéré par quelques talents indiscutables du monde de la voile. Mise à part Bidegory, le suisse Yvan Ravussin a la réputation d’être un chef de quart des plus efficace. Trois excellents barreurs soit Emmanuel LeBorgne, Kevin Escoffier et Jean-Baptiste Levaillant sont aussi à bord. Le groupe compte également sur le navigateur embarqué Marcel Von Triest qui est l’une des plus grosses cervelles dans le domaine de la navigation et du routage.
De son côté, Franck Cammas compte sur les services de barreurs de très grande qualité. Il embarque le frère ennemi d’Yvan qui navigue chez Banque Pop, Stève Ravussin. Puis il y a Fred LePeutrec qui est un autre barreur expérimenté cumulant les milles nautiques par milliers annuellement. Le champion de la dernière route du rhum, Lionnel Lemonchois se passe quant à lui de présentation. Avec le spécialiste météo Sylvain Mondon, (à terre), et le navigateur Stan Honey, Lemonchois est l’un des fers de lance de cette équipe de choc.
Chose certaine, les quatre prochains jours seront des plus intéressants. Il faudra surveiller les temps pour voir si l’un ou l’autre de ces géants pourra abaisser la marque sous la barrière psychologique des quatre jours. C’est un rendez-vous historique.
Maxi Banque Populaire V
Architecte : Van Peteghem – Lauriot Prevost (VPLP). Pour le cabinet VPLP
Chantier : CDK Technologies
Type : Maxi trimaran océanique
Longueur de la coque centrale : 40 mètres
Longueur des flotteurs : 37 mètres
Largeur : 23 mètres
Déplacement : 23 tonnes
Tirant d’eau : 5,80 mètres
Tirant d’air : 47 mètres
80 tonnes de pression au pied du mât
Des winchs capables d’encaisser des tensions de plus de 14 tonnes
Foils courbes : 300 kilos
Grand voile : 450 m2
Gennaker : 610 m2
Solent : 270 m2
Parrain : Jacques Perrin – Acteur, producteur, réalisateur
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Groupama III

Spécifications techniques
Longueur / Largeur 31.50 m / 22.50 m
Poids (conditions Trophée Jules Verne) 18 tonnes
Tirant d’air 41 m
Longueur de la bôme 12 m
Tirant d’eau 5.70 m
Surface de voilure (voiles signées par Incidences)
Grand Voile 356 m2
Solent 201 m2
Gennaker 472 m2
Surface habitable (intérieur de la coque centrale) : 13 m2
Port d’attache Lorient
Mise à l’eau Juin 2006
Architectes et ingénieurs ayant participé à la construction
Cabinet Van Peteghem – Lauriot Prévost (VPLP)
en collaboration avec Martin Fisher, HDS, Mick Kermarec,
Guillaume Verdier, Bernard Pointet, Yann Roux
et le Team Groupama
Chantier de construction
Multiplast, pour la plate forme, la dérive et le safran de coque centrale
Lorima, pour le mât
AMCO, pour les safrans de flotteurs
Profil Composites, pour les foils
Montez à bord de Banque Populaire V avec Pascal Bidégory et son équipe en visitant notre page multimédia sous l’onglet Vidéo.
Publié le 19/02/09 par Daniel Lévesque
photo: site internet du Club de Voile Madelinôt
Mais ce qui frappe le plus, c’est le dynamisme qui anime ce club. En effet, en 2009, les activités du club de voile Madelinot sont un feu roulant, et ce, hiver comme été. Prenez par exemple. Par les temps qui courent, les membres du club s’adonnent à des activités et des courses de chars à voile.
Cette vigueur local est à l’origine d’un foisonnement riche d’idées suivant l’inspiration des membres du club. Des idées qui alimentent la passion de ces mordus de voile. Après tout, il faut bien nourrir ces Madelinots. Chez ces gens dont l’eau salée coule dans les veines, on ne parle pas de pain et de jeu mais bien plutôt de pêche puis de course au large. Le club de voile Madelinot organise donc cet été plusieurs courses.
1) Dès la fin juin, la saison démarre sur les chapeaux de roue avec un tour des îles rattachées, un parcours de plus de 100 milles nautiques durant près d’une trentaine d’heures.
Ces courses ne sont pas sanctionnées par des instances internationales. Ce sont des courses dites « amicales et grand public » Interviewé par téléphone un peu plus tôt ce matin, le directeur de course Gérard Boudreau confiait cependant que le comité de course a certaines exigences en matière de sécurité. «Ce sont des courses amicales et même familiales. Voilà pourquoi nous exigeons que l’équipement de survie soit à bord et que les règles de sécurité soient respectées,» de dire Monsieur Boudreau qui est également membre actif de la Garde-Côtière canadienne. Quant aux règles de course, on y utilise un système de handicap dit « PHRF » qui offre le calcul en temps compensé pour les embarcations de moindres tailles.
C’est donc un grand rendez-vous de course qu’offre l’archipel des Madelinôts et ce, tout au long de l’été. Un très beau rendez-vous à ne pas manquer pour les visiteurs. Pour tous les détails, ou celles et ceux qui désireraient prendre part à l’une des courses, vous trouverez le numéro de téléphone du directeur de course Monsieur Gérard Boudreau dans la liste des membres du site internet du Club de Voile Madelinôt en visitant l’adresse suivante :
www.clubdevoilemadelinot.com
Voile en Ligne souhaite à tous les Madelinôt une belle saison de voile ainsi que le meilleur des vents !
Samantha Davies a réalisé un exploit inimaginable, Personne parmi tous les experts, les preneurs aux livres ou les simples amateurs de prédictions de fond de taverne n’aurait imaginé pareil dénouement. Je dis bien : PERSONNE ! L’anglaise a fait une course magistrale. Elle a fait montre d’un talent extraordinaire. Elle fût une excellente gestionnaire de course. Elle a utilisé de manière intelligente, son bateau et ses ressources.
On attendait Mike Golding, Alex Thompson ou même l’autre, Brian… Mais C’est Sam et son magnifique sourire qui rehausseront la beauté du podium de ce 6ième Vendée-Globe si Marc Guillemot ne la souffle pas à la quatrième place, ce qui serait quand même plus que respectable.
Sam Davies réalise un temps de 95 jours 04 heures 39 minutes et 01 seconde. Elle a parcouru les 27 470 milles nautiques à la vitesse moyenne de 12,02 nœuds. Elle fût l’une des rares solitaire à se payer le luxe de d’un compteur à plus de 400 milles par jour (412 milles) avec ce mythique bateau, deux fois gagnant du Vendée-Globe, en 2000 et 2004.
Mais ce que nous retiendrons n’est pas tant cette performance éblouissante. L’histoire gardera plutôt le panache avec lequel ce tour du monde a été réalisé. Samantha Davies ne s’est jamais plainte. Elle gardé le sourire. Elle était toujours de bonne humeur. Elle a étalé le flegme typique des anglais dans l’adversité, les contrariétés et les jours de tristesse qui, inévitablement, parsèment sporadiquement ces trois mois de course. Si Michel Desjoyaux a pris la place que Vincent Rioux occupait en 2004, Sam Davies a pris celle de Jean Lecam. Elle est devenue la reine incontestable d’un esprit sportif recherché par les sponsors et la coqueluche du public de qui, elle a d’ailleurs conquit le cœur.
Où l’océan mènera-t-elle Samantha Davies dans les mois à venir ? Nul ne le sait. Mais une chose est assurée. La jeune et talentueuse anglaise est une excellente ambassadrice de son sport et il serait étonnant qu’aucun sponsor ne lui donne la chance de rééditer son exploit. Pas de doute, elle qui est incontestablement l’une des meilleures vendeuses de tous le sport professionnelle, et ce, tout sexes confondus.
Mais au fait ! Avez-vous remarquez ? Chaque fois qu’une anglaise se pointe le nez au Vendée-Globe, elle performe toujours bien au point de finir parmi les meilleurs. Et comme beaucoup de gens s’entendent pour dire que la perle manquante de ce 6ième Vendée-Globe était Ellen Mac’Arthur, que nous réserve alors le prochain départ ? Après deux podium, est-il permit de penser que… jamais deux sans trois… ? Mais la petite anglaise pourrait avoir une redoutable dauphine en la personne de Samantha Davies.
Vous remarquerez que je ne fais aucune prédiction… !
Voile en ligne tient à féliciter Samantha Davies pour sa remarquable performance.







